club skorecki
musique, pizzas
cinephilizing again with ben laden's flaming towers in new york .... and dsk's arrest ... fritz lang knew it all before it ever happenned (beyond a reasonable doubt, 1956)
vendredi 3 février 2012
samedi 21 janvier 2012
le juif de lascaux au cinéma?
ma mère (czarna) faisait mal la cuisine, une cuisine mi-française (steak frites, escalopes panées), mi polonaise: les ferfels -ou farfels- des nouilles artisanales, du gefilte fich sucré -une abomination- des bortsch approximatifs ... le fait qu'on achetait la carpe vivante chez l'épicier, qui la sortait de l'aquarium et qui l'assommait avec un marteau avant de l'envelopper pour nous, était encore ce que je préférais ... ..
... ... ... elle réussissait admirablement le poulet aux pommes de terre (cuit au four de la boulangerie, le dimanche) et le gâteau aux pommes dont j’ai recherché la recette pendant des années (une petite juive faisait ça à belleville, des arabes ont repris le commerce, rue des rosiers ce sont maintenant des sépharades qui en ont oublié le goût , pour peu qu’ils l’aient jamais connu ... mais où l'auraient-ils connu, ce gôut de pays froid, pas en tunisie, quand même ) … …. ah oui, j’oubliais le meilleur, elle faisait une divine meïgele, introuvable où que ce soit maintenant, et qui était à la base d’un scénario onirique que j'ai longtemps voulu tourner .... la meïgele,c’est un cou farci (oie ou poulet, maman faisait du poulet) qui se mange froid, comme du saucisson … (en voici une recette que je ne connaissais pas: la peau du cou farcie de farine de pain azime, de graisse du poulet et bien assaisonné de sel et de poivre ... cousu de fil blanc, cuit au bouillon et découpé en tranches, le cou se mange froid) ... la meïgele, je n’y arriverais jamais … c’est un vrai malheur, une tragédie, quand je la rate … ma mère faisait aussi très bien les boulettes de viande et les latkes, des beignets de pommes de terre rapées sucrées ou salées (je préférais les sucrées)
... ... ... elle réussissait admirablement le poulet aux pommes de terre (cuit au four de la boulangerie, le dimanche) et le gâteau aux pommes dont j’ai recherché la recette pendant des années (une petite juive faisait ça à belleville, des arabes ont repris le commerce, rue des rosiers ce sont maintenant des sépharades qui en ont oublié le goût , pour peu qu’ils l’aient jamais connu ... mais où l'auraient-ils connu, ce gôut de pays froid, pas en tunisie, quand même ) … …. ah oui, j’oubliais le meilleur, elle faisait une divine meïgele, introuvable où que ce soit maintenant, et qui était à la base d’un scénario onirique que j'ai longtemps voulu tourner .... la meïgele,c’est un cou farci (oie ou poulet, maman faisait du poulet) qui se mange froid, comme du saucisson … (en voici une recette que je ne connaissais pas: la peau du cou farcie de farine de pain azime, de graisse du poulet et bien assaisonné de sel et de poivre ... cousu de fil blanc, cuit au bouillon et découpé en tranches, le cou se mange froid) ... la meïgele, je n’y arriverais jamais … c’est un vrai malheur, une tragédie, quand je la rate … ma mère faisait aussi très bien les boulettes de viande et les latkes, des beignets de pommes de terre rapées sucrées ou salées (je préférais les sucrées)
en fait, czarna cuisinait très bien ...
rappeler ici, au moment où se pointe le désir de m'y remettre que le juif de lascaux, cette part imaginaire de mon histoire familiale, est une tentative de recension des innombrables fantômes de ma famille, pour la plupart gazés dans cette pologne que mon père aimait tant (compter à tout le moins une centaine de fantômes) c'est un remake impossible de mon film le plus personnel, l'escalier de la haine (1982), celui que daney préférait, de loin ... .... le film s'appelle depuis 1990 le juif de lascaux ... j'y avais définitivement renoncé aux alentours de l'an 2000 pour de mauvaises raisons (il n'y aurait plus de spectateurs pour un film comme ça)... le désir d'y revenir revient ... on ne peut pas contrôler le désir, sauf s'il s'en va ...
la première séquence, absurde, onirique, sera la confection à la chaîne (l'un coud la peau du cou, l'autre la farcit, elle gonfle, c'est pire qu'obscène) par sept ou huit personnes de ces meïgele de mon enfance, un jour de grand froid .... elles finissent jetées dans un chaudron énorme qui fume...
dylan's renado & clara, 3h45
… got my first real dylan experience in july or august 1962 … … on his close up photograph on first lp, he looked so much like michel klein, my meanest best friend, it was unbelievable …i took the lp to the record booth, tried to listen, and quickly decide it was unlistenable … it would take me a year, a whole year, thanks to a song i started to hear everywhere, the flipside of blowin’ in the wind, to decide there definitely was something strange and magical in this donald duck voice trying to emulate charley patton or robert johnson …. this magical song was don’t think twice, it’s alright … …. and it’s still one of my very favourites dylan tunes… a year after being sort of hypnotized by dylan’s first album (by his looks on the cover anyway, so close to my best friend’s looks, a guy that I loved and hated at the same time, and who was -like dylan, maybe- the most selfish egostistical sonofabitch, capable of the most terrible acts of pitiful jealousy), I decided it was time to invest in this strange musician’s first lp ….and I bought it, only to listen to that music longer, closer …. I slowly got acquainted to the words that lay inside, hidden from most persons at the time …. apart from blowin’ in the wind that I’ve hated ever since for its boy scout way …. i quickly decided it was a great record, one of the most personal and strangely haunting I’d ever heard in my life … I was slowly forgetting michel kein’s evil ways, and getting more and more connected with dylan’s own devilish turn of mind …
retour du cinéma (1)
très beau texte sur sport de filles dans le monde ... un autre joli texte, plus confus, de séguret dans libé ... mais personne n'a compris que le titre de mazuy se référait (qu'elle en soit consciente ou non) au sport favori de l'homme de howard hawks ...
retour du cinéma (2)
j'aime le film de beigbeder, le premier que je vois depuis près de deux ans ... ... une belle idée: prendre un acteur comique, le jeune proust, pour jouer beigbeder, ce qui donne au personnage une maladresse, une fragilité, très crues, loin de son image publique ... et très proche de ce qu'il est en réalité ... je l'ai fait tourner dans cinéphiles 3/les ruses de frédéric, c'est un type délicat, toujours à deux doigts de se briser ...
pas la voix de john wayne!? retires ça ou je te démolis!
... ce n'est pas la voix de john wayne? tu vas retirer ça tout de suite ... ou je te fous mon poing dans la gueule ... c’est richard qui m’avait dit dit ça un jour, vers 1956/57… on n’était pas fâchés, non, mais à une fraction de seconde près, je le recevais en pleine poire, son poing furieux …
... que s’était-il passé pour que mon meilleur ami, d’habitude doux comme un agneau (avec moi en tout cas) s’énerve à ce point, et soit à deux doigts de me démolir le portrait … j’avais juste, couillon que j’étais, brisé l’un de ses rêves d’enfant/adulte les plus tenaces en lui disant, droit dans les yeux, que quand john wayne parlait, au cinéma, ce n’était pas john wayne … ce n’était pas sa voix … « c’est la voix de qui, alors »?, avait demandé richard, presque en hurlant … mais, mais … je bafouillais un peu, conscient que j’étais en train de remuer des choses plus profondes que je ne pensais … j’ai répondu d’une voix hésitante et assurée à la fois : « mais c’est sa voix française, la voix de celui qui le double en français » …
tu vois, petit, toi qui es trop petit, mioche que tu es, pour avoir connu ça, les années cinquante, c’était encore le temps de la croyance… ce que tu voyais à l’écran, c’était la vérité, la vraie vérité … et qui chercheraiT à ébranler cette vérité là, ébranlerait en même temps tes rêves les plus secrets, les plus tenaces … tout ça est fini,bien fini, on est dans le temps de la connaissance, de la connivence, du cynisme généralisé … (est-ce que je regrette ce temps-là ? oui, évidemment … c’était le temps des rêves et des vaies peurs dans le noir, le vrai noir de l’enfance …)
l'origine des musiques? (1)/karniol 1913
cantor alter yechial karniol/le style cantorial le plus archaïque et le plus sophistiqué, réminiscent des effets de gorge du chant dhrupad (écouter les frères dagar au 20/01/2012/et lire la bio de karniol au 16/01/2012)
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