mercredi 13 janvier 2010

sur chaplin
on peut dire que la transparence théâtrale des grands cinéastes épiques (bresson, rohmer, murnaü, keaton, mizoguchi, lang, dreyer ....) représente le pur génie de l'homme blanc..... on peut aussi ajouter à cette première bande des sept, des cinéastes aryens de l'ampleur et du génie de griffith, ford, walsh, dwan, mc carey, tourneur, renoir.... et ainsi de suite.... on peut aussi dire que rien jamais ne viendra surpasser celà .... et que le cinéma, c'est ça ... et rien d'autre
rien ne viendra jamais surpasser celà sauf les sales coups de charlot, le sale gosse, l'irrécupérable, celui qui se laisse écraser des oeufs dans le pantalon (james agee parlait de l'affreux rire de dégoût de sa mère, quand elle comprenait que des oeufs écrabouillés étaient en train de dégouliner dans le pantalon du petit vagabond) ... tout ça pour faire hurler les gosses du monde entier d'un seul et même éclat de rire, celui qui dépasse le cinéma et le théâtre, pour retrouver les chapiteaux forains et les minstrel shows travestis des débuts ...
oui, oui, charlot, souvent peu apprécié à l'époque des grands cinéastes du théatre et de l'épopée, qui le trouvaient -à juste titre- un rien trop vulgaire ....

5 commentaires:

peter a dit…

Peut-être les films de Pier Paolo Pasolini dépassent le cinéma "blanc"?

skorecki a dit…

ah non .... même pas son film le moins aryen, uccellacci uccellini

Casper a dit…

Qui peut rivaliser avec Charlot ? Personne ! Ce "salle gosse" qui a connu la misère dans les rues de Londres à la fin du XIXe et au début du XXe, qui adorait sa mère au point de prendre sa place sur scène pour faire rire le public, qui a donné "ses lettres de noblesse" au cinéma naissant , comment lui en vouloir ? Il était et reste le plus grand.
Un autre "salle gosse", des années après, a révolutionné la critique cinématographique. C'est pour ça qu'on est là et qu'on y tient et qu'on reste.

skorecki a dit…

ça, c'est le plus beau compliment qu'on m'ait jamais fait ... je ne le mérite pas, mais merci du geste, si généreux, si délicat

Casper a dit…

c'est sans doute un peu sommaire comme raisonnement, mais j'ai tendance à penser que deux sales gosses (et eux seuls pouvaient le faire) ont révolutionné le XXe siècle : l'un, originaire de Malaga, a révolutionné son art, la peinture ; l'autre, né à Londres à peu près à la même époque, a fait mieux : il a inventé le cinéma. Il s'appelle Charlie Chaplin.
Le troisième salle gosse du XXe siècle, sa modestie dût-elle en souffrir, a purement et simplement ressuscité un "art" moribond : la critique de cinéma. Quelques textes ont suffi a tout rendre possible et pour longtemps...


" invraisemblable ou pas, crois-moi, c'est la vérité -et il n'y en a pas deux ..."