samedi 9 avril 2011

lush life, 2010/1963

.....
lush life/robert wyatt (2010)/johnny hartman & john coltrane (1963) ... they know

jeudi 7 avril 2011

prysock 1965


come home/arthur prysock & the count basie orchestra (basie soloes on organ)

1975


how not to cry?

stoney edwards 1976


blackbird (1976, written and produced by chip taylor) ... probably the greatest black country singer ever ...

samedi 2 avril 2011

1929, my father's voice

... if he had become a cantor, a great hazan ... like david roitman (1884 - 1943), who died the very year i was born, and who remains my very favourite cantor along with pinchik and berele chagy (and one of the oldest to have left vinyl traces -his best recordings date from before world war one) ....
... then i imagine my father might have sounded like that ...

sweet masterpiece in strange falsetto funk style, curtis mayfied's way (1972)

al green's hidden treasure: soul minimalism at it's best
eli's game/al green

black and white soul

james & bobby purify sang i'm your puppet first in the early sixties/dan penn had composed it, among other great soul standards: dark end of the street, do right woman, cry like a baby ...... here's the original black soul version of i'm your puppet ... along with the original dan penn (and spooner oldham) white country standard (or demo) it came from ...


i'm your puppet/james & bobby purify/dan penn with spooner oldham on keyboard

vendredi 1 avril 2011

everly bros 1957


too good to be true/everly brothers, rare demo (1957)

1969

mama tried/merle haggard (1969)... the everly brothers did a great lovely harmonized version of this sweet song

r h harris, god's voice?

arthur prysock (1929-1997)

best baritone ever? .... .... better than johnny hartman, billy eckstine, brook benton? i think so ... what a deep honey voice, man ...

since i fell for you/buddy and ella johnson (1947) ... i just post this forgotten sweet masterpiece by the fascinating miss ella johnson and her brother buddy, to remind listeners that arthur prysock started in buddy johnson's band in 1944 ...

white soul

zelig et moi

mon père aimait les chanteuses, il les écoutait à la radio en travaillant, toute la journée … sa préférée -« voix d’ange », disait-il- c’était frida boccara … j’ai été jusqu’à acheter récemment un 30 cm d’elle pour voir si c’était vrai, je n’y ai rien trouvé d’angélique … voix d’ange, pour moi, ça s’appliquerait plutôt à robert wyatt ou billie holiday, le couple mixte du septième ciel de mon paradis perso … pas celui de mon père, apparemment … il s’appelait zelig, ma mère c’était czarna, et l’un de mes grand pères s’appelait aaron … il devait aider quelque prophète perdu à ne pas bégayer en public, pas trop en tout cas … pourquoi je raconte tout ça aujourd’hui, moi qui ne parle jamais de ma famille, ni de ceux que j’ai connus (mon père, ma mère, ma sœur, ma cousine tsella de new york, et sa vieille mère que j’ai croisée à paris, venant de pologne -c’ était la sœur aînée de ma mère- sur le chemin de l’Amérique où elle mourra deux ou trois semaines plus tard), ni de ceux que j’appelle les fantômes de la famille,une bonne centaine de personnes dont je ne connaîtrais jamais ni les noms, ni les visages …. ?
Mon père chantait à la synagogue, c’est l’une de très rares choses qu’il m’ait dit de lui … il est mort en 1970, j’ai dû écouter pour la première fois les chants sublimes d’un vrai cantor, yossele rosenblatt, je crois, à new york, en 1962 ou 63 … j'ai ramené le coffret noir de rosenblatt à paris, mon père a écouté ça sans dire un mot, le disque grattait pas mal, il n’avait pas l’habitude … je crois qu’il préférait frida boccara ...
the jazz singer/al jolson écoute yossele rosenblatt chanter (1927)

1958, les ciseaux

je devais avoir quinze ans quand c'est arrivé ... c'était une fin d'après midi, mon père était à la machine, il était tailleur pour dames, tailleur à domicile comme on disait ... dans ces années là, si je me souviens bien, sa chanteuse favorite, celle qu'il écoutait tout le temps, dès qu'il en avait l'occasion, c'est à dire dès qu'elle passait à la radio, c'était frida boccara ...
il ne parlait pas plus que d'habitude ce jour-là, c'est à dire qu'il ne parlait pas ... ma mère était partie acheter du pain, ou livrer les vêtements à la silhouette parisienne, dans le neuvième arrondissement ... j'ai dû dire un truc qui ne lui a pas pas plu, à zelig ... quoi? aucune importance ... les ciseaux sont partis en une fraction de seconde ... ils ont traversé la pièce en sifflant ... j'ai juste eu le temps de me baisser, je les ai senti me frôler le haut de la tête ... c'était moins une ... heureusement que j'avais les cheveux longs à l'époque, plus longs en tout cas qu'il n'étaient permis... est-ce que frida boccara chantait à la radio cet après-midi là? .... peu probable ... elle n'était pas très connue à l'époque ....

en 1958, c'était plutôt l'heure d'andré claveau, un chanteur gominé qui concourait à l'eurovision avec dors mon amour, et pour lequel le jeune skorecki, j'ai un peu honte de l'avouer, avait des penchants androgynes ...

al bowlly/jeri southern


music maestro, please/let's run all the way from british king of crooners, al bowlly (& lew stone, 1938) to sweet jeri southern (& johnny smith, 1958)

un matin froid de 1971

... on enterrait ma mère au cimetière juif de pantin .... il n'y avait pas grand monde, mes souvenirs sont un peu flous ... il devait y avoir jacqueline kremski, la meilleure amie de maman, qu'elle considérait comme sa deuxième mère ... ... je ne reconnaissais presque personne, mais je me doutais qu'il y avait des vieux amis de ma mère ... j'entendais ici et là des bribes d'accent yiddish, et j'imaginais les numéros infamants d'auschwitz tatoués sur les bras, sous les chemises amidonnées ... je n'osais dire bonjour à personne de peur d'avoir oublié les noms ... il y avait surtout cette petite dame, celle là je ne l'oublierai jamais ... elle vendait du fil à coudre et faisait des retouches dans sa petite boutique, en bas de la rue tlemcen ... elle était toute frêle, toute petite, exactement comme maman ... j'ai serré la main de ma soeur, elle a serré la mienne, on devait pleurer de drôles de larmes à peine humides ... saleté de dignité, quand tu nous tiens ...
.... des années plus tard, je suis retourné à pantin, j'ai eu un mal fou à retrouver où mes parents étaient enterrés .... je m'étais juré de faire réciter la prière des morts, le kaddish, sur leur tombe ... je ne l'ai jamais fait ... un jour peut-être ....

un jour, ma mère a voulu me marier ...

... je devais avoir 25 ans, elle ne m'avait jamais vu avec une fille, je pense qu'elle croyait que j'étais pédé ... c'était aux 3/4 faux, disons que ce n'était pas le plus important ... elle a tout mal fait: présentation de la mère, du père, de la fille .... deux ou trois ans plus tard, j'ai vu le marieur américain d'edgar g. ulmer, ce film drôle et déchirant qui parlait yiddisch comme mes parents entre eux .... moi, je n'ai jamais parlé yiddisch, pour ma mère j'étais juste bon à devenir un schnorrer, un va-nu-pieds ... mais quand j'ai vu le film d'ulmer, tout d'un coup mon yiddisch m'est revenu ...

edgar g ulmer/le marieur américain (1940), un film américain en yiddish

mon père n'aimait ...

... que les chanteuses, c'est la seule chose dont je me souviens de lui avec certitude ... moi, je n'aime que les voix d'hommes ... pas n'importe lesquelles, attention ... seules celles qui muent imperceptiblement me tirent les larmes ... vers quoi muent-elles, ces voix?
ainsi du cantor berele chagy: est-ce sa part féminine qui m'émeut, ou cette angélique propension à se rapprocher imperceptiblement de dieu?

berele chagy/el mole ... sweetest falsetto ....

dylan 1997


you ain't going nowhere (spring 1997) ... back to the spirit of the basement tapes

1956, elvis


... je ne savais pas que trois ans après ces images rares d'un jeune elvis en pleine grâce féline, j'allais le rencontrer, lui parler longuement, le voir de près ...

jeudi 31 mars 2011

1967, i lived in london

... .... in a strange artist community, the exploding galaxy, built around kinetic artist david medalla ... it was a high house, located way up north of the city, at 99 balls pond road. ... if i remember well, last time i was there was late 1968, just before i left for india ...
must have been around this time i went to small clubs to hear groups i loved, the soft machine (jimi hendrix, completely stoned and spaced, played approximative bass with them once), my favourite group at the time, the move ... .... and of course syd barrett's pink floyd, complete with light show, that i saw more than once, totally in love with syd's songs, syd's ways, syd's voice ... and his ever so strange resemblance with young robert taylor in george cukor's camille, in front of greta garbo ...
.
... ... i was not the only french long haired weirdo to live there ... approximate dandy patrick deval was there with his girl friend, eve ridoux (i don't think his other girl, jackie raynal, was there) .... if my memory serves me well, neo-hindu freak christian ledoux also used to come and go .... music, incense, drugs ... i didn't take any at the time, which may explain the slight distance i had to others who did, and the faint memories i have of this distant past ... ah, yes, i almost forgot: laura must have been there too (i had used her in my first film, les pieds dans les nuages, in 1966), she may even have been the one who dragged me there initially, medalla being a marcel duchamp freak, and knowing laura was quite close to duchamp herself .... there was an elegant gay hippie she adored, with lawrence of arabia looks, called jeffrey ... i think he's dead now ...

1940

american matchmaker (le marieur américain)/acted and sung in yiddish, starring leo fuchs, directed by edgar g. ulmer

lundi 28 mars 2011

1905

the original cohens (ada jones and len spencer)/a vaudeville routine from 1905, something between jewish parody and chaplin himself ... yiddish minstrels?

1954/1993


tomorrow night/elvis presley (sun studios, 1954)/bob dylan (paris, 1993)

vendredi 25 mars 2011

1951/1953

johnnie ray entered the studio in october 1951 and recorded cry with the four lads ... in doing so, he inventend white rock and roll three or four years before elvis ... he was gay and partly deaf ... which means he didn't hear precisely what he sang

elvis presley entered the recording booth for the first time in 1953, he recorded two songs, this one, my happiness, specifically for his beloved mother ...
now wh'o's rocking here? elvis in 1953? or johnnie ray two years before?

samedi 12 mars 2011

1970


reverend charlie jackson/wrapped up, tangled up in jesus

1930

cantor mordechai hershmann/witness the fabulous change in his voice at 3.46, and then again at 6. .... try to imagine how he manages to reach some unknown kind of falsetto without any visible effort ...

1932

very rare footage of a jewish rural community (a shtetl) in poland/exquisite music by sufjan stevens

2009


old bob dylan, chicago, 2009: strangest version ever of forgetful heart

1997

can you believe that? ... .... crazy sensual/spiritual stuff ... something like i shall be released mixed up with lay lay lady lay .... how is it possible not to love it?

i shall be released/providence, rhode island, 1997
absolutely sweet marie, ravin' and swayin' and rockin' rare song from blonde on blonde ... philadalphia, august 1997

mercredi 9 mars 2011

emmett miller, country minstrel

i'm trying to figure out which voices, back or white, are closest to heaven ... men acting as women, whites disguised as blacks, spiritual singers closing their eyes on the world ...
here's the first one of them, the one and only emmett miller, inventor of the freakiest yodel ever ...

armstrong as black minstrel


...or queer sexual minstrel?

sam cooke, r h harris's pupil


lots of soul stirrers lovers always thought he did not sing as well as his professor, rh harris... as much as i love sam cooke, i have to agree ...

emmett miller, black minstrel

oliver hardy, black minstrel

travesti racial ou travesti sexuel...ou les deux à la fois ... et si c'était une seule et même chose ... devenir noir, devenir femme, devenir étrange ...

lazy moon/laurel & hardy (1931)

lundi 7 mars 2011

baby blue 2010

portsmouth 2000

"what kind of house is this," he said,
"where I have come to roam? "
"it’s not a house," said judas priest,
"it’s not a house . . . it’s a home"

best ever live version of frankie lee and judas priest

trying to get to heaven

2001



a hard rain's a gonna fall/sugar baby/philadelphia,november 2001
....like he never ever had sung these songs before ...

tonight....

....... i'll be staying here with you

surrealistic swaying swing

when sam cooke ...

.... heard blowin' in the wind, he said black people should have a song like this ... so he wrote a change is gonna come ... the strange feeling when i hear both versions is that even if i damn know bob dylan is singing sam cooke's words and music, i can't help but think it's the opposite ... and that sam cooke is singing a dylan song ... what if he was?


a change is gonna come/sam cooke, bob dylan

rock'n roll 1944


is you or is you ain't my baby?/louis jordan (1944) ... ... .... all that jazz happened before anything (bill haley, elvis, carl perkins) happened ... anything white, i mean ... there was a time for a black paradise, a black garden of eden ...or so it seems ...

lundi 28 février 2011

rock'n roll 1946


good rockin' tonight/roy brown, 1946

elvis 1953


that was before rock and roll and before commercial tv .... that song came before anything had been invented ... it even came before man had been chased from the garden of eden .... nothing but pure love, then ... elvis recorded two songs for his beloved mother, my happiness in immaculate dean martin style, and this original version of that's when your heartaches begin, a previous hit for the ink spots ...
he would record the song twice, once in 1956 with the million dollar quartet, and the definitive commercial version in 1957 for RCA .... elvis was eighteen, i was ten ... the world had hardly been invented ... anything could happen ... anything ... it would be six years before i actually met the man, before i chased him and located him in paris ... i met him several times ... we talked and talked and talked ... my life never was the same after that ... but to realize that, it took me another 40 or 50 years ...

lundi 21 février 2011

everly brothers 1955

the sun keeps shining/recorded november, 9, 1955, released february 6, 1956 ... listen closely ... that's about the time they appeared on a breakfast tv show early morning in america ... that's right, television and rock'n'roll were born together, in the same breath ... think about it ... just listen and think at the same time, if you manage to do both together ...

hitchcock 1955

alfred hitchcock was the very first to understand television was instantly taking the place cinema had occupied for more than half a century ... he did not know rock and roll was sweeping the world at the very same time ...he didn't need to know ... focussing on stories, small screen, and how to tell a story in somenone's living room without having ever been in his house, without having ever met him ... hey, the man's an unknown, and he should remain unknown to me ... my problem, if my name is alfred hitchcock, is: how will he ever come to know me?
10/02/1955: one of the first episodes of alfred hitchcock presents
alfred hitchcock did not know sweet beverly kenney composed a song called
i hate rock and roll ... he did not know she comitted suicide in 1960 ... she had just turned thirty .... old alfred knew a lot of things but he could not know everything ...

pinchik 1930


avoir de la patience, c'est commencer à aimer la musique ... avec cette prière live de pierre pinchik, il faut s'y prendre à plusieurs reprises pour sentir comment la tradition sépharade (dans un sens presque folk, une musique que pinchik a longtemps pratiquée en parallèle à ses compositions religieuses ) traverse les plus profondes émotions de la musique ashkénaze ...
la musique de pierre pinchik est une musique d'extase, directe, violente, qui n'est difficile d'accès qu'en raison de différences ethniques ou religieuses ... apprendre à l'aimer, c'est apprendre à aimer la musique dont il est l'un des plus hauts représentants, toutes catégories confondues ...

molly picon 1938


mon père a 23 ans quand molly picon cuisine en yiddish pour hollywood ... on est en 1938 ... aurait-il pu voir ce film? je n'en ai aucune idée ... où était-il en 1938, d'abord? était-il déjà en espagne, ce pays en guerre pour lequel il avait fui la pologne, un pays où il était venu se battre aux côtés des républicains pour ses idées de jeune communiste (il avait rencontré ma mère en prison, les marxistes militants y faisaient souvent des séjours, le fait qu'ils soient juifs ou catholiques n'entrait pas en ligne de compte dans les critères d'enfermement à cette époque)? ... ... tout ça, je n'en sais rien .... je n'ai appris des bribes de cette histoire qu'après la mort de mes parents par la meilleure amie de ma mère, jacqueline kremski ... pourquoi n'ai-je appris ces choses là que si tard? manque de curiosité? sans doute ... mais la vraie raison, la seule raison, c'est que ma mère, czarna, ne parlait jamais de ces choses là et mon père, zelig encore moins ....

anthony newley 1960

un ou deux ans plus tard, en 1959 ou 1960, je tombais amoureux de l'improbable anthony newley lors de l'un de mes voyages en angleterre, sans doute à bournemouth, où je revenais souvent dans une famille que j'aimais bien ... c'est là je pense que mon superbe anglais a commencé à prendre forme ... aimer andré claveau en même temps que le jeune presley, c'était l'une de ces bizarreries encore possibles, l'une de celles que les modes et la modernité ont vite rendues totalement obsolètes ou incrédibles ... j'aimais andré claveau, anthony newley, elvis presley, les everly brothers, et je draguais les jeunes anglaises à la chaîne sans que ça porte à conséquence ...

british memories of anthony newley, david bowie's forgotten role model .... and a good friend of shirley bassey (there's a great early duo of them from the same period) ... and co-author of goldfinger with john barry -check his version of the song ...)

jeudi 17 février 2011

it's all over now baby blue

2010



not dark yet/blind willie mc tell (linz, autriche, 2010)

mardi 1 février 2011

dylan 2000


best live version of one of dylan's most lyrical songs, frankie lee and judas priest

lundi 31 janvier 2011

1972, jean richard



en 1973 (bande-son) et 1974 (bande-image), je tourne eugénie de franval, le seul film expérimental de ma courte carrière de cinéaste ... curieux d'imaginer, avec quarante ans de recul, que ce sont ces images vieillottes et sentimentales (maigret, 1972), et ces musiques d'une france endormie et tendrement lyrique (chéri bibi, 1974), qui me trottaient dans la tête comme une ritournelle .... dis papa, c'est quoi la modernité? et les sentiments, maman?

1959, la voix de jeri







... .... j'étais trop jeune en 1959 pour connaître jeri southern (peut-être la plus grande chanteuse blanche avec peggy lee) ... je connaissais encore moins ce live at the crescendo où elle accompagne au piano sa voix brumeuse de sfumato princess ... j'aimais encore presley, que je venais de rencontrer à paris quelques semaines plus tôt, mais c'était déjà le jazz des divas noires qui m'occupait la tête
si j'aime toujours billie holiday et la belle sarah vaughan de 1959/62, seule peggy lee égale pour moi le plus grand chanteur américain de tous les temps (années creuses et fautes de goût comprises): frank sinatra ... ... outre les deux versions-reine de blame it on my youth (jeri southern/frank sinatra), écouter longuement la version célèbre et suave de chet baker, et une copie presque conforme de la version de jeri southern, celle de chris connor ...

1957, je suis lycéen

... ... un élève plutôt tranquille, qui habite juste en face de l'entrée B du lycée voltaire, ce qui lui permet de dormir tard, et de se lever dix minutes avant le début des cours ... je suis en même temps un apprenti blouson noir qui commence à zoner avec la BRJL (la bande rebelle de julien lacroix) ... ... je suis enfin un chasseur d'autographes à l'affût de tout ce qui ressemble à une célébrité, qui ne raterait pour rien au monde une occasion de se faire prendre en photo à côté d'elles ... dans ma collection, un beau bric-à-brac ...
... au hasard, de mémoire: georges brassens, gilbert bécaud, charles aznavour, la callas, harry belafonte, paul anka, luis mariano, raymond souplex, line renaud, jacques anquetil, jacques brel ... je commence en même temps à sérieusement à décliner dans mes études ... plus jeune, j'avais été très bon, j'avais même sauté une classe à l'école communale, mais il me faudra six ans pour décocher le bac, mention passable, au lieu de trois ... en musique, ça va mieux: j'écoute ricky nelson, et les everly brothers dont j'achète tous les 45 tours (et plus tard les 30 cm) sur cadence, fabriqués en allemagne ...



bye bye love/everly brothers (1957)/bye bye love/ricky nelson (1957)

1976

i had just shown my only experimental film, eugénie de franval, in toulon/hyères, digne and la rochelle, where a strange funny thing happened, that my friend patrice enard (who just tragically died) used to remember fondly: there had been some delay in the schedules of films that were one before EDF, and i remember thinking i would miss my train back to paris if i showed the whole film, unless the audience agreed to see just half of it (i suggested the second half, they agreed with me) ... and then only, i'd be able to schedule the discussion i had planned after the film ...in these days, discussing cinema matters with an audience was my main reason (i'm not exaggerating) for making films ... i don't remember what we talked about that particular night in la rochelle, except that people used to leave the theater noisily (at least one third of the audience didn't like to be treated in such a sadistic way, by this agressive mixture of speedy dialogue and an ever so slow flow of images ...) and strangely enough, these were the only people i could discuss cinema matters with, and not the ones who stayed and liked the film ... even more strangely, when i've shown EDF recently, no one leaves the theater ...
i remember patrice used to say he would have loved to do such a thing, an improvised theatrical chaos, but did not dare to do it with his own films ... his wife, britt nini, future screen writer of les cinéphiles (le retour de jean) was there with patrice ... they were always together ... always ...

billy go hoppin' (1976)... uncle walt's band
(walter hyatt, david ball, champ hood) (1976)
... it's a strange band from south carolina, sort of a late lyrical CSN&Y ... biggest fan of the group was lyle lovett, who produced king tears, the first solo effort of walter hyatt, generally considered to be the most creative of all three ... he was inventing a kind of poetic django reinhardt folk singing (not without strange connections with willie nelson) when he died fifteen years ago in a plane crash (champ hood died in 2001) ... the remaining one, david ball, much appreciated by bob dylan, stands as one of the most solid country stars of today ...

1963, jean sablon



jean sablon (1963) ... ...... et bing crosby (1965)

averty 1966


une petite juive adorable, stella zelcer, qui préfigure à sa manière déviante les chansons aigres et mutines de la délicieuse april march ... à l'époque, elle a juste seize ans, c'était bien avant qu'elle ne devienne stella vander, la voix de magma ... ce clip aux allures de scopitone est selon toute vraisemblance signé averty (on voit ses yeux à la fin de la chanson, ses yeux malicieux, ses yeux rieurs)
averty: l'un des rares artistes de télévision qui aurait dû avoir le statut d'un godard, l'un des seuls dont l'absence me brûlera le coeur quand son corps fatigué décidera de lâcher ... je l'ai un peu connu à antibes où il filmait en direct comme un dieu timide des jazzmen frimeurs et des légendes soul (james brown ) ... je l'ai croisé une nouvelle fois sur le tournage de dalida idéale sur laquelle pierre trividic a tout appris de la télévision, avant de l'abandonner pour le cinéma ... averty n'a jamais eu cette vanité ... je l'ai toujours aimé ... je l'aimerai toujours

joss stone, 2007

joss stone turned twenty a bare six months before this hard sensual performance with jeff beck's lyrical electric guitar ... i hardly know whether i consider her to be a real great soul singer or just an incredible cameleon, walking bare feet wherever she happens to sing, so as not to lose essential vital vibrations (i did it all the time while working at libération, so as not to feel tension and cowardness and agressivity too much) ... .... ... just enjoy it, man, and stop asking yourself stupid questions ... long live curtis mayfield and the impressions, anyway

people get ready/joss stone & jeff beck (november 2007)

i'll take you there, fabulous gospel/soul meeting between young joss stone, 19 years old at the time, and mavis staples, ex bob dylan's hard love (he desperatly wanted to marry her), recorded a few months earlier, in 2006

sinatra 1946


pourquoi cette chanson noire chantée par un petit blanc me fait-elle tellement penser à mon père? peut-être qu'il était une rivière pour moi, impétueuse, mystérieuse, indéchiffrable ... en 1946, quand sinatra chantait ol' man river , je venais à peine d'avoir trois ans, et mon père avait encore vingt-cinq ans à vivre .... bien sûr que j'ai triché .... zelig préfèrait les voix de femmes, les voix françaises, surtout celle de frida boccara .... mais il faut bien tricher si on veut que les souvenirs collent à la bande-son du film qu'on se fait dans sa tête ....

1940/1969/sophisticated lady


sophisticated lady/duke ellington & jimmy blanton (1940)/thelonious monk (1969) ... quand jimmy blanton taquine le piano d'ellington du haut de sa contrebasse, avec l'aide de son archet lyrique, l'amérique n'est pas encore entrée en guerre, je ne suis pas encore né, et le "jazz" est en train de faire sa révolution secrète ... .... trente ans plus tard, remarquer que monk a retenu la leçon .... un moyen comme un autre pour comprendre qui apprend quoi à qui, et d'où viennent les musiques ...

berele chagy, 1927


el mole rahamim (אל מלא רחמים, dieu empli de miséricorde),
sur une musique de shalom katz

warren smith/bob dylan



red cadillac and a black mustache/warren smith/bob dylan

dylan 1974


the water is wide (bob dylan, eric clapton, and friends) .... one of the sessions recorded for clapton's birthday (1974 ... or 1976)

ricky nelson/bob dylan


je retrouve cette photo

... prise à brive qui me rappelle de bons souvenirs ... si je la publie aujourd'hui, c'est pour accompagner un joli texte qui paraît dans trafic, signé marie anne guérin, sous forme de notes pour les enfants de louis skorecki et de jean-luc godard .... il m'a rappelé brive, la chaleur du lieu et de l'accueil, il m'a surtout rappelé ce que je me rappelais encore du cinéma ... pas grand chose, mais un pas grand chose qui compte pour moi ...

1949, 1954


composer leon payne's original version of i love you because (1949)/elvis presley's version, take five (1954)

1952: à neuf ans, j'écoutais quoi?

probablement des chansonnettes idiotes ou des trucs ridicules comme le petit train d'andré claveau (impossible de trouver une vidéo de ce chanteur gomminé sur youtube, mais il me semble bien que je me coiffais comme lui, avec des crans)
mon coeur est un violon/ andré claveau .... (à défaut du petit train .... qu'on peut quand même écouter sur
http://www.deezer.com/fr/music/result/all/the%20old%20boat%20eden%20ahbez#music/result/all/le%20petit%20train%20andr%C3%A9%20claveau)
grâce à f-louise ......

dans un registre moins honteux, j'aimais entendre yves montand chanter les grands boulevards, cette belle chanson que francis lemarque avait écrite pour lui ... je ne savais pas encore que c'était -avec jean sablon et le jeune henri salvador- le seul crooner français que la france ait jamais eu ... piètre acteur de cinéma, toujours à la limite d'un expressionisme criard, mais grand chanteur, pour peu qu'il veuille s'en donner la peine ... mon père, vieux militant communiste repenti qui n'avait pas tout oublié, avait à la maison un microsillon de francis lemarque (paroles populistes, airs entraînants, refrains lyriques) et un ou deux 25 cm du jeune yves montand, pleins de charme et d'allant .... un vrai sinatra de ménilmontant ...
(je me suis retrouvé un jour, je ne sais plus comment, je devais avoir 14 ans, dans les coulisses du théatre de l'étoile où montand donnaît son récital annuel ... je n'en suis pas revenu)


yves montand/les grands boulevards (1952)

bristol, 1927


the jealous sweetheart /johnson brothers (bristol, 1928) ... .... from ralph peer's historical bristol recordings (1927-1928) .... not only jimmie rodgers and the carter family were recorded on that famous expedition, but also these johnson brothers about which very little is known .... bear family just issued a fabulous five cd set of these recordings, considered to be the earliest and most important collection of country music ... read more in my next rolling stone chronicle ....

nature boy, 1961


nature boy by bobby darin, best version ever ... i bought it in 1961, the year if was recorded and released ... i still have the 45 ... there have ben lots of versions (nat king cole being the purest one, of course) but i still prefer darin's flamboyant and lyrical one ....

summer 1964

... ... was my second trip to los angeles (this time with my friend serge daney), to try and interview as many great film directors as i could ... i'm really proud to have discussed as long as i did with leo mc carey, one of hollywood's greatest creators of forms and contents that ever lived ... we also met buster keaton, josef von sternberg, george cukor, and my one year old friend samuel fuller ...
the year after, in 1965 (same year i met bob dylan and john wayne), i went to disneyland to interview sf author ray bradbury (he was doing some kind of show there, but i can't remember what it was) ... i also met walt disney himself, who said nothing but stupid things during the whole interview (the tape is lost) ... ... do i absolutely have to say i hated disneyland? ... ah, not completely .... who happened to be performing there this summer? yes, the everly brothers ... my first music love ever .... they were still great after all these rock and harmony years ...
gone, gone, gone/the everly brothers (1964)

1965


you've got to hide your love away/ beatles under heavy bob dylan influence, both lyrically (listen closely to the words lennon sings here) and drug wise (he tought them to smoke hasch and use heroin, cocain, lsd ...)

1966

... ... je tourne en aveugle sur le toit de l'immeuble du 20ème où j'habite, un premier film poétique, les pieds dans les nuages, comme pour effacer les trop fortes images de dylan quelques mois plus tôt, improvisant dans un studio new yorkais une version lourde et électrique de desolation row, qu'il jettera plus tard à la poubelle ... je pense que j'étais tombé amoureux, en direct, de ce petit juif sous-alimenté qui se défonçait aux amphétamines en ampoules et au whisky coca (pour le reste, je ne suis pas sûr) ... j'étais aussi amoureux de laura, la petite fille de quinze ans aux yeux trop bleus et trop clairs, qui mimait maladroitement pour moi le combat de tancrède et clorinde de monteverdi sous la pluie dans mon premier film ...

1958, ricky nelson



trop jeune, trop mignon pour concurrencer la sauvagerie métissée d'elvis, ricky nelson arrive aussi trop tard pour incarner la pureté originelle du rock blanc .... n'empêche: les filles ne voient que lui, les hommes voudraient lui faire la peau -à défaut de réussir à lui ressembler ...
son plus beau coup: un rôle clé à peine quelques mois plus tard dans un film clé, rio bravo, apothéose du minstrel movie bariolé, peinturluré, où le cow boy le plus viril, john wayne, peut virer drag queen d'un plan à l'autre, et où la femme la plus féminine du monde, angie dickinson, peut de métamorphoser en mec en un tour de passe-passe ...

1962, frank sinatra


... j'avais dix-neuf ans, l'âge de cette sublime chanson d'ivrogne, one for my baby (and one more for the road), quand frank sinatra la chantait, avec bill miller au piano pour tout accompagnerment ... je n'écoutais évidemment pas sinatra à 19/20 ans ... trop con, trop jazzeux pour apprécier l'élégance suprême, le détachement ... de toute façon, à cet âge là, seuls les noirs trouvaient grâce à mes yeux .... je n'aurais écouté un blanc pour rien au monde ... si j'avais su que billie holiday ne jurait que par sinatra (qui ne jurait que par le trombone de tommy dorsey ... et la voix mortelle de billie holiday), j'aurais peut-être tendu l'oreille ...

bob dylan 1990



lord, lord, i've been all around this world, traditionnal (hammersmith, february 1990) ... dylan may have learnt this lovely song from jerry garcia's numerous live versions (this one was part of an october 16, 1985 concert)

dylan 1986

qui a dit que dylan ne savait pas chanter? cette interprétation magique et musicale d'un vieux standard prouve le contraire .... à rapprocher de ses très subtiles variations mélodiques sur soon, une composition rarement jouée de gershwin, qu'il chante un an plus tard, en 1987 ...

that lucky old sun/bob dylan, tom petty & the heartbrakers, and female chorus

that lucky old sun/a young louis armstrong with gordon jenkins' splendid arrangement (1946) & an almost dying johnny cash (recorded around 1999, released in 2000)

web sherriff"s killed blackjackdylan

.... the very last way to find dylan bootlegs is to type hollis1960
strangest improvised flamenco like version of tangled up in blue (berlin 1996) ... ....frankie lee and judas priest/best live version ever

white minstrel, 1975


one more cup of coffee ... from bob dylan's lovely lyrical film, renaldo and clara

bob neuwirth 1999


the call, a strnge haunting folky/cuban ballad from bob dylan's ex best friend, ideology supplier, drug dealer, intimate bully, who also happens to be a modern picasso influenced painter, words craftsman (he wrote mercedes benz for his girlfriend janis joplin, that he later introduced to kris kristofferson who, in turn, wrote me and bobby mc gee for her)

averty, 1965



un demi siècle plus tard, je n'en reviens pas ... alors qu'il mime bêtement le soldat presley, le soldat smet s'en tire avec une élégance insoupçonnée dans cette adaptation inattendue du mister lonely de bobby vinton ... on est en 1965, je suis à new york en train de m'étonner de la maigreur poétique et droguée du jeune dylan, pendant que le plus grand cinéaste de l'ortf, monsieur jean-christophe averty, filme johnny hallyday comme si sa vie en dépendait ... ni cukor, ni donen, ni hawks n'auraient fait mieux ....

mister lonely/bobby vinton's sweet lovely version

1960, repossession blues


music often hit me late ... i was still very much into elvis in 1960, had just started getting dizzy listening to ray charles' early gospel jazz, when one of rockabilly's greatest heroes (i hadn't even heard of him at the time), billy lee riley, recorded this strangely contemporary (musically and socially) wailing blues .... it was rediscovered nearly twenty years later by one of billy lee riley's greatest fans, bob dylan, who sang it in concert in 1978 (one or two rare bootlegs of his very faithful interpretation have survived) ...
billy lee started a new career lately, thanks to dylan's praise everywhere ... he appeared in good shape, white hair combed rockabilly style, but this poor cotton sharecropper's son did not live long to enjoy his late cult status ... he died in his native arkansas, on august 2, 2009 ... he's sadly missed ...

1943, fred astaire


the year i was born (gürs, 1943), fred astaire was singing one for my baby (and one more for the road), a lovely harold arlen tune, the words of which were written especially for him by his good friend, johnny mercer ... i like to imagine this sunny southern france concentration camp where my mother, my father and me, were spending our holiday, set to this splendid drunken harold arlen melody ...

1997/1973



knockin' on heaven's door/lovely lyrical summer 1997 version for pope jean-paul 2..... and the original knockin' on heaven's door version recorded for pat garrett and billy the kid in february 1973

1975, white minstrel


one more cup of coffee(renaldo and clara)

november 1973



going, going, gone/bob dylan/ (demo, recorded during the planet waves sessions, in november 1973)/richard hell and the voivoids' blank version (1982)

averty 1967

stella (1967) et si averty avait aussi signé ce scopitone là?

jlg 1979/1982

j'ai cessé d'aimer godard en 1979, juste après son dernier beau film, sauve qui peut (la vie), tout en continuant à adorer ici et là des bribes de cinéma dans des films qu'il s'accordait lui-même à considérer comme médiocres ...
dans changer d'image, c'est l'homme-godard qui m'intéresse, celui qui parle, pas celui qui filme ... je l'ai aussi choisi parce qu'en 1982, je tournais l'escalier de la haine ... l'ami daney trouvait que c'était ce que j'avais fait de mieux ...

sauve qui peut (la vie), 1979/changer d'image (lettre à la bien aimée, 1982)

bob dylan 2000

frankie lee and judas priest, la pureté de la plus belle chanson apocalyptique de dylan, dans une interprétation menaçante, fiévreuse, parfaite ...

dylan 1975/2000/2002

one more cup of coffee (from dylan's renaldo and clara, 1975)
blind willie mc tell (one of the most moving versions, 2000)

sugar baby (blue version, best ever, stockholm 2002)

karen dalton 1969



... and geeshie wiley, 40 years before ... birth of the vibrato

dimanche 30 janvier 2011

john ford, 1965

most important year of my life, 1965, was the year i met dylan (in new york and newport), sun ra, albert ayler, thelonious monk (in new york), john coltrane, archie shepp, muddy waters (in chicago), john wayne, robert mitchum, howard hawks (in arizona) ... and lots of others celebrities, around los angeles, mainly directors (samuel fuller, blake edwards, otto preminger) and various personnalities (walt disney, ray bradbury, lightnin' hopkins) ....
.... it was also the year john ford produced the best of his late films, young cassidy, shot in dublin about the youth of great irish poet sean o' casey .... ford had to stop directing the film after only two or threee days of shooting, because he fell seriously ill .... ..... cinematographer jack cardiff shot the film with an incredible fordian sensibility ... .... it remains one of cinema's most obscure enigmas: how did john ford manage to produce one of his very best melodramas without even being there?

a documentary about young cassidy, filmed by the maysles brothers, 1965 (rod taylor, maggie smith)

1966: les pieds dans les nuages


summer 1966: i'm directing my first film, les pieds dans les nuages (et la tête dans la lune), starring niki de st phalle's daughter, laura, and my friend emmanuel crimail (who just died).... music by archie shepp (a solo he offered me in 1965, in new york) and monteverdi's le combat de tancrède et clorinde, mixed with l'orfeo
... ... at the same time
, dylan embarks for his best series of concerts ever (highlights are melbourne and sydney, that i posted a long time ago on youtube before some kind of web sheriff paid by sony/columbia chased me) ... i had seen dylan the previous summer (1965) in newport and in a new york studio where he was recording highway 61 revisited ...

jeudi 27 janvier 2011

"cette nuit, j'ai réussi à scanner les négatifs noir et blanc ..."

"... qui restent du tournage ... j'ai reconnu le caméscope AKAI, avec son enroulement particulier, à étage et non co-axial comme tous les magnétophones précédents ... la bande était une simple bande magnétique "quart de pouce", les cassettes n'avaient pas été inventées, ce qui me fait dire que l'original ressemble à n'importe quelle bande magnétique de 26 cm, mais de marque AKAI, ce qui est assez rare ..."
(lettre de patrice kirchhofer)


1975: tournage de lettre de n. , un film érotique/expérimental perdu, sur le modèle décalé d'eugénie de franval (1973/74) .... .... (louis skorecki, son décor de tournage, son moniteur video, et sa petite caméra/photo: patrice kirchhofer)

2009: skorecki déménage


louis et louis (skorecki/rostain)

david e. kelley/17/01/2011


harry's law, la nouvelle série de david e. kelley a débuté sur nbc le 17 janvier

the guardian (le protecteur)/my favourite tv show, and the closest to david e kelley's great melodramas/every afternoon at 5 pm on jimmy

libby holman, favourite lover of jane bowles and montgomery clift


who could ever dream of a more glamorous couple than jane bowles and monty clift? in a hollywood version of this dreamed romance (i don't even know whether these two ever met in real life), lee remick would problably play the part ...

charlie & ira


charlie louvin (july 7, 1927 – january 26, 2011)
ira/charlie louvin/i can't keep you in love with me/the louvin brothers

mercredi 26 janvier 2011

1966/1964/mod memories



that's how strong my love is/1966's great mod version by the creation/o.v. wright's fabulous original hit (1964)

jackie wilson, 1965


jackie wilson was the only black entertainer to be a rival to elvis, and a musical father to michael jackson

ناظم الغزالي -كلي ياحلو


tell me, tell me, my beautiful lady .... never forget nazem el ghazali, greatest voice in the arabian world (and most lyrical irakian singer ever)
in this song, nazem is talking about a beautiful woman, describing her incredible beauty and wondering how such a woman may be human, and not from heaven itself ... he's asking her if she can ease his pain by loving him back and never leave him again...

" invraisemblable ou pas, crois-moi, c'est la vérité -et il n'y en a pas deux ..."