samedi 25 juin 2011

à propos de la forêt interdite

Au cours de l’été 1963, les journalistes Serge Daney et Louis Skorecki avaient rencontré George Cukor à Hollywood. Quand ils avaient évoqué devant lui la Forêt interdite de Nicholas Ray, le cinéaste s’était carrément foutu d’eux.
Il trouvait le film ridicule, en particulier la distribution qui comptait, entre autres bizarreries, l’ancienne stripteaseuse Gypsie Rose Lee dans le rôle d’une tenancière de bordel ... ....


.... .... écrit le journaliste bruno icher dans libération (plutôt un bon journaliste, ce qui se fait rare) ... il faitune erreur historique de taille (par paresse plus que par ignorance, vu qu'il connaît bien les aventures hollywoodiennes du couple SD/LS), à savoir que c'est l'ami daney, parlant à peine l'anglais, qui suivait à la trace son copain de lycée jean-louis noames (futur louis skorecki) qui essaimait les collines hollywoodiennes depuis un an ou plus ....
1. dire louis skorecki et serge daney, s'il vous plaît, par pure politesse ....
2. préciser que cette folle de cukor, entouré de ses folles copines, riait à s'éclater la rate à l'évocation de cette merde de mélo écolo signé nick ray (cinéaste viril dont il était évidemment jaloux, et dont il n'eût jamais le dizième du génie)
3. même si les lignes sont rares à libé, rapopeler que gypsy rose lee (déjà vieille dans la forêt interdite), avait été la maîtresse d'otto preminger, qui lui versa une pension d'amour jusqu'à sa mort ...
4. comme on avait marché plus d'une heure (pas de voiture, pas de permis) sur ces putains de collines hollywoodiennes pour arriver à la villa cukorienne haut perchée, ce "woman's director" se pinça le nez en me reniflant, et envoya son valet chercher une chemise neuve pour masquer mon odeur, trop forte pour ses narines délicates (pascal thomas raconta -dans elle je crois, ou il était pigiste-, que j'ai gardé ce trophée chemisier pendant des année, ce qui est évidemment faux ....
5. ces (més)aventures se sont passées en juillet 1965 ...
@ EJ:
j'ai vu mieux que dolphy: coltrane jouant avec shepp (shepp sublime, coltrane pitoyable) à chicago, un été de 1965, rollins plusieurs soirs de suite au village gate, en avant programme il y avait cecil taylor, les deux avec des trios de rêve ... ....
mais sans vouloir questionner la mémoire de mr ginsberg à propos de présence et des cahiers, à part le vieux louis marcorelle (et l'ami simon mizrahi) je suis LE SEUL FRANçAIS (et, excusez mon orgueil, le seul journaliste TOUT COURT, vivant ou mort) à avoir vu ces glorieux cinéastes, tourneur, dwan, walsh,mc carey, ludwig, heisler, renoir, keaton, sternberg, hawks ... ... ... entre 1963 et 1965 ... et donc à avoir vraiment vu sur leurs tournages comment ça se passait VRAIMENT, quelques années avant qu'ils n'aillent raconter à ce crétin de bogdanovich (ou même à l'ami rissient qui s'est lui aussi fait rouler dans la farine) tout ce qu'ils avaient appris par coeur du message auteuriste des cahiers et qu'ils récitaient comme des perroquets ("j'adore filmer à hauteur d'homme, vous savez?") à ces journalistes/cinéastes tardifs

11 commentaires:

Anonyme a dit…

wind across the everglades confirme vos dires sur l' absence des metteurs en scène de leur propretournage

Anonyme a dit…

Saviez-vous que la fille de Premingerest juge dans l 'état de NYdixit pierre cottrel,alors lang ou tempête a whasington?

skorecki a dit…

i LOVE preminger's advise and consent/TEMPETE A WASHINGTON but i must say the definitive film about justice happens to be L'INVRAISDEMBLABLE VERITE/BEYOND A REASONNABLE DOUBT ....
.... and i love my dear friend pierre cottrell, i really do (i think he knows it, i HOPE he does ...) ....

EJ a dit…

C' est fou cette génération de jeunes gens qui ,entre 1961 et 1964,part aux états-unis et en revient a jamais changée(ginsberg avait témogné pour lui,bel entretien tjrs chez bonnaud avec ce monsieur qui semble être parti avec 'presence du cinéma"et les cahiers dans sa poche,cette revue mériterait d' être réeditée.Incroyable,il raconteque nicholson ne rate aucun film de rivette.Juste une question:Eric dolphy,vous l 'avez vu?

skorecki a dit…

j'ai vu mieux que dolphy: coltrane jouant avec shepp (shepp sublime, coltrane pitoyable) à chicago, un été de 1965, rollins plusieurs soirs de suite au village gate, en avant programme il y avait cecil taylor, les deux avec des trios de rêve ... ....
mais sans vouloir questionner la mémoire de mr ginsberg à propos de présence et des cahiers, à part le vieux louis marcorelle (et l'ami simon mizrahi) je suis LE SEUL FRANçAIS (et, excusez mon orgueil, le seul journaliste TOUT COURT, vivant ou mort) à avoir vu ces glorieux cinéastes, tourneur, dwan, walsh,mc carey, ludwig, heisler, renoir, keaton, sternberg, hawks ... ... ... entre 1963 et 1965 ... et donc à avoir vraiment vu sur leurs tournages comment ça se passait VRAIMENT, quelques années avant qu'ils n'aillent raconter à ce crétin de bogdanovich (ou même à l'ami rissient qui s'est lui aussi fait rouler dans la farine) tout ce qu'ils avaient appris par coeur du message auteuriste des cahiers et qu'ils récitaient comme des perroquets ("j'adore filmer à hauteur d'homme, vous savez?") à ces journalistes/cinéastes tardifs ...

Anonyme a dit…

C 'et toujours le même anonyme;vous êtes le dernier mohican mais,surtout,c 'est votre manière de parler de la musiquequi me stupéfie,sans parler du cinéma;en fait,vous êtes un écrivain,vos papiers manquent à beaucoup de monde;mêmes des gens proches de vous(pierre léon)n 'ont pas cet éclat;je ne sais pas mais vous lire,c 'est un peu comme blanchot;on est saisi,c 'est un peu nunuche mais sincère.Continuez car même traffic cela est d 'un lord maintenant(sauf quand vousy ecrvivez,fredi m murer et tornes)

skorecki a dit…

vous êtes gentil, j'apprécie ... you've made my day, as they say over there in england ...

f-louise a dit…

j'ai fait plein de rêves. je me rappelle de bribes.

je suis avec des amis cinéphiles, il y a un événement dans un cinéma, un mec invité qui parle de son film. Il y a plein de monde de hors. je ne connais pas le mec mais il parrait que c le dernier faune en chemisier :)). tout le monde se bouscule. quand louis passe devant moi et me dit allez viens faut que tu entendes ça "c'est le dernier grand wolche !". il me prend par la main, et on file écouter le dernier wolche. on lui demande rien à louis même pas qui il est puisque tout le monde le sait et moi je suis hyper fière et contente :)). on s'installe. Louis me dit je me mets tjs de coté pour mieux voir et entendre. je lui dis oh bah moi je vais essayer en tournent le dos et en fermant les yeux. donc ça blablate. louis met ses pieds sur mes genoux. tranquille. mais ça va. ensuite c wolche qui vient s'assoire sur les genou de louis. ça fait comme un banc et wolche assis dessus. Une vedette arrive près de nous et me dit je ne te connais pas mais tu dois être célébre :)) pour que wolche soit là et louis. il ajoute mais vous faite quoi vous êtes une secte. il est mort ivre et avance un peu plus loin. et tout est tranquille. comme j'aime. les amis sont dehors :)) et moi j'ai louis et wolche :))) et j'ai même pas mal aux genoux.

Bonne journée, louis !

Lao Tsu Ben a dit…

Oui vous êtes plutôt Jerry Lewis que John Ford. Quand même 7 Women...

Lao Tsu Ben a dit…

lrréductible déterminé En 1960, Gérard Blain est à Hollywood pour tourner Hatari! de Hawks, trois mois de solitude loin de son fils qui vient de naître et qu'il rêve de rejoindre, «trois mois d'une vie de con dans une ville de bagnoles, à observer les mesquineries entre acteurs», trois mois à observer le vieux maître «qui ne disait jamais rien». «Quand quelque chose ne lui plaisait pas, il n'insistait pas, il ne corrigeait pas. Il arrêtait le tournage pour écrire autre chose. Dans mon coin, je le regardais faire, j'avais repéré la caméra à hauteur d'homme, des trucs de morale.»

skorecki a dit…

si c'est blain (rip) qu'a dit ça, il a MEN-TI ... pas de regard ou de caméra à hauteur d'homme en 1959/60 (hatari) ... or else the damn lier invented politique des auteurs and all that crap before godard/rivette/chabrol /// truffaut did ..


" invraisemblable ou pas, crois-moi, c'est la vérité -et il n'y en a pas deux ..."