samedi 21 novembre 2015

axelle ropert, mandy patinkin, yasujiro ozu


j'ai revu l'autre jour à la télévision presque les 2/3 de tirez la langue mademoiselleet je l'aime autant que la dernière fois: brutalité, délicatesse et lyrisme amoureux s'y marient avec une rare dextérité .... l'étrangeté, c'est que j'ai vu, au milieu (question de chaînes) un épisode d'une série que je ne voulais pas rater, esprits criminels, qui racontait la vie et la mort d'un personnage que j'adorais (joué par un acteur sublime, qu'on ne voit même pas à l'image, mandy patinkin) ...
les deux "films" ont gagné l'un l'autre à cette étrange proximité ...
mandy patinkin est aussi un chanteur gracieux, bien connu des amateurs de stephen sondheim qui fait souvent appel à son falsetto très étrange, notamment dans le rôle de george seurat (sunday in the park with george), une voix parmi les plus artificielles au monde ..... ... ................................................................


tout ça pour dire que j'ai retrouvé à la fin du très beau film d'axelle ropert le sentiment éprouvé la première fois: cette impression de finir comme un film d'ozu, sans savoir précisément pourquoi .... j'en ai une vague idée mais je garde ça pour une autre fois ...

10 commentaires:

Anonyme a dit…

Vous nous parlez avec des mots choisis
de Bob Dylan le 29 juillet 1965 au studio Columbia de new York
de stephen Sondheim le magicien de Broadway
il y a longtemps aussi de Helen Levitt

mais jamais un petit mot de New York...
je veux dire du choc de découvrir New York
Mais peut être...
il est mieux uniquement d'écouter ces si jolis mélodies douces

bonne soirée
christian

skorecki a dit…

new york, c'est drôle, ce que vous dîtes, j'y suis allé dès 1962, chez ma cousine, dans le bronx, je l'ai redéouvert avec le free jazz d'albert ayler, sun ra et archie shepp, et surtout bob dylan en 1965, et une dernière fois redécouvert dix ans plus tard avec robert frank (qui m'avait invité trois jours chez lui, c'est le plus long papier que j'ai jamais écrit) ... et je n'y étais pas retourné ... il se trouve que mon dernier film, LE JUIF DE LASCAUX, est invité à new york au museum of moving images (le MOMI) ... j'y retourne donc en janvier ... avec ma compagne qui rêve de cette ville depuis toujours ... décidément, oui, vous tombez bien: n.y, n.y, n.y ....

Anonyme a dit…

Votre papier sur ROBERT Frank est il paru dans libération ou dans les cahiers?

skorecki a dit…

dans libé ...

Casper a dit…

C'est un papier magnifique, très personnel, absolument bouleversant. A cause de lui, la seule fois où je suis allé sur place, j'ai arpenté Bleecker Street comme un crétin pendant des heures à la recherche du vieil homme à la casquette de baseball...

Philippe L a dit…

Dans Homeland Mandy Patinkin marche très vite, les bras en avant tout en regardant ses chaussures. Je persiste à vouloir regarder cette série (qui vaut ce qu'elle vaut), presque uniquement pour lui.

skorecki a dit…

merci casper, encore une fois ....

skorecki a dit…

à toi philippe: tu tombes si exactement juste, comme souvent .... mandy patinkin est un ange, d'ailleurs j'aimerais revoir "dead like me" une très belle série oubliée où il jouait quelque chose comme l'ange commandeur ....

skorecki a dit…

mail reçu d'axelle ropert: "Ca me fait hyper plaisir, tu sais ! Tu es l'un des rares, voire le seul, à relever la "brutalité" dans mes films, là où les autres me félicitent à côté de la plaque en me disant que je fais des "jolis films" (quelle horreur)."

Anonyme a dit…

where are you, man?


" invraisemblable ou pas, crois-moi, c'est la vérité -et il n'y en a pas deux ..."