vendredi 9 novembre 2007

hey louis, who are butch and the sundance kids?

IKE 1.
HANG ON TO ME (1936, early technicolor)

IKE 2.
the original SINGIN' IN THE RAIN (1929)







BUTCH AND THE SUNDANCE KIDS


SMOKESTACK LIGHTNING (for the mississippi sheiks)








JACK, EDDIE, NINO NINO, et LES DANSEURS
CINEPHILES AU TRAVAIL


WHISPERING JACK SMITH

EDDIE ANTHONY/HENRY WILLIAMS, LONESOME BLUES


NINO NINO

LES CINEPHILES AU TRAVAIL













CINEMA/MUSIQUE




if you don't know anymore where you are, who you are, AND WHAT MUSIC YOU LIKE BEST, i will have proven my point:
music is where good taste ends, où les hiérarchies s'abolissent, où noir devient blanc et inversement.
ne plus savoir où on est et ce qu'on aime, c'est là où commence la musique.
not knowing anymore where your (good) taste leads you, listening to music without even knowing what it's called or what it stands for, this is where MUSIC begins.
la musique commence là où finissent les longues habitudes ou les hiérarchies, au moment même où elle s'écoute.
en 5.1 ou en mp3, avec ou sans livret, elle détruit toutes les certitudes.
elle est l'incertitude même.

PEGGY LEE chante JUDY COLLINS (my father), 1981


VLADIMIR ET ANDRE VONT AU CINEMA
VLADIMIR ET ANDRE VONT AU CINEMA







CINEMA IN THE DARK
(LA DERNIERE MORT DE ROBERT BRESSON)

avec son SECOND SOUFFLE, corneau met à mort bresson

(et pas melville, comme on le croit bêtement)



rappeler que melville, c'est un petit bresson.
un bresson viré polar: postsynchro intégrale, antinaturalisme total, modernisme décalé, postcinéma prophétique.


rappeler que l'influence de bresson (une influence évidemment souterraine) s'est principalement exercée à la télévision: regarder les vieilles dramatiques télé, constater une fois de plus l'emphase des acteurs (même le génial jean richard, le meilleur MAIGRET après harry baur et pierre renoir) pour s'en convaincre.

après bresson, plus rien n'est comme avant.

après melville, le bresson b., c'est autre chose: vient le maniérisme nippon, l'exotisme chinois, les ralentis tarrentinoïesques, c'est le début de la fin.

on n'a pas arrêté de prendre chez lui ce qu'il y a de pire (disons LE SAMOURAï, pour aller vite) et de délaisser le meilleur (UN FLIC).

rien qu'à voir les extraits speedés du DEUXIEME SOUFFLE de CORNEAU (une opération commerciale identique à celle du parrain berri remettant pagnol au "goût du jour"), entre remake de CLOUZOT et pastiche de WONG KAR WAï, on sait que la guerre est perdue.
oui, la guerre est finie.
à la télé, ça va encore.
au cinéma, c'est la deuxième mort de robert bresson.
sa vraie mort.
après, il n'y a plus rien.
comment je le sais?
je le sais, c'est tout.


miss PEGGY LEE, when the world was young, 1982.


CARLOS DI CARMO
le sinatra portugais

7 commentaires:

Fell a dit…

Ce matin cela m'évoque une chanson de mon enfance "Quand allons nous nous marier ?"...chantée par mon papa.

Quand Allons-Nous Nous Marier ? (Chanson Du Film Du Même Titre, 1944) Georges Ulmer / Jacques Hélian.

Je les connais pas c gens. Et j'ai bien envie de savoir. Tu crois que tu peux m'en dire deux mots.

Hier c'était "Les enfants du Pirée" chanté par Katia Valère. Du film de Jules Dassin "Jamais le dimanche". Panorama Edition spéciale... la fille à la cigarette j'ai finalement compris que c'était Melina Mercouri. Bref.

Sais tu de quoi parle le livre qu'elle cache dans sa bibliothèque, Le rêve de Suzy d'Ardel Henri ?

skorecki a dit…

je ne suis pas si fort sur la chanson française et les vieux films avec mélina mercouri, le grand succès d'ulmer était PIGALLE mais vous devez déjà le savoir, pour tout ça, google ou imdb vous donneront TOUTES les réponses, mail aurait fallu demander à votre papa, non?
PS. merci d'être passée pas incognito.

bob a dit…

Bon dieu, vos mots ont fondus et notre conversation daltonienne d'hier aussi ! Sale temps d'automne. J'espère ne pas vous avoir froissé avec mes élucubrations de collines à billy, d'haricots et de bruits de casseroles... Bon merci quand même pour Ike et le fameux cinquième borgne ! Au plaisir, Sieur Skorecki...

Fell a dit…

Les réponses google ou autre ne racontent pas grand chose. Oui, je le savais déjà. Je l'appelle.

skorecki a dit…

mille excuses, à force de tailler dans le blog, il m'arrive de couper des réponses, j'avais été sensible à votre merci baron (le cinquième borgne, je dois sa découverte à mon ami guralnick).
quant à nos élucubrations sur le folk, elles reviendront, j'en suis sûr, sous une autre forme.

Anonyme a dit…

rappeler que Poiccard, c'est Malloy

L'Incohérent a dit…

Oui. Jean Richard est un incroyable Maigret.

Jacques Hélian a dirigé un grand orchestre. Nous lui devons une transfiguration extra-fine du "Cha Cha des Thons" et des "Lavandières du Portugal". Il a raconté les grands orchestres de Music-Hall de transpositions de succès dans un livre, ce me semble environ 1980.

Quant à Georges Ulmer, est-ce lui qui chantait "Ne sois pas cruel" ?
C'est bien possible.


" invraisemblable ou pas, crois-moi, c'est la vérité -et il n'y en a pas deux ..."