jeudi 13 septembre 2007

loin du cinéma (2)

revoir le retour des cinéphiles ne m'excitait plus -est-ce que ce n'était déjà plus mon film?
produire LA PIMBECHE A VELO, le joli projet de nathanaelle, oui mais comment?
le fait que christophe, april march, bertrand burgalat, aient accepté d'y interpéter des nouvelles chansons spécialement écrites pour le film ne m'aide pas -ne m'aide plus.
être producteur, quelle drôle d'idée, skorecki (tu t'es regardé dans la glace?)
terminer SKORECKI DEMENAGE (qui est presque fini) ne m'amuse plus.

à l'enthousiasme de mes débuts annoncés comme producteur a succèdé, lentement mais sûrement, une sorte de dégoût, comme si mon projet n'était pas -n'était plus- le mien.
faire des films pour la télévision (atypiques, aériens, rapides, modestes, élégants, rigolos, et surtout radicalement non-professionnels), oui, mais pour qui? qui regarderait ça, là bas, derrière l'écran? et surtout, est-ce je suis l'homme de la situation, celui qui sait (pourquoi et) comment faire ça, comment bricoler ça, comment cuisiner ça?
comment refuser le statut de producteur tout en assumant celui de producteur-bis?
comment assumer la fonction de producteur tout en la refusant, en étant une fois pour toutes HORS DU CINEMA, puisque tel est mon choix?

en voyant que christophe honoré (merci paulo branco) tournait à toute vitesse, que la petite le besco tournait en deux semaines, etc, etc, etc, je me suis dit que mon projet était tombé dans le domaine public et que j'aurais dû aller encore plus vite -mais comment aller plus vite que vite? plus vite que la lumière?
foncer dans le mur ou ralentir?
le dégoût du cinéma l'emporte, pour le moment, j'ai décidé de ralentir.

d'où vient l'idée de I'M NOT THERE?

DYLAN: we could make a movie and you could be bob dylan, it would'nt matter.
ROSENBAUM: but if there are two bob dylans in the film and renaldo is always changing ...
DYLAN: well, it could be worse, it could be three or four.
PLAYBOY, mars 1978)

loin du cinéma (1)

pourquoi des films? pour qui?
pourquoi quelqu'un comme moi qui n'aime plus le cinéma depuis vingt ans, qui l'a même en horreur, ferait-il des films?
c'est ce que je me demande depuis un mois, depuis mon retour de locarno précisément...
je savais que je détestais les festivals, et j'avais en plus de mauvais souvenirs de locarno, pourquoi y suis-je allé, qu'allais-je faire dans cette galère: du tourisme culturel, comme les autres?
que faisait LE RETOUR DES CINEPHILES dans cette galère? de la figuration? je ne sais pas, je ne sais plus, j'ai oublié.
et LES FILMS D'OCCASION, ils deviennent quoi, au fait?

mercredi 12 septembre 2007

mardi 11 septembre 2007

the ballad of frankie lee and judas priest (la plus belle chanson de dylan)

la VO

cardiff, 2000

locarno 1987 (the epiphany show, quand il a retrouvé sa voix)

une version récente décente (alabama 3)

samedi 8 septembre 2007

l'homme tranquille (1952)

john ford: "i think it's my first love story"

john ford, captain beefheart, butch cage, bukka white, son house, napoleon strickland


butch cage et willie b thomas

bukka white filmé par alan lomax (on voit son house qui danse)

son house

napoleon strickland joue sur une corde

SEND IN THE CLOWNS (stephen sondheim)

1. la leçon de musique

2. une bonne version de van morrison et chet baker

3. judy dench, la perfection (sur disque, la première version de SARAH VAUGHAN et la seconde version de SINATRA sont insurpassables)

vendredi 7 septembre 2007

SEPTEMBER SONG (jimmy durante, 1955)

imaginez le même jimmy durante, sa voix graveleuse et expressioniste, une petite dizaine d'années plus tard, soutenue par les cordes de gordon jenkins, c'est JIMMY DURANTE'S WAY OF LIFE, il n'y a pas plus beau.

il y a beaucoup d'autres belles versions de cette belle chanson, en voici une:

BONUS 1:

BONUS 2:

" invraisemblable ou pas, crois-moi, c'est la vérité -et il n'y en a pas deux ..."