Au cours de l’été 1963, les journalistes Serge Daney et Louis Skorecki avaient rencontré George Cukor à Hollywood. Quand ils avaient évoqué devant lui la Forêt interdite de Nicholas Ray, le cinéaste s’était carrément foutu d’eux.
Il trouvait le film ridicule, en particulier la distribution qui comptait, entre autres bizarreries, l’ancienne stripteaseuse Gypsie Rose Lee dans le rôle d’une tenancière de bordel ... .... .... .... écrit le journaliste bruno icher dans
libération (plutôt un bon journaliste, ce qui se fait rare) ... il faitune erreur historique de taille (par paresse plus que par ignorance, vu qu'il connaît bien les aventures hollywoodiennes du couple SD/LS), à savoir que c'est l'ami daney, parlant à peine l'anglais, qui suivait à la trace son copain de lycée jean-louis noames (futur louis skorecki) qui essaimait les collines hollywoodiennes depuis un an ou plus ....
1. dire louis skorecki et serge daney, s'il vous plaît, par pure politesse ....
2. préciser que cette folle de cukor, entouré de ses folles copines, riait à s'éclater la rate à l'évocation de cette merde de mélo écolo signé nick ray (cinéaste viril dont il était évidemment jaloux, et dont il n'eût jamais le dizième du génie)
3. même si les lignes sont rares à
libé, rapopeler que gypsy rose lee (déjà vieille dans
la forêt interdite), avait été la maîtresse d'otto preminger, qui lui versa une pension d'amour jusqu'à sa mort ...
4. comme on avait marché plus d'une heure (pas de voiture, pas de permis) sur ces putains de collines hollywoodiennes pour arriver à la villa cukorienne haut perchée, ce
"woman's director" se pinça le nez en me reniflant, et envoya son valet chercher une chemise neuve pour masquer mon odeur, trop forte pour ses narines délicates (pascal thomas raconta -dans
elle je crois, ou il était pigiste-, que j'ai gardé ce trophée chemisier pendant des année, ce qui est évidemment faux ....
5. ces (més)aventures se sont passées en juillet 1965 ...
@ EJ:
j'ai vu mieux que dolphy: coltrane jouant avec shepp (shepp sublime, coltrane pitoyable) à chicago, un été de 1965, rollins plusieurs soirs de suite au village gate, en avant programme il y avait cecil taylor, les deux avec des trios de rêve ... ....
mais sans vouloir questionner la mémoire de mr ginsberg à propos de présence et des cahiers, à part le vieux louis marcorelle (et l'ami simon mizrahi) je suis LE SEUL FRANçAIS (et, excusez mon orgueil, le seul journaliste TOUT COURT, vivant ou mort) à avoir vu ces glorieux cinéastes, tourneur, dwan, walsh,mc carey, ludwig, heisler, renoir, keaton, sternberg, hawks ... ... ... entre 1963 et 1965 ... et donc à avoir vraiment vu sur leurs tournages comment ça se passait VRAIMENT, quelques années avant qu'ils n'aillent raconter à ce crétin de bogdanovich (ou même à l'ami rissient qui s'est lui aussi fait rouler dans la farine) tout ce qu'ils avaient appris par coeur du message auteuriste des cahiers et qu'ils récitaient comme des perroquets ("j'adore filmer à hauteur d'homme, vous savez?") à ces journalistes/cinéastes tardifs