vendredi 1 janvier 2010

introduction à un non-blog
ok, je tourne autour d'une évidence depuis 4/5 ans que le club skorecki existe: c'est un non-blog (pas d'effet ping pong people, de ragot politique, de décryptage sociologique, encore moins d'effet café littéraire, rien de ces dispositifs où le visiteur doit répondre au mot ... par un autre mot).... ce blog est un blog musical, et rien d'autre.... les mots sont accessoires. il faut juste prendre le temps d'écouter ... .... .... .... se souvenir que je ne savais pas ce qu'était un blog quand j'ai commencé, je voulais juste, au moment de quitter libération, qu'un ami branché me bricole un fan club, un endroit où se retrouveraient ceux qui auraient préféré mourir plutôt que de rater une de mes chroniques ... ... personne n'a rien bricolé pour moi, j'en ai été réduit à m'inventer un lieu .... ... un blog? je n'en sais rien ... ... dans un premier temps, avec un papier peint horrible, sous un autre nom, il y eût un blog bavard que j'ai détruit parce que trop d'insultes s'y déversaient, sous la houlette d'un certain zoolihof, ou zoohiloff, je ne sais plus ... de cette époque, reste un manuscrit que j'ai recopié ici, le début du juif de lascaux, roman/film impossible que j'ai abandonné sans jamais réussir à en faire vraiment le deuil ...
mais club skorecki, c'est un blog, oui ou non? tu nous le dis, à la fin? disons plutôt que c'est un club où écouter des chansons rares qu'on ne trouve pas ailleurs, pas dans cet ordre là en tout cas ... ... ... le cinéma me pesait à libé depuis une bonne quinzaine d'années déjà, j'avais hâte de m'étourdir de musique, et de rien d'autre ... ... ... avec la chanson dans sa forme la plus populaire, rien que du plaisir, rien à théoriser, juste des choses à apprendre, qui échaffauderaient en pointillé la généalogie des musiques ... .... qui existe un peu aux états unis, pas du tout en france où l'ignorance crasse prévaut ... ce serait pour moi un retour sur cette période fébrile et heureuse (début 60) où se balbutiaient dans les débuts aveugles de la cinéphilie les premières histoires du cinéma, et déjà des théories à ne plus savoir qu'en faire ... ... dans la musique, la théorie n'a pas de place, ce n'est que de la pulsion, du plaisir amoureux et rien d'autre ...

bob dylan/walker evans/ain't talkin' (modern times)

bob dylan/blind willie mc tell (best version ever, cardiff, 2000)

4 commentaires:

TKOY a dit…

Mr Skorecki, dites moi, pourquoi les gens théorisent-ils tant le cinéma ? Pourquoi ce qui est possible pour la musique - pulsion, plaisir amoureux et rien d'autre - ne l'est il pas pour le cinéma ? ça fait trop de questions ? Vous avez raison. Je pars écouter Roscoe Holcomb et son In The Pines qui me fascine..Pourquoi ? Parce que plaisir amoureux et rien d'autre...

f-louise a dit…

il était très bien le premier papier peint.

pierrino 27 a dit…

Mourir peut-être pas mais errer dans tout Paris à pieds à la recherche d'un Libé rien que pour vous lire, oui, comme je vous l'ai déjà dit, je l'ai fait bien souvent. J'espère donc avoir mon entrée dans votre club, car on y est vraiment bien. Bizarrement, cinéma et musique ne sont pas si différents pour moi. C'est sans doute pour ça que je peux pleurer devant une comédie sentimentale américaine aussi bien qu'en écoutant Dylan ou Sinatra dont je sais à présent correctement orthographier le prénom.

tim a dit…

oui ce papier peint est comment dire, marronasse, jaunasse, un peu salon de veille anglaise sirotant son gin...
mais peu importe le décor si l'on peut écouter Dylan en fermant les yeux.

le seul truc enquiquinant pour un fan, c'est qu'un blog on ne peut pas le découper et le coller religieusement dans un cahier.
du coup je relis mon "Skorecki", comme je dirais mon "Lourcelles", des années d'articles, en écoutant des bootlegs de Dylan glanés sur le net.

merci Monsieur Louis, pour toutes ces découvertes, comme autant de puits sans fond dans leequels on aime plonger.

(entièrement d'accord sur La Rafle!!!)


" invraisemblable ou pas, crois-moi, c'est la vérité -et il n'y en a pas deux ..."