jeudi 26 mai 2011

dsk sur TF1

every monday around 10.30 pm, DSK guests on new york unité spéciale, starring jayne mansfield's daughter, mariska hargitay (father was tarzan, she's been raped when she was small, that's why she's so hard on rapists) ... if you think it's an hallucination, you may be right .... or you may be dickwolfing, or cinephilizing again ....
law and order/new york, unité spéciale, starring jayne mansfield's daughter,mariska hargitay

Dans le système judiciaire,
les crimes sexuels sont considérés comme particulièrement monstrueux.
A New York, les inspecteurs qui enquêtent sur ces crimes sont membres d'une unité d'élite, appelée Unité Spéciale pour les Victimes.
Voici leurs histoires...

it's only a paper moon


it's only a paper moon/composed by harold arlen, written by e. y. harburg (and billy rose) in 1932 .... originally recorded by the fabulous cliff edwards (ukulele ike) in 1933, and by the nat king cole trio on january 17, 1944 ...

mercredi 18 mai 2011

ballad of a thin man


from the same fabulous dresden concert, may 24, 2000

dis-moi que je rêve, maman ....

"quand j'ai vu dsk à la télévision devant le juge, humilié, à la dérive, je me suis dit: "ça, c'est une leçon de cinéma." ..... la vie est plus forte que la fiction ..." alain cavalier, le figaro, 19 mai 2011
.... ..... preuve qu'on peut être le plus intelligent, le plus fin des cinéastes, et se tromper sur le rapport du réel au cinéma .... dsk à la télé, c'est la preuve que c'est au contraire la fiction qui est plus forte que la vie .... ..... et qu'elle ne fait que signer depuis la destruction des twin towers il y a dix ans, le retour d'une cinéphilie aberrante, compulsive, addictive .... on veut voir et revoir l'homme humilié, les centrales nucléaires explosées, les tours en feu, perdre tout sens du réel, s'abimer une bonne fois pour toutes dans l'aveuglement cinéphile des images ...
personne n'échappe à la cinéphilisation du réel, personne .... ..... il faudrait être un saint (ou un aveugle) pour y échapper.... personne ne peut se passer de la drogue répétitive du réel lyophilisé, de ses boucles hypnotiques, de la lyophilisation cinéphile des images télé ....
la fiction est un cauchemar dont on ne se réveille pas ....
dis-moi que je rêve, maman, dis-moi que je rêve ....

dis-moi que je rêve, maman (2) ....

il est bien évident que l'idée de société du spectacle, aussi simpliste soit-elle, est maintenant dans le domaine public ...
.... celle de cinéphilisation du monde, que je réintroduis ici, dix ans après sa première apparition, est-elle si abstraite que personne ne trouve à y objecter ou à y redire?
.... ou mes neurones, à l'approche dylanienne de mes 70 ans, sont-ils singulièrement explosés?

(ou suffit-il de répéter une dernière fois à la face du monde la prophétie de mac luhan, datée 1964: the medium is the message/le message, c'est le medium?)
".....en réalité et en pratique, le vrai message, c'est le médium lui-même, c'est-à-dire, tout simplement, que les effets d'un médium sur l'individu ou sur la société dépendent du changement d'échelle que produit chaque nouvelle technologie, chaque prolongement de nous-mêmes, dans notre vie.
marshall mc luhan

bootsy's basic funk formula

cannes, vu de loin

comme chaque année je me saoule d'images cannoises sur toutes les chaînes télé .... à quoi ça me sert, direz-vous, moi qui ai le cinéma en horreur?
à rien ... à souffrir ... à m'éloigner encore plus de ce cinéma dont je suis déjà si loin ... à réfléchir dans la douleur?
deux ou trois remarques pour 2011: aucun film ne m'intéresse, ils ont pour seule habileté d'être plus intelligents -pas difficile- que ceux qui écrivent sur eux ... depuis 20 ans qu'ils s'y préparent, les cinéastes savent enfin parler 1000 fois mieux de leurs films que les critiques ...
les films sont livrés avec leur mode d'emploi ... plus de place pour le spectateur, plus de place pour le rêve, plus de place pour le cinéma ....

dégoût de la télévision


toute émotion m'a toujours été familière ....en même temps, toute émotion m'est suspecte .... pourquoi faire se rencontrer l'enfant aux cheveux verts, un losey brechtien de 1948, et le dégoût grandissant devant cette télévision/dsk que je ne peux pas me résoudre à ne pas regarder? ... disons que c'est ma cinéphilie à moi qui tourne en boucle, nauséabonde et fiévreuse ... ou quelque chose comme ça...

bill callahan 2007

hey man, bob dylan will be 70 next tuesday, may 24 ....

"you must be kidding, man .... that's the most depressing thing i've ever heard ..."

After a concert in March 1966, on board a private plane in Lincoln, Nebraska, bound for Denver, the singer told critic Robert Shelton: "I kicked a heroin habit in New York City. I got very, very strung out for a while, I mean really, very strung out. And I kicked the habit."
It has long been conjectured that Dylan suffered from a drug problem in the mid-60s, but the rumours have never previously been substantiated. "Death to me is nothing as long as I can die fast," he told Shelton. "Many times I've known I could have been able to die fast, and I could have easily gone over and done it.
"I'll admit to having this suicidal thing ... but I came through this time."
GUARDIAN, may 23, 2011

dylan/mingus


bob dylan/masters of war (from fabulous dresden concert, may 24, 2000)

fables of faubus (1960)/charles mingus, eric dolphy, ted curson, danny richmond

lundi 16 mai 2011

cannes vu de loin (2)

j'ai lu ce qu'eric neuhoff a écrit sur les dardenne dans le figaro d'aujourd'hui, je n'avais pas mangé, j'ai pourtant tout vomi ... je l'avais vu au club avec beigbeder, il ressemble de plus en plus à un mussolini qui aurait perdu toute sa graisse ... même maigre, ce petit fasciste de salon n'exprime que la haine et le mépris ... je l'aimais mieux quand il travaillait au figaro madame ... ça lui allait tellement bien ...

samedi 14 mai 2011

bukka white/howlin' wolf


bukka white laughs and sings his old rap/blues, howlin' wolf encourages him, alan lomax films the whole thing in a fake juke joint around newport ... (1966)

entre sylvia scarlett et yentl


entre cukor et singer/streisand, la jeune molly picon se déguise et chante en yiddish (joseph green, pologne/USA, 1936)

samedi 7 mai 2011

molly picon 1936


molly picon (מאָלי פּיקאָן; february 28, 1898 – april 6, 1992) was the most famous yiddish speaking actress ... on a very old photograph, taken before i was born, my mother looks somewhat like her ... on an even older photograph my father looks like gary cooper in a fritz lang thriller ... what a couple that would be: molly picon and gary cooper, speaking and kissing in yiddish ...

i'm always chasing rainbows


mandy patinkin/harry nillson (& gordon jenkins)...these two beautiful men have more judy garland in themselves than judy ever had ...

april in taïwan


sugar baby/old time minstrel lovely slow version

dimanche 1 mai 2011

Isaac Bashevis Singer/Bob Dylan, une histoire d’amour

Quel rapport entre Isaac Bashevis Singer et Bob Dylan? Le premier a eu le prix Nobel, le second a failli l’avoir, c’est ça ? Ah non, pas du tout. C’est plus simple et plus tordu à la fois. Disons qu’ils occupent ma tête à plein temps, et en même temps. Il n’y a de place pour rien d’autre. Je lis et relis les nouvelles de Singer, surtout celles qui se passent au lendemain de la guerre dans les cafeterias des quartiers juifs de New York, où on ne parle que le yiddish, un invraisemblable yiddish mélangé de polonais et d’américain; en même temps, je ne cesse d’écouter et de réécouter les fabuleux concerts piratés de Dylan, surtout ceux de l’année 2000, merveilles inaccessibles dont la seule clé d’entrée sur youtube s’appelle aujourd’hui hollis1960 (dépechez vous d’aller y voir avant que le web sheriff de Sony/youtube en interdise l’accès, ce qui ne saurait tarder …). Pour le moment, il m’est impossible de penser à Dylan sans penser à Singer, ou de lire Singer sans entendre l’impossible voix nasale de Dylan.
Savoir que Dylan est né juif dans un patelin perdu des montagnes du Minnesota ne me sert pas à grand chose. Outre qu’il n’a pas eu d’éducation religieuse, il s’est publiquement converti au christianisme, et a même été chanter pour le pape, ce qui ferait ricaner Isaac Singer, qui se moque souvent dans ses textes des juifs polonais convertis, mais ni l’époque, ni le pays (la Pologne sous les nazis) n’ont grand chose à voir avec l’Amérique d’aujourd’hui. Je pourrais ne pas finir mon histoire et me contenter de penser qu’ils m’occupent la tête en même temps, un point c’est tout. Mais ce n’est pas suffisant pour l’obsessionnel que je suis. Il doit bien y avoir autre chose. En lisant encore, en écoutant davantage, je crois que j’ai trouvé : dans la musique des mots d’Isaac Bashevis Singer, dans celle du converti Dylan, quelque chose d’identique passe quand même. Pour Singer, c’est évident, c’est la mixture du yiddish et de l’anglais qui a une magie simple et pittoresque à la fois, un truc que n’importe qui peut comprendre. A écouter le Dylan de 2000, surtout celui du concert du 25 septembre à Portsmouth, on est bien obligé de constater que ce sont des larmes juives qui sortent de sa bouche. Des hoquets, des gémissements, des frémissements. Allez directement écouter sa version de Frankie Lee and Judas Priest de Portsmouth, on dirait qu’un diable, un lutin (un dibbuk, dans la langue de Singer) a pris possession de son corps.
frankie lee and judas priest (portsmouth, 25 septembre 2000)
PS. Si ces histoires juives un peu tarabiscotées vous passent par dessus la tête, et si vous préférez les histoires de crooners, de vrais crooners, procurez vous au plus vite New in Town/Glad to be There (GAMBIT/distribution Socadisc), qui réunit en un seul cd les deux somptueux albums qu’Ed Townsend a enregistré en 1960 avec l’un des meilleurs arrangeurs de Sinatra, Nelson Riddle. Tout y est, cordes, volupté, économie, standards susurrés …. Sans oublier l’essentiel: une voix à faire chavirer les filles, ou les garçons qui n’ont pas perdu leur cœur de fille. Un détail, qui compte : Ed Townsend était noir.

zelig & czarna

ten years before he died, here's what isaac singer had to say: "at its best, art can be nothing more than a means of forgetting the human disaster for a while ...
i am still working hard to make this "while" worthwile" ( july 6, 1981)
isaac bashevis singer venait de la même voïvodie, la même province de pologne que celle de mes parents, nés à peu près en même temps que lui (mais morts beaucoup plus tôt) ... le plus important, c'est qu'ils parlaient le même yiddish, ils le parlaient avec le même accent ... je me dis que zelig et czarna devaient avoir les mêmes souvenirs que lui ... mêmes souvenirs, mêmes histoires, mêmes odeurs, même yiddish ... je me souviens que la machine à coudre de mon père, à paris, était une singer ... ce petit bonhomme là parle pour eux, qui ont si peu parlé ...
(je me lasse pas de voir et de revoir ce petit film, d'écouter l'accent rusé, criard, fatigué, d'isaac singer, et je ris à chaque fois tout haut de ses réponses aux journalistes, des réponses qui rendraient les plus savoureux dialogues de woody allen d'une lourdeur de béton armé)

jeudi 28 avril 2011

hank williams revisited


house of gold .... a great hank willams religious song, two lovely and very different versions: bob dylan's rare 1989 interpretation, and the secret sisters' recent one

mercredi 27 avril 2011

look and listen well: this may be dylan's best concert ever (portsmouth, september 25, 2000)















only 3 weeks before dylan turns 70

A FEW DAYS AGO IN CHINA/a simple twist of fate/ just a song and dance man, as a friend just said, still under heavy emmett miller's vaudeville influence ...

birmingham, 1995


tears of rage/memphis blues again, lovely songs strangely revisited: new rhythms, new melodies, soft flamenco mood or what?

vendredi 22 avril 2011

high lonesome bentonia style


same song, same time (around 1966/1986), different bentonia styles: jack owens on record (with bud spires on harmonica), skip james on film (alan lomax, staging a fake juke joint looking as real as a real one) ... who do you love?

jeudi 21 avril 2011

mizoguchi 1956


les toutes dernières images du tout dernier film de mizoguchi, la rue de la honte (1956) .... son film suivant devait commencer par un cercueil, suivi d'un flashback

a few days ago in australia ...

dylan en chine




vendredi 15 avril 2011

sinatra tries billy strayhorn's lush life


... and misses (only the lonely sessions, 1958)... he doesn't know how to sing it ...

2000

desolation row/strange stripped to the bone spanish version ... flamenco feeling, soft rock masterpiece ....

jeudi 14 avril 2011

sinatra & gordon jenkins 1965

;;;

dylan 2000


to ramona/dublin (september 2000)

dylan 97

bob dylan, acting strangely as some kind of rock music's rabbi, crying like an old cantor ... man, how not to love the man?

absolutely sweet marie (lovely rocking song from from blonde on blonde)

strayhorn 1965

billy strayhorn plays piano with duke ellington's band on his own composition, take the a train (1965, rare)

billy strayhorn sings lush life ...


... plays piano too (1964) ... he's not a singer but he shows how it should be sung

samedi 9 avril 2011

lush life, 2010/1963

.....
lush life/robert wyatt (2010)/johnny hartman & john coltrane (1963) ... they know

jeudi 7 avril 2011

prysock 1965


come home/arthur prysock & the count basie orchestra (basie soloes on organ)

1975


how not to cry?

stoney edwards 1976


blackbird (1976, written and produced by chip taylor) ... probably the greatest black country singer ever ...

samedi 2 avril 2011

1929, my father's voice

... if he had become a cantor, a great hazan ... like david roitman (1884 - 1943), who died the very year i was born, and who remains my very favourite cantor along with pinchik and berele chagy (and one of the oldest to have left vinyl traces -his best recordings date from before world war one) ....
... then i imagine my father might have sounded like that ...

sweet masterpiece in strange falsetto funk style, curtis mayfied's way (1972)

al green's hidden treasure: soul minimalism at it's best
eli's game/al green

black and white soul

james & bobby purify sang i'm your puppet first in the early sixties/dan penn had composed it, among other great soul standards: dark end of the street, do right woman, cry like a baby ...... here's the original black soul version of i'm your puppet ... along with the original dan penn (and spooner oldham) white country standard (or demo) it came from ...


i'm your puppet/james & bobby purify/dan penn with spooner oldham on keyboard

vendredi 1 avril 2011

everly bros 1957


too good to be true/everly brothers, rare demo (1957)

1969

mama tried/merle haggard (1969)... the everly brothers did a great lovely harmonized version of this sweet song

r h harris, god's voice?

arthur prysock (1929-1997)

best baritone ever? .... .... better than johnny hartman, billy eckstine, brook benton? i think so ... what a deep honey voice, man ...

since i fell for you/buddy and ella johnson (1947) ... i just post this forgotten sweet masterpiece by the fascinating miss ella johnson and her brother buddy, to remind listeners that arthur prysock started in buddy johnson's band in 1944 ...

white soul

zelig et moi

mon père aimait les chanteuses, il les écoutait à la radio en travaillant, toute la journée … sa préférée voix d’ange », disait-il- c’était frida boccara … j’ai été jusqu’à acheter récemment un 30 cm d’elle pour voir si c’était vrai, je n’y ai rien trouvé d’angélique … voix d’ange, pour moi, ça s’appliquerait plutôt à robert wyatt ou billie holiday, le couple mixte du septième ciel de mon paradis perso … pas celui de mon père, apparemment … il s’appelait zelig, ma mère c’était czarna, et l’un de mes grand pères s’appelait aaron … il devait aider quelque prophète perdu à ne pas bégayer en public, pas trop en tout cas … pourquoi je raconte tout ça aujourd’hui, moi qui ne parle jamais de ma famille, ni de ceux que j’ai connus (mon père, ma mère, ma sœur, ma cousine tsella de new york, et sa vieille mère que j’ai croisée à paris, venant de pologne -c’ était la sœur aînée de ma mère- sur le chemin de l’Amérique où elle mourra deux ou trois semaines plus tard), ni de ceux que j’appelle les fantômes de la famille,une bonne centaine de personnes dont je ne connaîtrais jamais ni les noms, ni les visages …. ?
Mon père chantait à la synagogue, c’est l’une de très rares choses qu’il m’ait dit de lui … il est mort en 1970, j’ai dû écouter pour la première fois les chants sublimes d’un vrai cantor, yossele rosenblatt, je crois, à new york, en 1962 ou 63 … j'ai ramené le coffret noir de rosenblatt à paris, mon père a écouté ça sans dire un mot, le disque grattait pas mal, il n’avait pas l’habitude … je crois qu’il préférait frida boccara ...
the jazz singer/al jolson écoute yossele rosenblatt chanter (1927)

1958, les ciseaux

je devais avoir quinze ans quand c'est arrivé ... c'était une fin d'après midi, mon père était à la machine, il était tailleur pour dames, tailleur à domicile comme on disait ... dans ces années là, si je me souviens bien, sa chanteuse favorite, celle qu'il écoutait tout le temps, dès qu'il en avait l'occasion, c'est à dire dès qu'elle passait à la radio, c'était frida boccara ...
il ne parlait pas plus que d'habitude ce jour-là, c'est à dire qu'il ne parlait pas ... ma mère était partie acheter du pain, ou livrer les vêtements à la silhouette parisienne, dans le neuvième arrondissement ... j'ai dû dire un truc qui ne lui a pas pas plu, à zelig ... quoi? aucune importance ... les ciseaux sont partis en une fraction de seconde ... ils ont traversé la pièce en sifflant ... j'ai juste eu le temps de me baisser, je les ai senti me frôler le haut de la tête ... c'était moins une ... heureusement que j'avais les cheveux longs à l'époque, plus longs en tout cas qu'il n'étaient permis... est-ce que frida boccara chantait à la radio cet après-midi là? .... peu probable ... elle n'était pas très connue à l'époque ....

en 1958, c'était plutôt l'heure d'andré claveau, un chanteur gominé qui concourait à l'eurovision avec dors mon amour, et pour lequel le jeune skorecki, j'ai un peu honte de l'avouer, avait des penchants androgynes ...

al bowlly/jeri southern


music maestro, please/let's run all the way from british king of crooners, al bowlly (& lew stone, 1938) to sweet jeri southern (& johnny smith, 1958)

un matin froid de 1971

... on enterrait ma mère au cimetière juif de pantin .... il n'y avait pas grand monde, mes souvenirs sont un peu flous ... il devait y avoir jacqueline kremski, la meilleure amie de maman, qu'elle considérait comme sa deuxième mère ... ... je ne reconnaissais presque personne, mais je me doutais qu'il y avait des vieux amis de ma mère ... j'entendais ici et là des bribes d'accent yiddish, et j'imaginais les numéros infamants d'auschwitz tatoués sur les bras, sous les chemises amidonnées ... je n'osais dire bonjour à personne de peur d'avoir oublié les noms ... il y avait surtout cette petite dame, celle là je ne l'oublierai jamais ... elle vendait du fil à coudre et faisait des retouches dans sa petite boutique, en bas de la rue tlemcen ... elle était toute frêle, toute petite, exactement comme maman ... j'ai serré la main de ma soeur, elle a serré la mienne, on devait pleurer de drôles de larmes à peine humides ... saleté de dignité, quand tu nous tiens ...
.... des années plus tard, je suis retourné à pantin, j'ai eu un mal fou à retrouver où mes parents étaient enterrés .... je m'étais juré de faire réciter la prière des morts, le kaddish, sur leur tombe ... je ne l'ai jamais fait ... un jour peut-être ....

un jour, ma mère a voulu me marier ...

... je devais avoir 25 ans, elle ne m'avait jamais vu avec une fille, je pense qu'elle croyait que j'étais pédé ... c'était aux 3/4 faux, disons que ce n'était pas le plus important ... elle a tout mal fait: présentation de la mère, du père, de la fille .... deux ou trois ans plus tard, j'ai vu le marieur américain d'edgar g. ulmer, ce film drôle et déchirant qui parlait yiddisch comme mes parents entre eux .... moi, je n'ai jamais parlé yiddisch, pour ma mère j'étais juste bon à devenir un schnorrer, un va-nu-pieds ... mais quand j'ai vu le film d'ulmer, tout d'un coup mon yiddisch m'est revenu ...

edgar g ulmer/le marieur américain (1940), un film américain en yiddish

mon père n'aimait ...

... que les chanteuses, c'est la seule chose dont je me souviens de lui avec certitude ... moi, je n'aime que les voix d'hommes ... pas n'importe lesquelles, attention ... seules celles qui muent imperceptiblement me tirent les larmes ... vers quoi muent-elles, ces voix?
ainsi du cantor berele chagy: est-ce sa part féminine qui m'émeut, ou cette angélique propension à se rapprocher imperceptiblement de dieu?

berele chagy/el mole ... sweetest falsetto ....

dylan 1997


you ain't going nowhere (spring 1997) ... back to the spirit of the basement tapes

1956, elvis


... je ne savais pas que trois ans après ces images rares d'un jeune elvis en pleine grâce féline, j'allais le rencontrer, lui parler longuement, le voir de près ...

jeudi 31 mars 2011

1967, i lived in london

... .... in a strange artist community, the exploding galaxy, built around kinetic artist david medalla ... it was a high house, located way up north of the city, at 99 balls pond road. ... if i remember well, last time i was there was late 1968, just before i left for india ...
must have been around this time i went to small clubs to hear groups i loved, the soft machine (jimi hendrix, completely stoned and spaced, played approximative bass with them once), my favourite group at the time, the move ... .... and of course syd barrett's pink floyd, complete with light show, that i saw more than once, totally in love with syd's songs, syd's ways, syd's voice ... and his ever so strange resemblance with young robert taylor in george cukor's camille, in front of greta garbo ...
.
... ... i was not the only french long haired weirdo to live there ... approximate dandy patrick deval was there with his girl friend, eve ridoux (i don't think his other girl, jackie raynal, was there) .... if my memory serves me well, neo-hindu freak christian ledoux also used to come and go .... music, incense, drugs ... i didn't take any at the time, which may explain the slight distance i had to others who did, and the faint memories i have of this distant past ... ah, yes, i almost forgot: laura must have been there too (i had used her in my first film, les pieds dans les nuages, in 1966), she may even have been the one who dragged me there initially, medalla being a marcel duchamp freak, and knowing laura was quite close to duchamp herself .... there was an elegant gay hippie she adored, with lawrence of arabia looks, called jeffrey ... i think he's dead now ...

1940

american matchmaker (le marieur américain)/acted and sung in yiddish, starring leo fuchs, directed by edgar g. ulmer

lundi 28 mars 2011

1905

the original cohens (ada jones and len spencer)/a vaudeville routine from 1905, something between jewish parody and chaplin himself ... yiddish minstrels?

1954/1993


tomorrow night/elvis presley (sun studios, 1954)/bob dylan (paris, 1993)

vendredi 25 mars 2011

1951/1953

johnnie ray entered the studio in october 1951 and recorded cry with the four lads ... in doing so, he inventend white rock and roll three or four years before elvis ... he was gay and partly deaf ... which means he didn't hear precisely what he sang

elvis presley entered the recording booth for the first time in 1953, he recorded two songs, this one, my happiness, specifically for his beloved mother ...
now wh'o's rocking here? elvis in 1953? or johnnie ray two years before?

samedi 12 mars 2011

1970


reverend charlie jackson/wrapped up, tangled up in jesus

1930

cantor mordechai hershmann/witness the fabulous change in his voice at 3.46, and then again at 6. .... try to imagine how he manages to reach some unknown kind of falsetto without any visible effort ...

1932

very rare footage of a jewish rural community (a shtetl) in poland/exquisite music by sufjan stevens

2009


old bob dylan, chicago, 2009: strangest version ever of forgetful heart

1997

can you believe that? ... .... crazy sensual/spiritual stuff ... something like i shall be released mixed up with lay lay lady lay .... how is it possible not to love it?

i shall be released/providence, rhode island, 1997
absolutely sweet marie, ravin' and swayin' and rockin' rare song from blonde on blonde ... philadalphia, august 1997

mercredi 9 mars 2011

emmett miller, country minstrel

i'm trying to figure out which voices, back or white, are closest to heaven ... men acting as women, whites disguised as blacks, spiritual singers closing their eyes on the world ...
here's the first one of them, the one and only emmett miller, inventor of the freakiest yodel ever ...

armstrong as black minstrel


...or queer sexual minstrel?

sam cooke, r h harris's pupil


lots of soul stirrers lovers always thought he did not sing as well as his professor, rh harris... as much as i love sam cooke, i have to agree ...

emmett miller, black minstrel

oliver hardy, black minstrel

travesti racial ou travesti sexuel...ou les deux à la fois ... et si c'était une seule et même chose ... devenir noir, devenir femme, devenir étrange ...

lazy moon/laurel & hardy (1931)

lundi 7 mars 2011

baby blue 2010

portsmouth 2000

"what kind of house is this," he said,
"where I have come to roam? "
"it’s not a house," said judas priest,
"it’s not a house . . . it’s a home"

best ever live version of frankie lee and judas priest

trying to get to heaven

2001



a hard rain's a gonna fall/sugar baby/philadelphia,november 2001
....like he never ever had sung these songs before ...

tonight....

....... i'll be staying here with you

surrealistic swaying swing

when sam cooke ...

.... heard blowin' in the wind, he said black people should have a song like this ... so he wrote a change is gonna come ... the strange feeling when i hear both versions is that even if i damn know bob dylan is singing sam cooke's words and music, i can't help but think it's the opposite ... and that sam cooke is singing a dylan song ... what if he was?


a change is gonna come/sam cooke, bob dylan

rock'n roll 1944


is you or is you ain't my baby?/louis jordan (1944) ... ... .... all that jazz happened before anything (bill haley, elvis, carl perkins) happened ... anything white, i mean ... there was a time for a black paradise, a black garden of eden ...or so it seems ...

lundi 28 février 2011

rock'n roll 1946


good rockin' tonight/roy brown, 1946

elvis 1953


that was before rock and roll and before commercial tv .... that song came before anything had been invented ... it even came before man had been chased from the garden of eden .... nothing but pure love, then ... elvis recorded two songs for his beloved mother, my happiness in immaculate dean martin style, and this original version of that's when your heartaches begin, a previous hit for the ink spots ...
he would record the song twice, once in 1956 with the million dollar quartet, and the definitive commercial version in 1957 for RCA .... elvis was eighteen, i was ten ... the world had hardly been invented ... anything could happen ... anything ... it would be six years before i actually met the man, before i chased him and located him in paris ... i met him several times ... we talked and talked and talked ... my life never was the same after that ... but to realize that, it took me another 40 or 50 years ...

lundi 21 février 2011

everly brothers 1955

the sun keeps shining/recorded november, 9, 1955, released february 6, 1956 ... listen closely ... that's about the time they appeared on a breakfast tv show early morning in america ... that's right, television and rock'n'roll were born together, in the same breath ... think about it ... just listen and think at the same time, if you manage to do both together ...

hitchcock 1955

alfred hitchcock was the very first to understand television was instantly taking the place cinema had occupied for more than half a century ... he did not know rock and roll was sweeping the world at the very same time ...he didn't need to know ... focussing on stories, small screen, and how to tell a story in somenone's living room without having ever been in his house, without having ever met him ... hey, the man's an unknown, and he should remain unknown to me ... my problem, if my name is alfred hitchcock, is: how will he ever come to know me?
10/02/1955: one of the first episodes of alfred hitchcock presents
alfred hitchcock did not know sweet beverly kenney composed a song called
i hate rock and roll ... he did not know she comitted suicide in 1960 ... she had just turned thirty .... old alfred knew a lot of things but he could not know everything ...

pinchik 1930


avoir de la patience, c'est commencer à aimer la musique ... avec cette prière live de pierre pinchik, il faut s'y prendre à plusieurs reprises pour sentir comment la tradition sépharade (dans un sens presque folk, une musique que pinchik a longtemps pratiquée en parallèle à ses compositions religieuses ) traverse les plus profondes émotions de la musique ashkénaze ...
la musique de pierre pinchik est une musique d'extase, directe, violente, qui n'est difficile d'accès qu'en raison de différences ethniques ou religieuses ... apprendre à l'aimer, c'est apprendre à aimer la musique dont il est l'un des plus hauts représentants, toutes catégories confondues ...

molly picon 1938


mon père a 23 ans quand molly picon cuisine en yiddish pour hollywood ... on est en 1938 ... aurait-il pu voir ce film? je n'en ai aucune idée ... où était-il en 1938, d'abord? était-il déjà en espagne, ce pays en guerre pour lequel il avait fui la pologne, un pays où il était venu se battre aux côtés des républicains pour ses idées de jeune communiste (il avait rencontré ma mère en prison, les marxistes militants y faisaient souvent des séjours, le fait qu'ils soient juifs ou catholiques n'entrait pas en ligne de compte dans les critères d'enfermement à cette époque)? ... ... tout ça, je n'en sais rien .... je n'ai appris des bribes de cette histoire qu'après la mort de mes parents par la meilleure amie de ma mère, jacqueline kremski ... pourquoi n'ai-je appris ces choses là que si tard? manque de curiosité? sans doute ... mais la vraie raison, la seule raison, c'est que ma mère, czarna, ne parlait jamais de ces choses là et mon père, zelig encore moins ....

anthony newley 1960

un ou deux ans plus tard, en 1959 ou 1960, je tombais amoureux de l'improbable anthony newley lors de l'un de mes voyages en angleterre, sans doute à bournemouth, où je revenais souvent dans une famille que j'aimais bien ... c'est là je pense que mon superbe anglais a commencé à prendre forme ... aimer andré claveau en même temps que le jeune presley, c'était l'une de ces bizarreries encore possibles, l'une de celles que les modes et la modernité ont vite rendues totalement obsolètes ou incrédibles ... j'aimais andré claveau, anthony newley, elvis presley, les everly brothers, et je draguais les jeunes anglaises à la chaîne sans que ça porte à conséquence ...

british memories of anthony newley, david bowie's forgotten role model .... and a good friend of shirley bassey (there's a great early duo of them from the same period) ... and co-author of goldfinger with john barry -check his version of the song ...)

jeudi 17 février 2011

it's all over now baby blue

2010



not dark yet/blind willie mc tell (linz, autriche, 2010)

mardi 1 février 2011

dylan 2000


best live version of one of dylan's most lyrical songs, frankie lee and judas priest

lundi 31 janvier 2011

1972, jean richard



en 1973 (bande-son) et 1974 (bande-image), je tourne eugénie de franval, le seul film expérimental de ma courte carrière de cinéaste ... curieux d'imaginer, avec quarante ans de recul, que ce sont ces images vieillottes et sentimentales (maigret, 1972), et ces musiques d'une france endormie et tendrement lyrique (chéri bibi, 1974), qui me trottaient dans la tête comme une ritournelle .... dis papa, c'est quoi la modernité? et les sentiments, maman?

1959, la voix de jeri







... .... j'étais trop jeune en 1959 pour connaître jeri southern (peut-être la plus grande chanteuse blanche avec peggy lee) ... je connaissais encore moins ce live at the crescendo où elle accompagne au piano sa voix brumeuse de sfumato princess ... j'aimais encore presley, que je venais de rencontrer à paris quelques semaines plus tôt, mais c'était déjà le jazz des divas noires qui m'occupait la tête
si j'aime toujours billie holiday et la belle sarah vaughan de 1959/62, seule peggy lee égale pour moi le plus grand chanteur américain de tous les temps (années creuses et fautes de goût comprises): frank sinatra ... ... outre les deux versions-reine de blame it on my youth (jeri southern/frank sinatra), écouter longuement la version célèbre et suave de chet baker, et une copie presque conforme de la version de jeri southern, celle de chris connor ...

1957, je suis lycéen

... ... un élève plutôt tranquille, qui habite juste en face de l'entrée B du lycée voltaire, ce qui lui permet de dormir tard, et de se lever dix minutes avant le début des cours ... je suis en même temps un apprenti blouson noir qui commence à zoner avec la BRJL (la bande rebelle de julien lacroix) ... ... je suis enfin un chasseur d'autographes à l'affût de tout ce qui ressemble à une célébrité, qui ne raterait pour rien au monde une occasion de se faire prendre en photo à côté d'elles ... dans ma collection, un beau bric-à-brac ...
... au hasard, de mémoire: georges brassens, gilbert bécaud, charles aznavour, la callas, harry belafonte, paul anka, luis mariano, raymond souplex, line renaud, jacques anquetil, jacques brel ... je commence en même temps à sérieusement à décliner dans mes études ... plus jeune, j'avais été très bon, j'avais même sauté une classe à l'école communale, mais il me faudra six ans pour décocher le bac, mention passable, au lieu de trois ... en musique, ça va mieux: j'écoute ricky nelson, et les everly brothers dont j'achète tous les 45 tours (et plus tard les 30 cm) sur cadence, fabriqués en allemagne ...



bye bye love/everly brothers (1957)/bye bye love/ricky nelson (1957)

1976

i had just shown my only experimental film, eugénie de franval, in toulon/hyères, digne and la rochelle, where a strange funny thing happened, that my friend patrice enard (who just tragically died) used to remember fondly: there had been some delay in the schedules of films that were one before EDF, and i remember thinking i would miss my train back to paris if i showed the whole film, unless the audience agreed to see just half of it (i suggested the second half, they agreed with me) ... and then only, i'd be able to schedule the discussion i had planned after the film ...in these days, discussing cinema matters with an audience was my main reason (i'm not exaggerating) for making films ... i don't remember what we talked about that particular night in la rochelle, except that people used to leave the theater noisily (at least one third of the audience didn't like to be treated in such a sadistic way, by this agressive mixture of speedy dialogue and an ever so slow flow of images ...) and strangely enough, these were the only people i could discuss cinema matters with, and not the ones who stayed and liked the film ... even more strangely, when i've shown EDF recently, no one leaves the theater ...
i remember patrice used to say he would have loved to do such a thing, an improvised theatrical chaos, but did not dare to do it with his own films ... his wife, britt nini, future screen writer of les cinéphiles (le retour de jean) was there with patrice ... they were always together ... always ...

billy go hoppin' (1976)... uncle walt's band
(walter hyatt, david ball, champ hood) (1976)
... it's a strange band from south carolina, sort of a late lyrical CSN&Y ... biggest fan of the group was lyle lovett, who produced king tears, the first solo effort of walter hyatt, generally considered to be the most creative of all three ... he was inventing a kind of poetic django reinhardt folk singing (not without strange connections with willie nelson) when he died fifteen years ago in a plane crash (champ hood died in 2001) ... the remaining one, david ball, much appreciated by bob dylan, stands as one of the most solid country stars of today ...

1963, jean sablon



jean sablon (1963) ... ...... et bing crosby (1965)

averty 1966


une petite juive adorable, stella zelcer, qui préfigure à sa manière déviante les chansons aigres et mutines de la délicieuse april march ... à l'époque, elle a juste seize ans, c'était bien avant qu'elle ne devienne stella vander, la voix de magma ... ce clip aux allures de scopitone est selon toute vraisemblance signé averty (on voit ses yeux à la fin de la chanson, ses yeux malicieux, ses yeux rieurs)
averty: l'un des rares artistes de télévision qui aurait dû avoir le statut d'un godard, l'un des seuls dont l'absence me brûlera le coeur quand son corps fatigué décidera de lâcher ... je l'ai un peu connu à antibes où il filmait en direct comme un dieu timide des jazzmen frimeurs et des légendes soul (james brown ) ... je l'ai croisé une nouvelle fois sur le tournage de dalida idéale sur laquelle pierre trividic a tout appris de la télévision, avant de l'abandonner pour le cinéma ... averty n'a jamais eu cette vanité ... je l'ai toujours aimé ... je l'aimerai toujours

joss stone, 2007

joss stone turned twenty a bare six months before this hard sensual performance with jeff beck's lyrical electric guitar ... i hardly know whether i consider her to be a real great soul singer or just an incredible cameleon, walking bare feet wherever she happens to sing, so as not to lose essential vital vibrations (i did it all the time while working at libération, so as not to feel tension and cowardness and agressivity too much) ... .... ... just enjoy it, man, and stop asking yourself stupid questions ... long live curtis mayfield and the impressions, anyway

people get ready/joss stone & jeff beck (november 2007)

i'll take you there, fabulous gospel/soul meeting between young joss stone, 19 years old at the time, and mavis staples, ex bob dylan's hard love (he desperatly wanted to marry her), recorded a few months earlier, in 2006

sinatra 1946


pourquoi cette chanson noire chantée par un petit blanc me fait-elle tellement penser à mon père? peut-être qu'il était une rivière pour moi, impétueuse, mystérieuse, indéchiffrable ... en 1946, quand sinatra chantait ol' man river , je venais à peine d'avoir trois ans, et mon père avait encore vingt-cinq ans à vivre .... bien sûr que j'ai triché .... zelig préfèrait les voix de femmes, les voix françaises, surtout celle de frida boccara .... mais il faut bien tricher si on veut que les souvenirs collent à la bande-son du film qu'on se fait dans sa tête ....

1940/1969/sophisticated lady


sophisticated lady/duke ellington & jimmy blanton (1940)/thelonious monk (1969) ... quand jimmy blanton taquine le piano d'ellington du haut de sa contrebasse, avec l'aide de son archet lyrique, l'amérique n'est pas encore entrée en guerre, je ne suis pas encore né, et le "jazz" est en train de faire sa révolution secrète ... .... trente ans plus tard, remarquer que monk a retenu la leçon .... un moyen comme un autre pour comprendre qui apprend quoi à qui, et d'où viennent les musiques ...

berele chagy, 1927


el mole rahamim (אל מלא רחמים, dieu empli de miséricorde),
sur une musique de shalom katz

warren smith/bob dylan



red cadillac and a black mustache/warren smith/bob dylan

dylan 1974


the water is wide (bob dylan, eric clapton, and friends) .... one of the sessions recorded for clapton's birthday (1974 ... or 1976)

ricky nelson/bob dylan


je retrouve cette photo

... prise à brive qui me rappelle de bons souvenirs ... si je la publie aujourd'hui, c'est pour accompagner un joli texte qui paraît dans trafic, signé marie anne guérin, sous forme de notes pour les enfants de louis skorecki et de jean-luc godard .... il m'a rappelé brive, la chaleur du lieu et de l'accueil, il m'a surtout rappelé ce que je me rappelais encore du cinéma ... pas grand chose, mais un pas grand chose qui compte pour moi ...


" invraisemblable ou pas, crois-moi, c'est la vérité -et il n'y en a pas deux ..."