lundi 21 janvier 2008
hey louis, look at me, i'm not there, but i remember renaldo and clara, as far back as ... 1956.
1. bob dylan/renaldo and clara, part 20
it ain't me babe + apparition de la femme en blanc ...
if you want to go there (and see the whole RENALDO AND CLARA), go to
http://www.youtube.com/view_play_list?p=20FAA92D7E0D7344
2. HUCK's TUNE (merci pierrino)
vendredi 21 décembre 2007
hey louis, don't you remember douglas sirk, rainer werner fassbinder ... and "cinema"?
WORLD ON A WIRE also known as LIKE A BIRD ON A WIRE (comme l'oiseau sur le fil), r w fassbinder, tv film, 1975.
of course i remember sirk and fassbinder,
and i'm ever so happy CARLOTTA is releasing their films on dvd.
fassbinder?
oui.
what about godard?
no.
cassavettes?
no.
why?
don't you see fassbinder is the LAST ONE who said things, sad things, happy things, violins and all, and AT THE SAME TIME, still remembered what cinema was about.
hey louis, remember how you used to go to movies with eric?
NOW, you ONLY WATCH TV ...
YES, AND I LOVE IT.
why, oh why, do i listen to these supid cowboys????
EVERY WEEK, I'LL SELECT ANOTHER ONE
NEW, NEW, NEW
KEITH URBAN/STUPID BOY
here's another plouc singer from cowboy land (same as bobby dylan), and he sings with his angel's voice and a fabulous TECHNIQUE no one has in france.
if this is america, i'm an american ...
hey louis,do you remember how much i loved RACHEL, RACHEL? i even thought it was paul newman's BEST film ...
- hey, louis, tu te rappelles combien j'adorais RACHEL, RACHEL, je pensais même que PAUL NEWMAN était le meilleur cinéaste américain, mais le film a beaucoup vieilli, tu sais ...
- et LEOPARD MAN, eric, tu en penses quoi aujourd'hui?
- LEOPARD MAN aussi a vieilli, je trouve.
- et si c'était toi, crétin d'eric, qui avait vieilli, hein? comment peux-tu savoir, avec le peu d'intelligence du cinéma qui te reste, que tu n'avais pas raison LA PREMIERE FOIS? il y a trois ans (ou dix, ou trente ans)?
who told you, your first impression was not the right one?
COUNTRY MUSIC IS THE LAND I LIVE IN, THE LAND I DREAM IN (REX ALLEN/RODEO TWIST)
- et LEOPARD MAN, eric, tu en penses quoi aujourd'hui?
- LEOPARD MAN aussi a vieilli, je trouve.
- et si c'était toi, crétin d'eric, qui avait vieilli, hein? comment peux-tu savoir, avec le peu d'intelligence du cinéma qui te reste, que tu n'avais pas raison LA PREMIERE FOIS? il y a trois ans (ou dix, ou trente ans)?
who told you, your first impression was not the right one?
COUNTRY MUSIC IS THE LAND I LIVE IN, THE LAND I DREAM IN (REX ALLEN/RODEO TWIST)
vendredi 7 décembre 2007
hey louis, what is exactly the question?
(YOU TALK TO HER) SHE'S YOUR LOVER NOW
(BLONDE ON BLONDE, outtakes)
la plus belle chanson de dylan, et de loin, j'en suis de plus en plus sûr.
..........................
...............
comme le disait plus haut le jeune eric, avant qu'il ne devienne idiot et ne change d'avis, LA PEAU DOUCE est vraiment le seul bon truffaut (avec quelques moments éblouissants de léaud et de ses deux anglaises siamoises et jamesiennes), mais là n'est pas la question.
elle est où la question alors?
les films sont-ils fait pour se voir une ou plusieurs fois?
et si on les revoit, pourquoi se sent-on si souvent autorisé à les "réévaluer" (quel sale mot, soit dit en passant)?
j'ai tout appris du cinéma entre 1960 et 1966, quand il n'était pas encore légitime de s'y intéresser, et quand ce "cinéma" était si peu balisé qu'il était passionnant et AVENTUREUX de passionner pour lui ....
j'ai cru ensuite, avec la télé et les salles d'art et d'essai et les cinémathèques que la réévaluation était passionnante.
je n'y crois plus du tout.
c'est même l'une de mes seules CERTITUDES, l'une de mes seules idées.
que d'autres y croient aussi, ou comprennent cette idée ou pas, je m'en fous.
je suis juste triste de ne voir PERSONNE y réagir sur mon blog, mon non-blog si vous voulez.
comme je suis triste aussi de ne voir quasiment personne réagir aux deux versions de SEND IN THE CLOWNS par sinatra, aux versions sublimes de ONE FOR MY BABY, aux merveilles tardives de peggy lee, et aux clips que je bricole avec chino: carlos do carmo, dan penn, dick curless, emmett miller, butch cage ...
marre de ces non-réactions en chaîne, j'ai intallé un compteur qui me rassure: 70 visiteurs par jours, 40 nouveaux chaque jour, six minutes de moyenne par visiteur sur le site, trois japonais, dix américains, des portugais, des brésiliens..
je sais que la musique s'écoute, ce n'est pas fait pour les échanges d'idées, les commentaires, les théories ...
n'empêche, tout ça me donne le blues ...
jeudi 22 novembre 2007
hey louis, what is exactly pop music?
joy sorman a une jolie définition de la pop music: des paroles déprimantes sur une musique guillerette (ou qq chose comme ça ...)
hey louis, don't you think peggy lee gets better and better as she gets older, unlike frank sinatra?
avec la musique, mieux vaut fermer les yeux.
je n'ai pas pu me résoudre à mettre ces images déchirantes où peggy lee chante subliment bien .. assise ... informe ...presque morte ...la voix s'élève jusqu'au ciel, le corps reste désespérément transi, bouffi, affalé, paralysé.
passe encore pour les perruques, les perles, le maquillage, l'allure de momie grévin, mais la souffrance à vue d'oeil, non. (peggy lee n'est pas si vieille sur ces vieilles images, elle est née en 1920, elle est juste très malade).
je ne veux pas non plus voir shirley horn sur son fauteuil roulant, une jambe en moins, même si elle chante à la perfection.
THE FOLKS WHO LIVE ON THE HILL (jerome kern)1958
SOMEONE WHO CARES/1976
THE FOLKS WHO LIVE ON THE HILL, la dernière version (1985?)
je n'ai pas pu me résoudre à mettre ces images déchirantes où peggy lee chante subliment bien .. assise ... informe ...presque morte ...la voix s'élève jusqu'au ciel, le corps reste désespérément transi, bouffi, affalé, paralysé.
passe encore pour les perruques, les perles, le maquillage, l'allure de momie grévin, mais la souffrance à vue d'oeil, non. (peggy lee n'est pas si vieille sur ces vieilles images, elle est née en 1920, elle est juste très malade).
je ne veux pas non plus voir shirley horn sur son fauteuil roulant, une jambe en moins, même si elle chante à la perfection.
THE FOLKS WHO LIVE ON THE HILL (jerome kern)1958
SOMEONE WHO CARES/1976
THE FOLKS WHO LIVE ON THE HILL, la dernière version (1985?)
samedi 10 novembre 2007
hey louis, what's the difference between technique and poetry?
la chanson américaine est le pendant du cinéma hollywoodien, deux arts d'usine tous les deux sur le déclin, avec un même pouvoir de rêve et d'évocation, de magie et d'incantation.
la chanson a moins souffert que le cinéma, ruiné par la concurrence de la télé, de la vidéo, du dvd, d'internet, etc.
en france, pour la chanson comme pour le cinéma, il s'est toujours agi d'un artisanat, avec tous les bricolages et astuces qui vont avec.
aux USA, c'est toujours d'une gigantesque usine que sont sortis les grands chanteurs et les grands cinéastes.
il n'y a plus de grands cinéastes, mais il y a encore quelques grands chanteurs.
les crooners américains sont de grands techniciens, des raconteurs de rêve, des artisans du demi ton (dans la musique country, ils sont plus techniques encore), alors que les chanteurs français restent désespérément amateurs, poètes, troubadours, dans le pire sens du terme.
pour voir de près la technique pure, l'intensité, le génie d'un crooner au travail, regarder (un peu plus bas) les quarante minutes du concert à la BBC de harry nilsson et gordon jenkins, l'un des sommets de la ballade classique.
dans le combat sinatra/sablon, c'est évidemment sinatra qui gagne, même si sablon le précède d'une vingtaine d'années dans l'art des crooneries délicates, à l'égal d'un bing crosby qui ne swingerait pas beaucoup.
1. CROONERS
la plus belle chanson de STRANGERS IN THE NIGHT, 1966
REACHING FOR THE MOON, une belle chanson archaïque d'IRVING BERLIN
2. JEAN SABLON, l'exception française.
il y a encore moins d'images de JEAN SABLON, rien de ses films hollywoodiens du début du parlant.
3. COUNTRY
LEFTY FRIZZELL, le grand maître de merle haggard (et de tant d'autres)
le plus grand des techniciens country
il pliait les voyelles à sa guise, il les étirait, il les chewingumisait d'amour
GEORGE JONES, la plus belle voix de toutes les belles voix, celui qui chante le mieux l'amour (on lit sur son visage les cicatrices de la vie et de l'alcool, l'alcool qui tue ou qui aide à cicatriser plus vite).
funny how time slips away
WILLIE NELSON, all alone with his guitar (ne jamais oublier qu'il adore django).
MELBA MONTGOMERY, la plus belle voix de la country music (pour jérôme reese: les violons ont toujours raison)
la chanson a moins souffert que le cinéma, ruiné par la concurrence de la télé, de la vidéo, du dvd, d'internet, etc.
en france, pour la chanson comme pour le cinéma, il s'est toujours agi d'un artisanat, avec tous les bricolages et astuces qui vont avec.
aux USA, c'est toujours d'une gigantesque usine que sont sortis les grands chanteurs et les grands cinéastes.
il n'y a plus de grands cinéastes, mais il y a encore quelques grands chanteurs.
les crooners américains sont de grands techniciens, des raconteurs de rêve, des artisans du demi ton (dans la musique country, ils sont plus techniques encore), alors que les chanteurs français restent désespérément amateurs, poètes, troubadours, dans le pire sens du terme.
pour voir de près la technique pure, l'intensité, le génie d'un crooner au travail, regarder (un peu plus bas) les quarante minutes du concert à la BBC de harry nilsson et gordon jenkins, l'un des sommets de la ballade classique.
dans le combat sinatra/sablon, c'est évidemment sinatra qui gagne, même si sablon le précède d'une vingtaine d'années dans l'art des crooneries délicates, à l'égal d'un bing crosby qui ne swingerait pas beaucoup.
1. CROONERS
la plus belle chanson de STRANGERS IN THE NIGHT, 1966
REACHING FOR THE MOON, une belle chanson archaïque d'IRVING BERLIN
2. JEAN SABLON, l'exception française.
il y a encore moins d'images de JEAN SABLON, rien de ses films hollywoodiens du début du parlant.
3. COUNTRY
LEFTY FRIZZELL, le grand maître de merle haggard (et de tant d'autres)
le plus grand des techniciens country
il pliait les voyelles à sa guise, il les étirait, il les chewingumisait d'amour
GEORGE JONES, la plus belle voix de toutes les belles voix, celui qui chante le mieux l'amour (on lit sur son visage les cicatrices de la vie et de l'alcool, l'alcool qui tue ou qui aide à cicatriser plus vite).
funny how time slips away
WILLIE NELSON, all alone with his guitar (ne jamais oublier qu'il adore django).
MELBA MONTGOMERY, la plus belle voix de la country music (pour jérôme reese: les violons ont toujours raison)
vendredi 9 novembre 2007
hey louis, who are butch and the sundance kids?
IKE 1.
HANG ON TO ME (1936, early technicolor)
IKE 2.
the original SINGIN' IN THE RAIN (1929)
BUTCH AND THE SUNDANCE KIDS
SMOKESTACK LIGHTNING (for the mississippi sheiks)
JACK, EDDIE, NINO NINO, et LES DANSEURS
CINEPHILES AU TRAVAIL
WHISPERING JACK SMITH
EDDIE ANTHONY/HENRY WILLIAMS, LONESOME BLUES
NINO NINO
LES CINEPHILES AU TRAVAIL
CINEMA/MUSIQUE
if you don't know anymore where you are, who you are, AND WHAT MUSIC YOU LIKE BEST, i will have proven my point:
music is where good taste ends, où les hiérarchies s'abolissent, où noir devient blanc et inversement.
ne plus savoir où on est et ce qu'on aime, c'est là où commence la musique.
not knowing anymore where your (good) taste leads you, listening to music without even knowing what it's called or what it stands for, this is where MUSIC begins.
la musique commence là où finissent les longues habitudes ou les hiérarchies, au moment même où elle s'écoute.
en 5.1 ou en mp3, avec ou sans livret, elle détruit toutes les certitudes.
elle est l'incertitude même.
PEGGY LEE chante JUDY COLLINS (my father), 1981
VLADIMIR ET ANDRE VONT AU CINEMA
VLADIMIR ET ANDRE VONT AU CINEMA
CINEMA IN THE DARK
(LA DERNIERE MORT DE ROBERT BRESSON)
avec son SECOND SOUFFLE, corneau met à mort bresson
(et pas melville, comme on le croit bêtement)
rappeler que melville, c'est un petit bresson.
un bresson viré polar: postsynchro intégrale, antinaturalisme total, modernisme décalé, postcinéma prophétique.
rappeler que l'influence de bresson (une influence évidemment souterraine) s'est principalement exercée à la télévision: regarder les vieilles dramatiques télé, constater une fois de plus l'emphase des acteurs (même le génial jean richard, le meilleur MAIGRET après harry baur et pierre renoir) pour s'en convaincre.
après bresson, plus rien n'est comme avant.
après melville, le bresson b., c'est autre chose: vient le maniérisme nippon, l'exotisme chinois, les ralentis tarrentinoïesques, c'est le début de la fin.
on n'a pas arrêté de prendre chez lui ce qu'il y a de pire (disons LE SAMOURAï, pour aller vite) et de délaisser le meilleur (UN FLIC).
rien qu'à voir les extraits speedés du DEUXIEME SOUFFLE de CORNEAU (une opération commerciale identique à celle du parrain berri remettant pagnol au "goût du jour"), entre remake de CLOUZOT et pastiche de WONG KAR WAï, on sait que la guerre est perdue.
oui, la guerre est finie.
à la télé, ça va encore.
au cinéma, c'est la deuxième mort de robert bresson.
sa vraie mort.
après, il n'y a plus rien.
comment je le sais?
je le sais, c'est tout.
miss PEGGY LEE, when the world was young, 1982.
CARLOS DI CARMO
le sinatra portugais
HANG ON TO ME (1936, early technicolor)
IKE 2.
the original SINGIN' IN THE RAIN (1929)
BUTCH AND THE SUNDANCE KIDS
SMOKESTACK LIGHTNING (for the mississippi sheiks)
JACK, EDDIE, NINO NINO, et LES DANSEURS
CINEPHILES AU TRAVAIL
WHISPERING JACK SMITH
EDDIE ANTHONY/HENRY WILLIAMS, LONESOME BLUES
NINO NINO
LES CINEPHILES AU TRAVAIL
CINEMA/MUSIQUE
if you don't know anymore where you are, who you are, AND WHAT MUSIC YOU LIKE BEST, i will have proven my point:
music is where good taste ends, où les hiérarchies s'abolissent, où noir devient blanc et inversement.
ne plus savoir où on est et ce qu'on aime, c'est là où commence la musique.
not knowing anymore where your (good) taste leads you, listening to music without even knowing what it's called or what it stands for, this is where MUSIC begins.
la musique commence là où finissent les longues habitudes ou les hiérarchies, au moment même où elle s'écoute.
en 5.1 ou en mp3, avec ou sans livret, elle détruit toutes les certitudes.
elle est l'incertitude même.
PEGGY LEE chante JUDY COLLINS (my father), 1981
VLADIMIR ET ANDRE VONT AU CINEMA
VLADIMIR ET ANDRE VONT AU CINEMA
CINEMA IN THE DARK
(LA DERNIERE MORT DE ROBERT BRESSON)
avec son SECOND SOUFFLE, corneau met à mort bresson
(et pas melville, comme on le croit bêtement)
rappeler que melville, c'est un petit bresson.
un bresson viré polar: postsynchro intégrale, antinaturalisme total, modernisme décalé, postcinéma prophétique.
rappeler que l'influence de bresson (une influence évidemment souterraine) s'est principalement exercée à la télévision: regarder les vieilles dramatiques télé, constater une fois de plus l'emphase des acteurs (même le génial jean richard, le meilleur MAIGRET après harry baur et pierre renoir) pour s'en convaincre.
après bresson, plus rien n'est comme avant.
après melville, le bresson b., c'est autre chose: vient le maniérisme nippon, l'exotisme chinois, les ralentis tarrentinoïesques, c'est le début de la fin.
on n'a pas arrêté de prendre chez lui ce qu'il y a de pire (disons LE SAMOURAï, pour aller vite) et de délaisser le meilleur (UN FLIC).
rien qu'à voir les extraits speedés du DEUXIEME SOUFFLE de CORNEAU (une opération commerciale identique à celle du parrain berri remettant pagnol au "goût du jour"), entre remake de CLOUZOT et pastiche de WONG KAR WAï, on sait que la guerre est perdue.
oui, la guerre est finie.
à la télé, ça va encore.
au cinéma, c'est la deuxième mort de robert bresson.
sa vraie mort.
après, il n'y a plus rien.
comment je le sais?
je le sais, c'est tout.
miss PEGGY LEE, when the world was young, 1982.
CARLOS DI CARMO
le sinatra portugais
hey louis, why peggy lee?
j'ai mis plus de vingt ans à comprendre que peggy lee était ma chanteuse préférée.
comprenez moi, il y avait billie, sarah, shirley, carmen, et puis lee wiley, mildred bailey, irene kral, sylvia sims, jerri southern, blossom dearie, chris connor, june christy, connee boswell, anita o'day, tant d'autres encore.
peggy a eu une carrière plus étrange, à la fois crooneuse et popstar (fever), elle est plus difficile à "cadrer".
mais quand on l'a dans le viseur, c'est pour la vie.
elle est l'égale d'un frank sinatra, avec lequel elle a des tas de points communs.
never forget she was duke ellington's favorite singer (he called her "the queen").
peggy lee a limité elle-même son spectre vocal au fur et à mesure des années (less is beautiful), ralentissant souvent le rythme à l'extrême et installant ici et là une sensualité décalée qui fait d'elle une étrange mixture de deux grosses femmes inoubliables, mildred bailey et marilyn monroe.
en ce moment, j'écoute en boucle THE COMPLETE PEGGY LEE-JUNE CHRISTY CAPITOL TRANSCRIPTIONS (mosaic): on est à la radio, entre 1946 et 1949 (les sessions de 49 sont les plus belles), dave barbour l'accompagne de sa guitare légère et amoureuse, elle sonne encore un peu comme billie holiday: cristalline, légère, aérienne, un rêve de jeune fille.
1950. la jeunesse.
elle a trente ans, elle chante avec dave barbour, l'homme de sa vie.
1962. la classe.
il faudra attendre encore 25 ans pour avoir la version définitive de cette chanson (MISS PEGGY LEE SINGS THE BLUES, disque rauque et minimaliste, mat, métallique, sensuel, à deux doigts de la mort).
1983. la perfection (the folks who live on the hill/jerome kern).
comprenez moi, il y avait billie, sarah, shirley, carmen, et puis lee wiley, mildred bailey, irene kral, sylvia sims, jerri southern, blossom dearie, chris connor, june christy, connee boswell, anita o'day, tant d'autres encore.
peggy a eu une carrière plus étrange, à la fois crooneuse et popstar (fever), elle est plus difficile à "cadrer".
mais quand on l'a dans le viseur, c'est pour la vie.
elle est l'égale d'un frank sinatra, avec lequel elle a des tas de points communs.
never forget she was duke ellington's favorite singer (he called her "the queen").
peggy lee a limité elle-même son spectre vocal au fur et à mesure des années (less is beautiful), ralentissant souvent le rythme à l'extrême et installant ici et là une sensualité décalée qui fait d'elle une étrange mixture de deux grosses femmes inoubliables, mildred bailey et marilyn monroe.
en ce moment, j'écoute en boucle THE COMPLETE PEGGY LEE-JUNE CHRISTY CAPITOL TRANSCRIPTIONS (mosaic): on est à la radio, entre 1946 et 1949 (les sessions de 49 sont les plus belles), dave barbour l'accompagne de sa guitare légère et amoureuse, elle sonne encore un peu comme billie holiday: cristalline, légère, aérienne, un rêve de jeune fille.
1950. la jeunesse.
elle a trente ans, elle chante avec dave barbour, l'homme de sa vie.
1962. la classe.
il faudra attendre encore 25 ans pour avoir la version définitive de cette chanson (MISS PEGGY LEE SINGS THE BLUES, disque rauque et minimaliste, mat, métallique, sensuel, à deux doigts de la mort).
1983. la perfection (the folks who live on the hill/jerome kern).
vendredi 2 novembre 2007
hey louis, who's anna muir?
les mots pleuvent, les mots pleurent, les mots gèlent.
LOVESICK BLUES, dans la version originale d'EMMETT MILLER (le plus grand black minstrel de l'histoire de la musique).
c'est celle-là que HANK WILLIAMS entendit un jour dans un vaudeville show.
pierre (léon), françois (gabai) et lucille (hadjzialovic) vont parler de cinéma au cinéma.
LOVESICK BLUES, dans la version originale d'EMMETT MILLER (le plus grand black minstrel de l'histoire de la musique).
c'est celle-là que HANK WILLIAMS entendit un jour dans un vaudeville show.
pierre (léon), françois (gabai) et lucille (hadjzialovic) vont parler de cinéma au cinéma.
hey louis, your words seem to have left you ...
no more words
... .... ... ..... ... .....
je n'ai plus de mots.
so this blog is just a boutique?
yes.
une vitrine?
oh oui.
UNE DISPUTE A LIBERATION
le type en bleu qui s'agite, c'est moi.
c'était à libé, deux mois avant mon départ plutôt mouvementé de ce journal qui a été ma maison pendant ...eh oui ...vingt cinq ans.
le premier qui m'agresse, c'est marc semo, le second, c'est le capitaine courageux de libétitanic, laurent joffrin.
l'occasion eqt un comité de rédaction commun LIBE/CHARLIE HEBDO, il s'agissait de redonner un coup de jeune à l'affaiire des caricatures et ... évidemment, encore une fois, vendre du papier sur le dos des arabes.
tout ça est tourné avec un téléphone, et se retrouve dans SKORECKI DEMENAGE (réalisation: raphaël girault, production: les films d'occasion)
... .... ... ..... ... .....
je n'ai plus de mots.
so this blog is just a boutique?
yes.
une vitrine?
oh oui.
UNE DISPUTE A LIBERATION
le type en bleu qui s'agite, c'est moi.
c'était à libé, deux mois avant mon départ plutôt mouvementé de ce journal qui a été ma maison pendant ...eh oui ...vingt cinq ans.
le premier qui m'agresse, c'est marc semo, le second, c'est le capitaine courageux de libétitanic, laurent joffrin.
l'occasion eqt un comité de rédaction commun LIBE/CHARLIE HEBDO, il s'agissait de redonner un coup de jeune à l'affaiire des caricatures et ... évidemment, encore une fois, vendre du papier sur le dos des arabes.
tout ça est tourné avec un téléphone, et se retrouve dans SKORECKI DEMENAGE (réalisation: raphaël girault, production: les films d'occasion)
mercredi 10 octobre 2007
hey louis, why didn't you finish LE JUIF DE LASCAUX,?
taubes étudiait à zürich avec un grand hélléniste, emil staiger.
"un jour que nous longions la rämistrasse, il a bifurqué et poursuivi son chemin jusqu'au quartier juif, très resserré, et là il m'a dit:
"taubes, vous savez, hier j'ai lu l'épitre aux romains de saint paul."
puis il m'a dit, vraiment très amer:
"ce n'est pas du grec, c'est du yiddish."
et je lui ai répondu:
"en effet, monsieur le professeur, c'est la raison pour laquelle, moi, je la comprends.
EVERLY BROTHERS
JACOB TAUBES contaste que ses étudiants
ignorent tout de la Bible, pour lui c'est une catastrophe.
un étudiant m'a remis une thèse sur walter benjamin dans laquelle 20% des interprétations étaient erronnées.
je lui dis qu'il ferait mieux de lire la Bible.
"dans quelle traduction"?, me demande-t-il, avec la grande finesse des benjaminiens.
"pour vous, toute traduction sera bonne".saint paul était le premier chrétien, je suis le dernier juif.
D'OU VIENNENT LES MUSIQUES?
D'OU VIENNENT LES MUSIQUES?
D'OU VIENNENT LES MUSIQUES?
TOMORROW IS A LONG TIME, one of dylan's most beautiful and tender love ballads (il faut attendre pour que demain arrive).
DYLAN ADORAIT LA VERSION QUE PRESLEY AVAIT FAIT DE CETTE CHANSON. LA SIENNE EST ENCORE PLUS BELLE.
le livre de suzie rotolo sort bientôt (tout a une fin, même les rêves)
de toutes les interprétations de ses chansons, dylan a toujours dit préférer celle-là (elvis presley, 27 mai 1966).
D'OU VIENNENT LES MUSIQUES?
D'OU VIENNENT LES MUSIQUES
D'OU VIENNENT LES MUSIQUES?
COUNTRY GOSPEL
(3 versions de THE OLD RUGGED CROS
(un hymne religieux très ancien, et très connu)
1. JOHNNY PAYCHECK
le regretté johnny paycheck, l'ami des virées de george jones
2. DWIGHT YOAKAM
3. GEORGE LEWIS, l'un des grands maîtres de style new orleans.
4. CHERCHER l'interprétation encore plus belle de MERLE HAGGARD, si vous la trouvez en cd (ce n'est pas trop difficile, et c'est l'un des chefs d'oeuvre absolus de gospel blanc).
no more words
je n'ai plus de mots.
so this blog is just a boutique?
yes.
une vitrine?
oh oui.
UNE DISPUTE A LIBERATION
le type en bleu qui s'agite, c'est moi.
c'était à libé, deux mois avant mon départ plutôt mouvementé de ce journal qui a été ma maison pendant ...eh oui ...vingt cinq ans.
le premier qui m'agresse, c'est marc semo, le second, c'est le capitaine courageux de libétitanic, laurent joffrin.
l'occasion eqt un comité de rédaction commun LIBE/CHARLIE HEBDO, il s'agissait de redonner un coup de jeune à l'affaiire des caricatures et ... évidemment, encore une fois, vendre du papier sur le dos des arabes.
tout ça est tourné avec un téléphone, et se retrouve dans SKORECKI DEMENAGE (réalisation: raphaël girault, production: les films d'occasion)
WITCHES' CRADLE (MAYA DEREN), 1943.
première partie
WHITCHES' CRADLE (deuxième partie)
JT/MD, l'évidence hollywoodienne
"un jour que nous longions la rämistrasse, il a bifurqué et poursuivi son chemin jusqu'au quartier juif, très resserré, et là il m'a dit:
"taubes, vous savez, hier j'ai lu l'épitre aux romains de saint paul."
puis il m'a dit, vraiment très amer:
"ce n'est pas du grec, c'est du yiddish."
et je lui ai répondu:
"en effet, monsieur le professeur, c'est la raison pour laquelle, moi, je la comprends.
EVERLY BROTHERS
JACOB TAUBES contaste que ses étudiants
ignorent tout de la Bible, pour lui c'est une catastrophe.
un étudiant m'a remis une thèse sur walter benjamin dans laquelle 20% des interprétations étaient erronnées.
je lui dis qu'il ferait mieux de lire la Bible.
"dans quelle traduction"?, me demande-t-il, avec la grande finesse des benjaminiens.
"pour vous, toute traduction sera bonne".saint paul était le premier chrétien, je suis le dernier juif.
D'OU VIENNENT LES MUSIQUES?
D'OU VIENNENT LES MUSIQUES?
D'OU VIENNENT LES MUSIQUES?
TOMORROW IS A LONG TIME, one of dylan's most beautiful and tender love ballads (il faut attendre pour que demain arrive).
DYLAN ADORAIT LA VERSION QUE PRESLEY AVAIT FAIT DE CETTE CHANSON. LA SIENNE EST ENCORE PLUS BELLE.
le livre de suzie rotolo sort bientôt (tout a une fin, même les rêves)
de toutes les interprétations de ses chansons, dylan a toujours dit préférer celle-là (elvis presley, 27 mai 1966).
D'OU VIENNENT LES MUSIQUES?
D'OU VIENNENT LES MUSIQUES
D'OU VIENNENT LES MUSIQUES?
COUNTRY GOSPEL
(3 versions de THE OLD RUGGED CROS
(un hymne religieux très ancien, et très connu)
1. JOHNNY PAYCHECK
le regretté johnny paycheck, l'ami des virées de george jones
2. DWIGHT YOAKAM
3. GEORGE LEWIS, l'un des grands maîtres de style new orleans.
4. CHERCHER l'interprétation encore plus belle de MERLE HAGGARD, si vous la trouvez en cd (ce n'est pas trop difficile, et c'est l'un des chefs d'oeuvre absolus de gospel blanc).
no more words
je n'ai plus de mots.
so this blog is just a boutique?
yes.
une vitrine?
oh oui.
UNE DISPUTE A LIBERATION
le type en bleu qui s'agite, c'est moi.
c'était à libé, deux mois avant mon départ plutôt mouvementé de ce journal qui a été ma maison pendant ...eh oui ...vingt cinq ans.
le premier qui m'agresse, c'est marc semo, le second, c'est le capitaine courageux de libétitanic, laurent joffrin.
l'occasion eqt un comité de rédaction commun LIBE/CHARLIE HEBDO, il s'agissait de redonner un coup de jeune à l'affaiire des caricatures et ... évidemment, encore une fois, vendre du papier sur le dos des arabes.
tout ça est tourné avec un téléphone, et se retrouve dans SKORECKI DEMENAGE (réalisation: raphaël girault, production: les films d'occasion)
WITCHES' CRADLE (MAYA DEREN), 1943.
première partie
WHITCHES' CRADLE (deuxième partie)
JT/MD, l'évidence hollywoodienne
lundi 1 octobre 2007
et si je virais de mon blog tous ces chanteurs vivants?
même NEUTRAL MILK HOTEL?
oui
même PHOSPHORESCENT?
oui
même SMOG?
oui
même dylan?
oui
il n'y aurait plus que des morts
et alors, on serait entre nous?
oui
même PHOSPHORESCENT?
oui
même SMOG?
oui
même dylan?
oui
il n'y aurait plus que des morts
et alors, on serait entre nous?
mercredi 26 septembre 2007
44/55
44 BLUES
butch cage
55 BLUES
lonnie pitchford
LONNIE PICHFORD 2
sur une corde (réalisation: alan lomax)
butch cage
55 BLUES
lonnie pitchford
LONNIE PICHFORD 2
sur une corde (réalisation: alan lomax)
mardi 25 septembre 2007
bob dylan is alive and well and ....
1.
bob dylan is alive and well and living in manchester (his name is stephen fretwell).
2.
bob dylan is alive and well, and living in athens, georgia (phosphorescent)
3.
cat power, la première dylanette au monde (sous déguisement)
extrait des john peel sessions
dans la b.o de I'M NOT THERE, cat power revisite memphis blues again, c'est l'un des moins mauvais titre du disque (trop caméléon, mais très bien quand même)
4. BONUS
CAT POWER revisite (at the) DARK END OF THE STREET
NOUVELLE RUBRIQUE
NEW SONGS/NEW SONGS/NEW SONGS
2. felice brothers
TONIGHT AT THE ARIZONA (loose/V2), basement tapes, revisited
LE RETOUR DES POWER RANGERS (bloc party/flux)
bob dylan is alive and well and living in manchester (his name is stephen fretwell).
2.
bob dylan is alive and well, and living in athens, georgia (phosphorescent)
3.
cat power, la première dylanette au monde (sous déguisement)
extrait des john peel sessions
dans la b.o de I'M NOT THERE, cat power revisite memphis blues again, c'est l'un des moins mauvais titre du disque (trop caméléon, mais très bien quand même)
4. BONUS
CAT POWER revisite (at the) DARK END OF THE STREET
NOUVELLE RUBRIQUE
NEW SONGS/NEW SONGS/NEW SONGS
2. felice brothers
TONIGHT AT THE ARIZONA (loose/V2), basement tapes, revisited
LE RETOUR DES POWER RANGERS (bloc party/flux)
lundi 24 septembre 2007
trois pochettes de disque (à philippe l.)
j'ai découvert trois grandes voix, par leurs pochettes, sans savoir ce qu'il y avait à l'intérieur (c'était avant le clip, presque avant la télé.)
1. BOB DYLAN, 1962, los angeles, il avait une tête d'enfant, il ressemblait à michel k., mon ancien meilleur ami.
j'écoute dans la cabine.
trop aigü, trop criard, inécoutable.
un an plus tard, j'achète le disque, j'en tombe amoureux (je suis venu à DYLAN par DON'T THINK TWICE, IT'S ALLRIGHT).
2. SUICIDE, le premier album, avec le live at brussels en plastique à l'intérieur. j'y vais les yeux fermés. LE CHOC.
3. PRINCE, jamais entendu parler en france. c'est un import US, DIRTY MIND. porno? disco? soul? LE CHOC.
il y a eu une vie, avant le cinéma, avant la musique, où les pochettes parlaient.
1. BOB DYLAN, 1962, los angeles, il avait une tête d'enfant, il ressemblait à michel k., mon ancien meilleur ami.
j'écoute dans la cabine.
trop aigü, trop criard, inécoutable.
un an plus tard, j'achète le disque, j'en tombe amoureux (je suis venu à DYLAN par DON'T THINK TWICE, IT'S ALLRIGHT).
2. SUICIDE, le premier album, avec le live at brussels en plastique à l'intérieur. j'y vais les yeux fermés. LE CHOC.
3. PRINCE, jamais entendu parler en france. c'est un import US, DIRTY MIND. porno? disco? soul? LE CHOC.
il y a eu une vie, avant le cinéma, avant la musique, où les pochettes parlaient.
NEW SONGS, NEW SONGS, NEW SONGS (suite)
the bastards sons of johnny cash (2006) (où est le nouveau disque?)
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" invraisemblable ou pas, crois-moi, c'est la vérité -et il n'y en a pas deux ..."