frank sinatra/the moon was yellow/deux versions sublimes de 1962 -fin de la période capitol, début des années reprise (japon, angleterre)
mercredi 3 février 2010
mardi 2 février 2010
pleurer dans le noir/penser dans le noir
pas de hors-champ chez charles laughton comme l'ont écrit les imbéciles: tout est dans le champ, dans le plan, suffit de regarder, de penser, de rêver
night of the hunter (lilian gish/robert mitchum)/charles laughton & james agee
pleurer en plein jour, à la télévision (jean richard/maigret/ 1977)
réalisation: jean kerchbron
night of the hunter (lilian gish/robert mitchum)/charles laughton & james agee
pleurer en plein jour, à la télévision (jean richard/maigret/ 1977)
réalisation: jean kerchbron
un style de chanteur méconnu: crooner country
bing crosby l'a inventé, dean martin l'a porté à la perfection
gentle on my mind (his best sentimental country song)/ please compare with dean martin & bing crosby's great duo, just opposite, left column
bing crosby sings harold arlen and ira gershwin's romantic song, the search is through to the beautiful grace kelly ( (the country girl, 1954)/please compare with bing crosby's fabulous early cowboy performance, just opposite, left column
.... .... sinatra, c'est autre chose ... ce n'est pas exactement un crooner, il est plus qu'un crooner, moins qu'un crooner, un trombone chantant qui aurait la légèreté détachée d'un ange .... sinatra? disons que c'est dieu
gentle on my mind (his best sentimental country song)/ please compare with dean martin & bing crosby's great duo, just opposite, left column
bing crosby sings harold arlen and ira gershwin's romantic song, the search is through to the beautiful grace kelly ( (the country girl, 1954)/please compare with bing crosby's fabulous early cowboy performance, just opposite, left column
.... .... sinatra, c'est autre chose ... ce n'est pas exactement un crooner, il est plus qu'un crooner, moins qu'un crooner, un trombone chantant qui aurait la légèreté détachée d'un ange .... sinatra? disons que c'est dieu
DYLAN, MARS 2010 (suite)
bob dylan/watching the river flow (tokyo)
une version fabuleuse de don't think twice, it's alright
tokyo, 2010
dylan à nagoya/japon, vendredi 19 mars 2010
things have changed (osaka, 11/03/10)/et autres vidéos volées: à 7O ans dylan chantera comme un dieu
bob dylan/things have changed ... listen well ... enjoy
tryin' to get to heaven/senor/man in the long black coat (bob dylan/osaka/dimanche 14 mars 2010)
bob dylan chante leopard skin pill box hat et rainy day women n°2010 à nagoya (19/03/2010)
une version fabuleuse de don't think twice, it's alright
tokyo, 2010
dylan à nagoya/japon, vendredi 19 mars 2010
things have changed (osaka, 11/03/10)/et autres vidéos volées: à 7O ans dylan chantera comme un dieu
bob dylan/things have changed ... listen well ... enjoy
tryin' to get to heaven/senor/man in the long black coat (bob dylan/osaka/dimanche 14 mars 2010)
bob dylan chante leopard skin pill box hat et rainy day women n°2010 à nagoya (19/03/2010)
AUTRES DYLAN (tokyo, osaka, séoul ....)
forever young/bob dylan à tokyo, lundi 29 mars 2010 (septième concert)
BOB DYLAN A TOKYO (SIXIEME CONCERT, DIMANCHE 28 MARS 2010): ballad of a thin man
BOB DYLAN: lay lady lay/LOVE MINUS ZERO (NO LIMIT) (dimanche 28 mars 2010), TOKYO)
po' boy, 1ère version, 2010/po boy, version lente (tokyo, cinquième concert)
bon dylan/i feel a change coming on (cinquième concert de tokyo)
slowest dramatic version of "forgetful heart "... /masters of war (tokyo 2010, 2ème concert)
bob dylan: memphis blues again (tokyo 2)/memphis blues again (tokyo 3)/it ain't me babe (tokyo 3))
bob dylan/girl from the north country, nagoya, first show
bob dylan/girl from the north country, nagoya, first show
every grain of sand/+ real new strange version of "the lonesome death of hattie carroll"
bob dylan's ballad of a thin man (tokyo, march 2010)
BOB DYLAN A TOKYO (SIXIEME CONCERT, DIMANCHE 28 MARS 2010): ballad of a thin man
BOB DYLAN: lay lady lay/LOVE MINUS ZERO (NO LIMIT) (dimanche 28 mars 2010), TOKYO)
po' boy, 1ère version, 2010/po boy, version lente (tokyo, cinquième concert)
bon dylan/i feel a change coming on (cinquième concert de tokyo)
slowest dramatic version of "forgetful heart "... /masters of war (tokyo 2010, 2ème concert)
bob dylan: memphis blues again (tokyo 2)/memphis blues again (tokyo 3)/it ain't me babe (tokyo 3))
bob dylan/girl from the north country, nagoya, first show
bob dylan/girl from the north country, nagoya, first show
every grain of sand/+ real new strange version of "the lonesome death of hattie carroll"
bob dylan's ballad of a thin man (tokyo, march 2010)
DEAN MARTIN, BING CROSBY, JIMMY DURANTE, ETC ....
jimmy durante/dean martin: young at heart/bob dylan (it's all over now baby blue, 29/03/2010))
dean martin as the ultimate country singing star (rio bravo, hawks, 1958)
maître et disciple, crooner et crooner/bing crosby & dean martin
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bing crosby, the first country crooner sings his most famous cowboy song
dean martin as the ultimate country singing star (rio bravo, hawks, 1958)
maître et disciple, crooner et crooner/bing crosby & dean martin
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bing crosby, the first country crooner sings his most famous cowboy song
bob dylan/knockin' on heaven's door (sheryl crow:accordéon, vocals, 1997)
bob dylan/young but daily growing (bleecher apartment tapes, 1962)
BOB DYLAN/LAY, LADY LAY/I'LL BE YOUR BABY TONIGHT/(SEOUL, 31 MARS 2010)
ET MEMPHIS BLUES AGAIN/LEVEE'S GONNA BREAK (SEOUL, 31/03/2010)
don't think twice, it's alright .... a lovely new version
sur suggestion de tim ("drôle, la ligne mélodique... ... on pense aux stones!!")/the rolling stones/i'm alright (bo diddley)
this bootleg version of billy/from pat garrett and billy the kid to salute ZANZIBAR QUARTERLY
BOB & BONNIE
Si vous me lisez depuis longtemps, vous savez que j’adore me répéter. Ressasser, radoter, ça fait partie du crédo d’un ex-cinéphile qui n’a pas su guérir de son amour du cinéma, un ex-cinéphile qui n’a jamais que deux ou trois idées, pas plus, mais qui ne les lâche pas, comme un chien ne lâche jamais son maître. Plutôt se laisser enterrer avec lui que l’abandonner. En relisant sept ou huit chroniques écrites entre 2002 et 2007, sur Dylan dans Pat Garrett & Billy le Kid (reproduites dans le premier numéro d’une belle revue, Zanzibar QUATERLY & co), je me disais une fois de plus: tu radotes, Skorecki, mais tu es le seul à le faire si bien.
Si vous me lisez depuis longtemps, vous savez que j’adore me répéter. Ressasser, radoter, ça fait partie du crédo d’un ex-cinéphile qui n’a pas su guérir de son amour du cinéma, un ex-cinéphile qui n’a jamais que deux ou trois idées, pas plus, mais qui ne les lâche pas, comme un chien ne lâche jamais son maître. Plutôt se laisser enterrer avec lui que l’abandonner. En relisant sept ou huit chroniques écrites entre 2002 et 2007, sur Dylan dans Pat Garrett & Billy le Kid (reproduites dans le premier numéro d’une belle revue, Zanzibar QUATERLY & co), je me disais une fois de plus: tu radotes, Skorecki, mais tu es le seul à le faire si bien.
Voici la première de ces chroniques aléatoires:
PAT GARRETT & BILLY LE KID (Libération, 2002)
Au début des années 60, quand il zonait dans le village avec Pierre Cottrel, Dylan n'imaginait ce qu'il allait devenir : la mémoire ambulante de la musique populaire américaine, un crooner tardif, et même un acteur à succès. Le moins étonnant, dans sa métamorphose, c'est la greilmarcusation de son image, sa transformation en roi roots de l'Amérique blanche. Depuis Love and Theft, on sait que Dylan le vrai Dylan, se trouve plutôt du côté des black minstrels. Du coté de la peur, mêlée de fascination, des petits blancs pour les noirs. Il doit y avoir travestissement (du corps et de la musique) pour que ça passe. A travers Emmett Miller, le dernier black minstrel, Dylan rend enfin hommage aux branleurs prérock qui posent en nègres, et aux chanteurs de bordel transformés en preachers(Georgia Tom/Thomas A.Dorsey).
Si Pat Garrett et Billy le Kid est le moins mauvais Peckinpah, c'est à Dylan qu'il le doit. A sa musique mélancolique en forme d'aubades mexicaines, mais aussi à son apparition dans le film. Il ne joue pas, il est là. Se contenter d'être là, c'est bon pour les grands acteurs (Mitchum) ou pour les légendes. Dylan tisse en direct la toile d'invraisemblance qui supporte sa maladresse extrême, sa maigreur. Il n'a rien à faire, juste être là, au milieu de la rue, au milieu du film, comme un rappel de ce qu'il est. Il est quoi, au fait, Dylan? Avant de devenir crooner-acteur, on a longtemps cru qu'au mieux, ce nasillard nerveux vendrait des chansons aux autres. Fred Neil, l'ami des virées junky, n'arrêtait pas de lui dire: « T'es pas un chanteur, toi. » S'il avait su, pauvre Neil, que c'était la version Nillsson de sa belle chanson, Everybody's Talkin'About you qui allait triompher, et pas la sienne, il aurait fermé sa gueule. Et Pat Garrett? Et Peckinpah? Seule la fragilité évanescente de Dylan, aux côtés d'un crooner country moins convaincant, Kris Kristofferson, donne quelques inconsistances au film. Ressortir d'urgence Renaldo and Clara. Version longue ou courte, le film est une merveille d'étrangeté symboliste.
L'Amérique rigole quand on lui dit que Paul Newman et Bob Dylan sont ses plus grands cinéastes. L'Amérique rigole toujours quand il ne faut pas.
Sinon, les concerts japonais et coréens de Dylan sont sublimes (plus de 50 chansons, d’une beauté lourde et évanescente à la fois, sont en écoute au 2/02/2010 sur mon blog). Presque aussi beau, le dernier CD du mutant Bonnie Prince Billy : harmonies îvres, dissonances prédylaniennes, perfection malade. Ca s’appelle The Wonder Show of the World. Ne ratez pas ça.
PAT GARRETT & BILLY LE KID (Libération, 2002)
Au début des années 60, quand il zonait dans le village avec Pierre Cottrel, Dylan n'imaginait ce qu'il allait devenir : la mémoire ambulante de la musique populaire américaine, un crooner tardif, et même un acteur à succès. Le moins étonnant, dans sa métamorphose, c'est la greilmarcusation de son image, sa transformation en roi roots de l'Amérique blanche. Depuis Love and Theft, on sait que Dylan le vrai Dylan, se trouve plutôt du côté des black minstrels. Du coté de la peur, mêlée de fascination, des petits blancs pour les noirs. Il doit y avoir travestissement (du corps et de la musique) pour que ça passe. A travers Emmett Miller, le dernier black minstrel, Dylan rend enfin hommage aux branleurs prérock qui posent en nègres, et aux chanteurs de bordel transformés en preachers(Georgia Tom/Thomas A.Dorsey).
Si Pat Garrett et Billy le Kid est le moins mauvais Peckinpah, c'est à Dylan qu'il le doit. A sa musique mélancolique en forme d'aubades mexicaines, mais aussi à son apparition dans le film. Il ne joue pas, il est là. Se contenter d'être là, c'est bon pour les grands acteurs (Mitchum) ou pour les légendes. Dylan tisse en direct la toile d'invraisemblance qui supporte sa maladresse extrême, sa maigreur. Il n'a rien à faire, juste être là, au milieu de la rue, au milieu du film, comme un rappel de ce qu'il est. Il est quoi, au fait, Dylan? Avant de devenir crooner-acteur, on a longtemps cru qu'au mieux, ce nasillard nerveux vendrait des chansons aux autres. Fred Neil, l'ami des virées junky, n'arrêtait pas de lui dire: « T'es pas un chanteur, toi. » S'il avait su, pauvre Neil, que c'était la version Nillsson de sa belle chanson, Everybody's Talkin'About you qui allait triompher, et pas la sienne, il aurait fermé sa gueule. Et Pat Garrett? Et Peckinpah? Seule la fragilité évanescente de Dylan, aux côtés d'un crooner country moins convaincant, Kris Kristofferson, donne quelques inconsistances au film. Ressortir d'urgence Renaldo and Clara. Version longue ou courte, le film est une merveille d'étrangeté symboliste.
L'Amérique rigole quand on lui dit que Paul Newman et Bob Dylan sont ses plus grands cinéastes. L'Amérique rigole toujours quand il ne faut pas.
Sinon, les concerts japonais et coréens de Dylan sont sublimes (plus de 50 chansons, d’une beauté lourde et évanescente à la fois, sont en écoute au 2/02/2010 sur mon blog). Presque aussi beau, le dernier CD du mutant Bonnie Prince Billy : harmonies îvres, dissonances prédylaniennes, perfection malade. Ca s’appelle The Wonder Show of the World. Ne ratez pas ça.
(à paraître dans ROLLING STONE)
sylvia syms, l'une des deux ou trois chanteuses favorites de sinatra, chante "guess i'll hang my tears off to dry " (1983)
musique: jule styne/paroles: sammy cahn (c'est aussi l'une de mes chanteuses préférées, l'une des dernières TORCH SINGERS ....)
dans la colonne de gauche, les autres chansons les plus étrangement belles de la nouvelle tournée de dylan (osaka, japon, 11, 12, 13 mars 2010)
like a rolling stone (version longue)
i'll be your baby tonight (providence, 1997)
bob dylan/jolene/like a rolling stone (version courte très incisive, très belle)/i don't believe you (she acts like we never have met)/the ballad of hollis brown
his voice is gone, some say donald duck could sing better than he does, but i believe the spirit is back .... he seems to sing better and better
bob dylan/ cinquième concert à osaka
forgetful heart/most likely you go your way (and i'll go mine)/under the red sky/osaka (15 mars 2010)
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