lundi 7 septembre 2009
roy orbison, it's over: première et dernière version, deux jours avant sa mort
1. hollande (1965) ... ..../2. highland heights, ohio (4/12/88)
mardi 1 septembre 2009
qui aime le nouveau papier peint bleu .....
... et qui préfère l'ancien décor à pois blanc et vert pâle?
(merci de répondre ... c'est un petit sondage)
ti frère, le meilleur élixir contre la world culture
ti frère/roseda (deuxième version, films d'occasion productions)
ça y est, dylan chante comme au bon vieux temps: good or bad? bien ou mal?
bob dylan/ballad of a thin man (16 août 2009)
bob dylan/it's not dark yet (16 août 2009)
back to business ... back to old times ... now he does sing and play like in old times ... good thing or bad thing? sometimes this new band does sound like a "blues brothers" outfit playing the old standards ... but it's ok, isn't it?
bob dylan/born in time/frankie lee & judas priest
bob dylan/ born in time, strange electric version, live field recording, feb 1998
bob dylan/frankie lee and judas priest (my all time favourite dylan live song)/cardiff, 23 septembre 2000, le meilleur concert de ces quarante-cinq dernières années
Dylan à 70 ans
(à paraître dans ROLLING STONE)
Il les a presque, le vieux con. L’heure du bilan? Pourquoi pas†? Bob Dylan n’a jamais bien chanté, que ce soit clair entre nous. Il peut Ítre criard et inspirÈ en studio (comme lors des sessions new yorkaises de Highway 61 Revisited, l’ÈtÈ 1965 -je le sais, j’y Ètais), et c’est ‡ peu prËs tout. Il se lasse trop vite de ses propres chansons, ne sachant que les rÈarranger, les triturer, les dÈmolir pour les rendre mÈconnaissables (et souvent inaudibles). On trouve des choses extraordinaires enregistrÈes en concert sur youtube, mais pour une belle chanson, il y en a une centaine d’inÈcoutables. A part quelques concerts fulgurants, droguÈs, sous acide ou hÈroÔne (ou ce que vous voulez, vous avez le choix), donnÈs en 1966 (et le miracle toujours inexplicable de l’annÈe 2000 -une vraie Èpiphanie- o_ il n’a livrÈ en concert que des chefs d’œuvre d’Èquilibre et d’Èmotion), bob dylan chante toujours comme un pied (ou un canard, ou ce que vous voulez). Je l’ai encore vÈrifiÈ en 2003, lors de deux concerts ‡ Hambourg dans une toute petite salle (moins de 1800 personnes chaque soir ‡ tout casser), c’Ètait une horreur, et mÍme ‡ vingt mËtres de lui, avec une sono impeccable, je n’ai presque reconnu aucune chanson.
Tout Áa pour dire que depuis quelques mois, le vieux Dylan m’Èpate de nouveau†: il retrouve le sens de la mÈlodie, chuchotÈe, chantÈe, grommelÈe, lui qui avait perdu depuis des annÈes ce sens de la mÈlodie, la mÈlodie originelle de ses chansons en tout cas, ‡ force de les dÈmembrer, de les dÈtourner, de les massacrer. Quelques chansons live sur you tube tÈmoignent de cette nouvelle Èpiphanie, de cet art retrouvÈ d’inventer sur place, en direct, une Èmotion toute bÍte, faite de notes et de mots. Il gigote mÍme ‡ la guitare de temps en temps comme le clone de Little Richard qu’il Ètait ‡ quinze ans, ses genoux redevenant par miracle pris dans une danse de saint gui guillerette, Èpileptique, communicative et nerveuse. Regardez le chanter sur youtube il y a un mois _ (le 2 juillet exactement) l’une des nouvelles chansons de son dernier disque, la sublime This Dream of You (http://www.youtube.com/watch?v=VVhWDvgAjjo), il y a deux versions du mÍme concert, prÈfÈrez celle l‡, postÈe par expecting34, l’image est rudimentaire mais le son est remarquable pour une fois, presque un son de studio), Áa vous donnera une idÈe. Je suis s°r que son disque de chansons de NoÎl, dont se moquent ‡ l’avance les puristes, sera une merveille cristalline et mercuriale. Les AmÈricains sont trËs forts sur les chansons avec rennes, hotte remplie de cadeau, neige Ètincelante, ferveur familiale. Ils ont un sens de l’Èquilibre et du bonheur, eux. AprËs tout, c’est le grand Irving Berlin, l’analphabËte ‡ l’accent yiddish du shtetl, qui a Ècrit en 1940 White Christmas, la chanson la plus vendue des tous les temps. Ecoutez les versions de Sinatra, Presley ou Bing Crosby si vous ne me croyez pas. Et celles de Presley, des Drifters, de Charlie Parker, ou mÍme de Tony Bennett. C’est une sacrÈe belle chanson, si vous voulez mon avis. Vous ne le voulez pas†? Trop tard, vous l’avez.
dimanche 30 août 2009
vendredi 28 août 2009
un jour par semaine, l'envie de refaire un film me prend ...
.. ce serait une sorte de suite ludique, moulletienne et enfantine, à "skorecki déménage" ... j'ai déjà le titre: "skorecki devient producteur" ... le problème, c'est que les six autres jours de la semaine, le désir de m'y mettre s'est fait la paire ... je sais que c'est ça le sujet du film, son burlesque intime, mais ça ne change rien à l'affaire: pourquoi filmer? pour qui? ... un demi-siècle après ça, pourquoi un film de plus?
bob dylan/young but daily growing (1961, the minesotta tapes, so young he was, si jeune il était, une vieille chanson anglo-irlandaise, et hop....)
bob dylan/young but daily growing (1961, the minesotta tapes, so young he was, si jeune il était, une vieille chanson anglo-irlandaise, et hop....)
renée, la chanson perdue de charlie rich, son chef d'oeuvre inédit (1967, hi records/films d'occasion)
après "renée"chanté desafinado par charlie rich, qu'est-ce qu'on peut bien mettre ... à part chet baker chantant sur une seule dent pour l'éternité?
chet baker/time after time (1964, belgique)
... or the one and only frank sinatra
frank sinatra/i'll be seeing you (1961/films d'occasion productions)
dylan sous lithium: la meilleure interprétation d'une de ses chansons ( just like tom thumb's blues)
the handsome family/just like tom thumb's blues (films d'occasion prod)
pour la seule fois qu'une interprétation de dylan ne le singe pas trop, on ne va pas la rater
BONUS: the handsome family, live
the handsome family/the forgotten lake (live, 2009)
vendredi 21 août 2009
et si "i don't believe you" était la seule chanson de dylan qu'il n'ait jamais réussi à massacrer?
il y a au moins trois chansons sublimes de ce disque méconnu, another side of bob dylan, avec lesquelles on peut constater qu'il ne réussit jamais complètement à les défigurer tant elles lui sont intimement liées, it ain't me babe, my back pages ... et cet égocentré cynique magnifique, i don't believe you ... je me promet de refaire très vite cet exercice d'admiration avec l'une de mes chansons préférées, hypnotique et intime, my back pages
i don't believe you (she just acts like we never have met)/ 3 mai 2009 (edinburgh)/6 mai 2009 (dublin)
i don't believe you (she just acts like we never have met)/31 mars 1995, brixton
i don't believe you (she just acts like we never have met)/sessions produced in 1970 by bob johnston, with george harrison on guitar
i don't believe you (she just acts like we never have met), 1966 (eat the document)/ 1966, sydney, australie/films d'occasion prod)
i don't believe you (she just acts like we never have met)/1964 original studio take (from "another side of bob dylan") /live, 1964
i don't believe you (she just acts like we never have met)/ 3 mai 2009 (edinburgh)/6 mai 2009 (dublin)
i don't believe you (she just acts like we never have met)/31 mars 1995, brixton
i don't believe you (she just acts like we never have met)/sessions produced in 1970 by bob johnston, with george harrison on guitar
i don't believe you (she just acts like we never have met), 1966 (eat the document)/ 1966, sydney, australie/films d'occasion prod)
i don't believe you (she just acts like we never have met)/1964 original studio take (from "another side of bob dylan") /live, 1964
from joe falcon and harry choates to bob dylan: eighty years of influences, mixed and confused
joe falcon & cleoma breaux/ossen one step (1929) (films d'occasion production)
harry choates/the right key (but the wrong keyhole)/1947
bob dylan/my wife's hometown (together through life, 2009)
LAKE TAHOE, le 16 août 2009, pour l'anniversaire de la mort d'ELVIS, le 16 août 1977
bob dylan/heartbreak hotel, monter le son au maximum, he's still wild
huit jours plus tôt, il chantait presque comme avant ...
bob dylan/a hard rain's-a-gonna fall (louisville, kentucky, 7 août 2009)
from floyd tillman to willie nelson: naissance d'un style cool, jazzy, minimaliste, ouaté, décalé
floyd tillman/i'll never slip around again (1949) (films d'occasion productions)
willie nelson/are you sure (1963) (films d'occasion productions)
BONUS: floyd tillman/live (slippin' around, hank garland on guitar)
il y a fort à parier que ses airs de fernandel rigolard n'ont pas contribué à faire du géniequ'était floyd tillman ("l'égal de hank williams et de lefty frizzel", disait colin escott), la star country qu'il aurait dû être (d'autres se sont chargés de faire de ses chansons des ventes à millions)
harry nilsson, gordon jenkins/le grand retour de la ballade
nilsson/jenkins/i'm always chasing rainbows/i wonder who's kissing her now/what'll i do (BBC, 1973, ré-enregistrement simulé de "a little schmilsson in the night")
la pureté absolue du crooning ultime, la délicatesse d'une caresse, mieux que sinatra et johnny hartman réunis
deux autres pièces précieuses des frères dagar
le dhrupad du raga malkosh (1955)/le dhamar du raga todi (1957)
Quand dylan faisait le prêcheur, c'était du black heavy gospel, et ça swinguait bien quand même ...
bob dylan's sermon (when you're gonna wake up?)/1979
un adagio (alap) très lent des dagar brothers (1960)
attention: ralentir
pour le profane, celui qui ne connaît rien au style dhrupad, le plus ancien de la musique classique hindoustani, c'est très lent, très monotone ... certains ont cru entendre un frigo ou un aspirateur ... c'est en fait l'une des plus belles choses au monde, elle se mérite évidemment (films d'occasion prod)
dagar brothers/khyal (rythme plus rapide, 1960)/ces deux extraits ont été enregistrés par alain daniélou
vendredi 14 août 2009
bob dylan, voix de fille: un superbe inédit de 1987, inattendu
bob dylan/just when i needed you most (sunset sound, hollywood, 1987)/version originale de randy van warmer (top of the pops/1979)
BONUS GORDON LIGHTFOOT/im not supposed to care
bob dylan/i'm not supposed to care 1 & 2 (gordon lightfoot)/1998
le plus grand ténor mexicain, pedro vargas, avec ses girls, et dans la version la plus lente qui soit de nature boy
pedro vargas/pecado
pedro vargas/yo vivo asi (nature boy, 1947) (films d'occasion production)
BONUS/nat king cole sings "nature boy"
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" invraisemblable ou pas, crois-moi, c'est la vérité -et il n'y en a pas deux ..."