lundi 13 août 2007

bergman: le dernier cinéaste?

si "cinéaste" il y a, c'est le premier à avoir été célébré comme tel (avec fellini), c'est à dire à avoir fait exister le cinéma comme "art", au moment où le cinéma était invisible aux yeux du monde.
c'est avec sa visibilité (ses cinéastes, ses critiques par milliers, ses auteurs par millions) que le cinéma-art d'usine a commencé à décliner au grand jour, sans que personne n'y voie rien.
oubliez ça, il ne reste rien du cinéma.
et s'il ne restait rien du cinéma?

mercredi 8 août 2007

salut jlg

embrasse louis lumière pour moi, mais de loin, ses griffures me font encore mal ...

mardi 7 août 2007

l'élégance en musique, c'est le refus du pathos

c'est pourquoi butch cage, quand il chante ses histoires de jalousie et de meurtre sur des rythmes sautillants et à peine tristes, est le meilleur de tous les musiciens.

le cinéma s'est fait la paire

je n'ai plus de chaussures

la musique est en noir et blanc, jamais en couleur

de la louisianne (là où je zone depuis deux/trois mois) au mississippi (où j'ai vécu longtemps dans ma tête, entre charley patton et elvis presley), en passant par le texas (celui de lightnin' hopkins et de son oncle sublime, texas alexander, celui de willie nelson et de floyd collins), la musique passe du noir au blanc comme un poisson qui sauterait soudain de l'eau pour avaler le pêcheur imprudent qui s'en prendrait à lui.
alors, buddy holly (t for texas), slim harpo (la louisianne), ou encore blind willie mc tell (georgia on my mind)?
alors: noir ou blanc?

" invraisemblable ou pas, crois-moi, c'est la vérité -et il n'y en a pas deux ..."