samedi 7 janvier 2012

out of this world (september song)


walter huston's original 1938 version of september song (with victor young's orchestra)

this is the longer version of september song .... singer is actor walter huston (john's older brother), who was somewhat limited in range but for whom composer kurt weill and lyricist maxwell anderson wrote this specially ... the song originally appeared in the broadway show knickerbocker holiday in 1938 .... the song was recorded in 1938 and 1944 ... this is apparently the 1944 version ... ...nobody puts the same longing and melancholy into it as walter huston ... except maybe old jimmy durante ...

jimmy durante, who tought what soul music was to ... young frank sinatra ...

frank sinatra's earliest radio version (1946)/sarah vaughan, with clifford brown on trumpet

johnny hartman's classic version .... and old pot smoking rebel countryman willie nelson

... et la vf sublime de jean sablon (merci philippe) ...
écouter dans les commentaires d'autres versions très belles: robert wyatt (avec pascal comelade), june christy, ella fitzgerald (version impeccable, avec paul smith au piano), et enfin celle de madame kurt weil elle-même ... lotte lenya ...

out of vaudeville (best of beverly)


les cinq premières chansons, absolument sublimes de légèreté et de précision, de born to be blue (1959), le plus bel album de beverly kenney, suicidée à 28 ans en 1960 ... ...

ball and chain, version primitive de sweet lorraine (beverly kenney avec johnny smith, 1956)/comparer avec la voix enrouée, presque masculine, de jeri southern (même époque, même accompagnement minimal du grand johnny smith à la guitare)

back to vaudeville (emmett miller on film)


around 0.42, on the right of the screen, facing another blackface, ches davis, you'll see and hear the only time emmett miller did his famous yodel (or falsetto) on film ... no one had the idea of asking him to sing ... this hollywood vaudeville effort (yes sir, mr bones, 1951), came out at a time black minstrels were nearly a thing of the past ... emmett miller died in 1962, at the age of 62, in the very place where he was born, macon georgia ...
emmett miller and ches davis doing their blackface comic routine ... still no singing ...

mardi 27 décembre 2011

back to vaudeville (chaplin as a woman)

charlie chaplin se déguise en femme dans l'un de ses mélos de vaudeville ... élans inattendus du transgenre primitif ... .. ... surgissement incongru du music hall, à même l'écran ... .... ces corps de fantaisistes, devenus jeunes premiers le temps d'un film ... .... c'est ce que j'appellle le vaudeville ... mélange impur de genres et de gens qui n'étaient pas faits pour se rencontrer ... ...

back to vaudeville (keaton as blackface)


le jeune buster keaton se serait-il transformé en black minstrel muet?

lundi 26 décembre 2011

out of vaudeville (frank sinatra's violets)

violets for your furs (from capitol lp songs for young lovers, 1954, with nelson riddle)
billie holiday's version /coming soon: a young beverly kenney's extremely rare version

le vaudeville est-il français?


dernière séance (pascal cervo/laurent achard, 2011), peut-être l'apparition d'une forme nouvelle et radicale de vaudeville

le vaudeville désigne à l'origine
une forme de chanson française (une "voix de ville"), qui apparaît vers 1500, est admiré par boileau deux siècles plus tard (d’un trait de ce poème en bons mots si fertile/le français, né malin, forma le vaudeville/agréable indiscret, qui, conduit par le chant/passe de bouche en bouche et s’accroît en marchant), et trouve la gloire boulevardière avec feydeau à la fin du 19ème siècle ...
... mais ce qui m'intéresse surtout , c'est le vaudeville américain, une extension débridée de music hall, qui commence à se répandre vers 1880, et qui comprend des numéros de burlesque, des tentatives de travestissements comiques, sexuels, ou raciaux (spectacles de blancs imitant des noirs, sous forme de blackface ou black minstrels), des string bands ... ... ...

emmett miller/version originale de lovesick blues (1929), reprise par hank williams ..
i am the devil/mississippi sheiks, le plus grand string band, 1930 (dessins de crumb)

... on y trouve aussi du jazz
new orleans, de la danse du ventre (souvent obscène), du western swing, des valses d'immigrants tchèques ou cajun, du hillbilly et de la country primitive, avec yodels, du cirque rudimentaire, des exhibitions d'animaux, des chansons provocantes, , des monstres de foire, des medicine shows (ventes d'élixir miracle par de faux docteurs), des chansons en yiddish, des numéros de cabaret ... .... .... ...
l'utilisation du mot français vaudeville donnait à ces exhibitions itinérantes un faux air de sophistication, un côté un peu "progressiste" .... certains préféraient pourtant nommer ces spectacles "variety, pour éviter un côté "sissy" (pédé mondain)... c'est pourquoi le vaudeville a été désigné sous l'appellation de "variety" jusque dans les années 1920/1930 .... .... le genre a évidemment vite gagné hollywood et l'art d'usine du cinéma parlant, comique, chanté, dansé ... ... le vaudeville s'est naturellement éteint avec la télévision à la fin des années cinquante, tout en continuant d'imprégner tout le show biz américain ...

back to vaudeville (white minstrel with white mask)


when i paint my masterpiece/bob dylan and bob neuwirth in renaldo and clara's opening sequence (1975)/best white minstrel ever ...

PS. j'ai trouvé sur internet cet extrait d'un livre à paraître chez capricci en mars (titre provisoire: d'où viens tu, dylan?)

Tu te rappelles de Robbie Robertson, l'ancien leader du Band ?
Oui. Sa bande-son pour Raging Bull, c'était vraiment pas mal. Scorsese et lui se défonçaient à revoir des vieux films, à écouter des vieux disques, à se payer de la dope et des très jeunes filles.
Tu crois q
u'il sera conseiller musical sur le Dylan de Scorsese ?
Encore Dylan, tu exagères.
N'empêche, le plus beau moment de Last Waltz, c'est quand Dylan se pointe. A côté de Neil Young ou Joni Mitchell, il est royal. Il donne un peu d'âme à ces adieux d'un groupe pas très gai.
Pas très gai, le Band ? Mais c'est la musique de l'Amérique.
Tu veux rire ? Même l'accordéon de Garth Hudson est triste. Le Band, c'est à peine mieux que Bruel quand il revisite Bruant.
(à suivre)

slim harpo's ghosts live on in baton rouge


love me mama/i'm a rolling stone /the strangest feeling (1957)/lightnin' slim, le maître de slim harpo, né en 1913

grown so ugly/robert pete williams (covered by captain beefheart, then by black keys), born in zachary, louisiana, on march mars 1914 ....

silas hogan's 45 pm on excello/one of baton rouge's best successor to slim harpo


clarence edwards, another one of baton rouge's best successor to slim harpo

retour au vaudeville (laurel et hardy 1928)




laurel et hardy (leo mc carey, 1928) ... ...
surgissement incongru du 19ème siècle, le siècle du cinéma en train de s'inventer en direct, sur l'écran ... ... art du music hall, français, anglais, américain, qui se survit fabuleusement à lui même ... .... tous ces corps de fantaisistes devenus jeunes premiers le temps d'un film (jean richard dans les maigret, c'est cette tradition, c'est exactement ça) ... .... ce que j'appellle par ailleurs le vaudeville, mélange impur de genres et de gens qui n'étaient pas faits pour se rencontrer ... ...
voici la version longue de we faw down (leo mc carey, 1928), avec scènes inédites, qui fut programmé en version courte par arte le 26 décembre 2011 ... déguisé en film parlant, avec rires postsynchronisés ....

retour au vaudeville (leo mccarey 1932)


kid from spain, scène d'ouverture chorégraphiée et mise en scène par busby berkeley .../kid from spain .... in the moonlight par la star dui film, eddie cantor ...

out of this world (frank sinatra 1961/62)


you're nobody till somebody loves you (sydney, 1961/london, 1962)

earliest vaudeville (alice 1903, 1924)

out of vaudeville (beverly kenney, suite)

the more i see you et mazy doats, deux chansons minimales tirées d'un album rare qu'on ne trouve qu'en vinyle, beverly kenney sings with jimmy jones and the basie-ites

back to vaudeville (sylvia scarlett, 1935)


sylvia scarlett'
s young girl (katherine hepburn) posing as a strange queer "david bowie looking" man, with cary grant as vaudeville villain ... (george cukor directs)

retour au vaudeville/origines

minstrel's ghosts and crooner's dreams


ghost of st louis blues/emmett miller, 1929/very faithful 2001 vaudeville version by leon redbone (plus a second song, gene austin's my blue heaven)

gene austin's light vaudeville jazz/after you've gone/sweet sue (1934)

back to vaudeville/dylan's catskill serenade and yiddish cow boys








rose of the rancho (1935)/willie howard, cowboy à l'accent yiddish/catskill serenade/bob dylan et david bromberg, en souvenir de ces catskills fréquentés par les juifs en vacances

back to vaudeville (blind willie mc tell 1930/1949)/bob dylan (1993/2000)




delia, l'une des plus belles chansons du vaudevillien aveugle blind willie mctell/et l'une des ballades les plus poignantes de bob dylan

retour au vaudeville (mamoulian 1932)



love me tonight/avec maurice chevalier et jeanette mc donald (rouben mamoulian, 1932) ... admirez paris reconstruit en vaudeville studio à hollywood ...

" invraisemblable ou pas, crois-moi, c'est la vérité -et il n'y en a pas deux ..."