mercredi 14 décembre 2016



on écoutait imagine en boucle, serge, anne-marie et moi sur un teppaz tout neuf, du côté de st malo ou guernesey ... et si c'était ça, l'amour?




SKORECKI ET DANEY AU PAYS DES GARçONS, DES FILLES & DU POST-CINéMA ( nouvelle série, nouvelle version)
1/7
dites, skorecki, vous êtes un peu léger sur le post-cinéma ...
... disons que je suis chez moi, ce texte, j'y habite, ... je fais ce que je veux ...
rappeler pour aller vite que serge et moi on a, parmi les premiers, usé et abusé d'une expression qu'on est sans doute les premiers à avoir inventé, LA MORT DU CiNéMA ...
puis on en a eu honte, les cinéphages hurlaient à nos oreilles que rien ne meurt jamais mais que tout se transforme, c'est tout ..
... .... faibles que nous,étions, nous avons cédé devant ce troupeau d'obscurantistes militants ...
ce sont les mêmes qui règnent toujours sur tout, mystifiant leurs lecteurs à coup de pseudo chefs d'oeuvre et d'enthousiasme vinaigré ... ... ...
on avait pourtant raison ....



... disons que dès 1958, avec rio bravo, quelque chose s'est brisé pour de bon au cinéma ... le vaudeville et le travestissement ont mine de rien miné le cinéma classique une fois pour toutes ...
... .... disons que la fin du cinéma classique, je la date précisément de la dortie de RIO BRAVO depuis plus de vingt cinq ans, c'est ma seule idée, mon obsession personnelle ......

... ... à marrakech, un été de 1969, un adorable petit Noir qui ne devait pas avoir plus de quinze ans, m'a ouvertement dragué, embrassé sensuellement sur ma bouche offerte, entrainé dans son sillage ..
je venais de me débarrasser de mon singe chéri, ramené de new delhi, et qui ralentissait de plus en plus mes ébats amoureux avec laura .. ...
serge et moi avions "hérité" d'une adorable petite maison que l'ami jean-pierre léaud, en rupture avec sa petite fiancée, nous avait prêtée ...
c'est là que mon amant de passage me suça la bite avec une ferveur agressive que je n'avais jamais connue ...
... au moment d'éjaculer, des lames de rasoir m'ont traversé le sexe de part en part .. ...
shit, la chaude pisse ...
les deux blondes avec lesquelles je m'étais mélangé trois jours plus tôt m'avaient infecté ......
.. ... la bleno ...
j'ai dû faire la manche pour payer ma traversée en bateau, mon retour à paris ...
... serge m'avait convaincu de me débarrasser de kroupi, mon adorable petit singe hindou ... ("cet enfant/singe te rendra fou, jette le à la poubelle", disait-il ... )

... ... ma vie (re) commençait sans le cinéma, mais je ne le savais pas encore .....
... ce qui est sûr, c'est que serge était passé à côté du post-cinéma ... .... il n'avait pas compris à temps ce qui était en train de se passer vers 1969/70. ...
... pas moi, non, pas moi ....
.... où que tu sois serge, je te salue ....

(à suivre)

le juif de lascaux, bonus


renoir & duvivier, une belle équipe


je suis entrain de regarder (22h, lundi, arte) ce film, l'un des plus connus de duvivier mais celui surtout qui m'a fait enfin comprendre pourquoi renoir lui est cent fois supérieur ...
(j'ai souvent comparé les deux premiers maigret, le renoir , la nuit du carrefour et le duvivier, la tête d'un homme, expliquant que le mystère du cinéma tenait tout entier entre ces deux films, le plus beau renoir n'étant pas supérieur à un bon duvivier)
en revoyant ce très beau mais aussi très surfait duvivier, je comprends enfin que duvivier scénarise trop, dialogue trop bien (merci charles spaak) là où renoir le fait le moins possible pour laisser son film respirer ...
jean renoir est du coté de john ford, du côté de mizoguchi ... .... duvivier est au mieux un preminger trop français pour être honnête, trop théâtral, trop démonstratif ... un homme méchant et solitaire qui déjeunait tout seul sur son plateau déserté, alors que renoir se tapait la gueule avec ses (belles) équipes ..
(à suivre: sur duvivier il y a tant de choses à dire) ...


elvis 55 & 56, king mercury gets wild




* Lawdy,Miss Clawdy (Take 9)
* Paralyzed (December 15, 1956)
* Rip It Up (Take 17)

LE JUIF, LES DOUZE PREMIÈRES MINUTES


pierre et edith



dans "le juif de lascaux", pierre cottrell joue l'un des zelig skorecki, edith cottrell joue une czarna ... c'est la derniere apparition a l'écran de pierre cottrell, grande personne, grand personnage, et grand ami ... dieu veille sur lui ///

" invraisemblable ou pas, crois-moi, c'est la vérité -et il n'y en a pas deux ..."