samedi 13 août 2016

cantor david werdyger, 9th Siyum HaShas (hassidic tradition)///vs pandit bimshen joshi, greatest hindustani singer


ustad bade ghulam ali khan, master of masters


le juif de lascaux (première version du premier scénario (1991-2005)

1.
Lascaux n'était pas son vrai nom. D'abord, c'était DE Lascaux, Juif de Lascaux exactement. Drôle de nom,drôle de rencontre. Rencontre avec qui, d'abord? Avec moi évidemment. Pourquoi "évidemment"? Parce que.
Dire que ma vie fut changée par cette rencontre est un euphémisme. Depuis que je connais Juif de Lascaux, je ne suis plus le même. Avant, j'étais insouciant, léger, inconsistant. Je flottais aau dessus de moi-même comme un nuage, mon propre nuage. Où j'allais m'importait peu, je ne savais même pas que j'y allais. Disons que je passais ma vie à battre des oeufs en neige comme d'autres, les enfants, les saints, battent des mains au moindre bruissement d'ailes du premier ange qui passe. C'est joli ce que je viens d'écrire, vous ne trouvez pas? C'est assez pour aujourd'hui, non?

2.
Juif, il ne l'était pas. Enfin, je pense qu'il ne l'était pas. La thèse d'un Lascaux juif avait circulé un temps, véhiculée en particulier par Goyave de St André, une mauvaise langue qui prétendait que non seulement Juif de Lascaux n'était pas noble, mais qu'il avait usurpé à la fois son nom et le titre de Comte de Lascaux. Selon Goyave, il s'appelait en réalité Suif de Laakov (ou Levi de Laakov) et venait d'un village reculé d'Ukraine ou de Pologne. Comment il avait réussi à fuir les hordes de nazis qui déferlaient comme des Huns sur les autres membres de sa tribu, resterait toujours un mystère. Comment il avait réussi à changer de nom et à s'imposer aussi vite à la bonne société française était une énigme au moins aussi secrète pour ceux qui répandaient ces rumeurs sur lui, en premier lieu pour Goyave de St André. Jaloux, Goyave? Evidemment.

3.
Ai-je dit à quel point Juif de Lascaux prenait soin de son apparence? Jamais un faux pli à ses vêtements qui n'ait été soigneusement calculé, ou une ride au coin de ses lèvres qui n'ait été entretenue. Rouges, les lèvres? Evidemment. Il était comme ça, Juif. Rouge de la bouche aux cheveux. Tout rouge? Oui.
Ses amis l'appelaient Dorian Le Gris parcequ'il exigeait de son miroir qu'il lui rappelle que sans faire le moindre effort, il était le maître des lieux. Les lieux, quels lieux? Les siens, les miens,ceux que dans le beau monde, on ne prend même pas la peine de nommer. On dit "le monde", c'est tout.

4.
J'étais arrivé le premier ce jour là. Au café où Juif et ses amis se réunissaient, il n'y avait encore personne. Le soir n'était pas tombé, moi non plus. Je tenais encore sur mes jambes, je pouvais examiner de près la place de chacun.Chaque place vide était déjà pleine de la personne qui allait précisément l'occuper. Grenadine, Bleuette, Myrtille, chacune des femmes du juif exhalait par avance son parfum entêtant. Curieusement, aucun de ces parfums ne se mélangeait jamais à un autre. Mais les femmes du juif se mélangeaient-elles? Même si elles occupaient chaque soir la même place, elles s'ignoraient absolument, attendant chacune de son côté que Juif veuille bien lui faire la conversation. Leur faisait-il autre chose? Il est trop tôt pour le dire. Disons qu'il les courtisait à sa manière, toute juive en somme.
Et les hommes? Combien étaient-ils? Il est aussi trop tôt pour le dire. Disons qu'ils le courtisaient chacun à sa manière, toute juive en somme.
C'était une drôle de compagnie, c'est tout ce qu'on peut dire. Pour l'instant, c'est tout.

5.
Juif de Lascaux n'avait que 35 ans mais il avait déjà vécu plusieurs vies. Comment est-ce possible? C'est possible, c'est tout. Question de vitesse? Ah non, vraiment pas. Dédoublement de la personnalité? Mieux que ça. Disons que Juif mernait sept ou huit vie parallèles en même temps. Comment faisait-il? Il le faisait, c'est tout. Ca lui venait tout seul. Il était né comme ça, avec ce curieux pouvoir qui lui avait été donné comme un prénom en plus ou une seconde religion. Il faisait avec, c'est tout. Certaines de ses vies (conducteur de calèche à Izmir, vendeur de journaux au Caire, professeur d'anglais à mi-temps à Asmara) n'avaient pas plus d'intérêt que ça. Elles étaient presque monochromes à force d'ennui. D'autres vies lui avaient laissé de sérieux souvenirs. Elles le submergeaient de temps en temps sans prévenir. Son cerveau s'y était fait. Lui aussi.
Il avait été écrivain de science-fiction, cette vie là le ravissait souvent à lui-même. Des lambeaux de vie, des lambeaux de texte lui soufflaient au visage très tôt le matin. Avait-il été un grand écrivain seulement? Il aimait à penser que oui. Il avait été délirant, prophétique, défoncé du matin au soir. Il avait aimé ça.Il se rappelait avoir aimé ça.

6.
Il avait écrit un livre qui portait son nom, à un article près. Le livre s'appelait LE juif de Lascaux, ce qui ne sonne pour le moins pas pareil. Ca ne veut pas non plus tout à fait dire la même chose. LE JUIF DE LASCAUX, contrairement aux autres livres de Juif de Lascaux,n'était pas un livre de science-fiction à proprement parler. Un vrai livre de science-fiction n'est jamais comme un autre, objectera-t-on,ce qui n'est pas faux. Disons alors plus simplement que ce lIvre là ne resseblait à rien.Plutôt que de l'anticipation, c'était comme un bond en arrière dans le temps,un retour aux sources les plus archaïques de son imaginaire torturé. Comment retourner en arrière, au rouge cuisant des origines? Comment se retrouver nu, sans rien pour se cacher des autres et du monde? Comment remonter aux temps d'avant le temps? Pour Juif de Lascaux,ce livre était une fantaisie pré-civisationnelle qui ne ressemblait à rien de balisé, rien de connu. Pour lui aussi, pour lui surtout, c'était un saut absolu et sans espoir de retour dans l'inconnu. "Rien de connu", c'est ce que les critiques auraient écrit s'ils avaient lu le livre, mais voilà, il n'était jamais paru. On raconte que le manuscrit avait été détruit à Saragosse, un soir de Sabbath. Des fragments furent retrouvés des années plus tard du côté de Buenos Aires (Borges en eût une copie très abimée, dit-on). Tout ça avait-il existé? Cerains soirs, Juif en doutait. Mais il doutait de tout ces soirs là, même de lui-même. Et s'il n'était qu'une pure fiction? Il frissonna et se rendormit.Je décidais de faire de même.

7.
Retenez ce chiffre, "sept".Si vous l'oubliez, vous prenez un grand risque. Lui ne vous oubliera pas. Sept hommes échevelés le regardaient derrière les buissons. Il était nu, il était roux, il avait honte. La fille était à peine plus vêtue que lui. L'avait-elle vu? Il jurerait qur lui si on lui demandait.
Il avait trop froid pour penser. Dieu que la fille était belle. Elle était de leur clan, c'est sûr. Le clan de la caverne, le clan de la grotte. Il était juif mais il avait oublié ce que celà voulait dire. Comment était-il arivé là? Sur quel engin spatial, quel rêve inopiné? Quelle était cette caverne? Qui étaient ces hommes? Où était-il?

nadam el ghazali (irak), la plus belle voix du monde arabe, pour applaudir au beau film de frédéric mitterand sur cheikh zayed (arte)


vendredi 5 août 2016

je ne me suis jamais senti tout à fait français ... ...


... ... pour des raisons biographiques et sentimentales qui ne regardent que moi ... ... ... depuis quelque temps c'est pire ... j'ai en horreur cette france qui danse au son des drapeaux et des morts pour célébrer une idée de la joie et de la vie que j'ai toujours détestée ... on ne se refait pas, n'est-ce pas?
...........................................................  mais je me retrouve américain dans ces quelques mots de ruggles/charles laughton pour leo mc carey, un beau jour de 1935

lundi 1 août 2016

nazam el ghazali's best mewal



بارك الله في جهودكم على ايصال هذه التسجيلات العراقية الواضحة لأغاني ناظم الغزالي , الرحمة و السلام على روحه 

samedi 21 novembre 2015

axelle ropert, mandy patinkin, yasujiro ozu


j'ai revu l'autre jour à la télévision presque les 2/3 de tirez la langue mademoiselleet je l'aime autant que la dernière fois: brutalité, délicatesse et lyrisme amoureux s'y marient avec une rare dextérité .... l'étrangeté, c'est que j'ai vu, au milieu (question de chaînes) un épisode d'une série que je ne voulais pas rater, esprits criminels, qui racontait la vie et la mort d'un personnage que j'adorais (joué par un acteur sublime, qu'on ne voit même pas à l'image, mandy patinkin) ...
les deux "films" ont gagné l'un l'autre à cette étrange proximité ...
mandy patinkin est aussi un chanteur gracieux, bien connu des amateurs de stephen sondheim qui fait souvent appel à son falsetto très étrange, notamment dans le rôle de george seurat (sunday in the park with george), une voix parmi les plus artificielles au monde ..... ... ................................................................


tout ça pour dire que j'ai retrouvé à la fin du très beau film d'axelle ropert le sentiment éprouvé la première fois: cette impression de finir comme un film d'ozu, sans savoir précisément pourquoi .... j'en ai une vague idée mais je garde ça pour une autre fois ...

daffy duck turns crooner at 75


. ......................................................................i'm a fool to want you.......frank sinatra (1952)  ....................................................................   i'm a fool to want you + + + + + + + (bob dylan, september 2015)

se rappeler des conseils amicaux de ses amis au jeune dylan:  cesse de chanter, fais des demos pour les byrds, peter, paul and mary .... "personne n'achètera des chansons massacrées par un vilain petit canard à l'accent nasillard du minnesota ...."
constater que cinquante ans plus tard, à force de volonté veloutée, dylan devient un presque crédible velvet crooner à la mel tormé, presque un vieux sinatra .... old age or mutation?


hey skorecki, do you love music or cinema? (1957)


................................................................................ an obscure and forgotten movie is my best answer for the moment: a magnificent tune, SPEAK LOW, written by kurt weil (words by ira gershwin) and sung by ava gardner (in fact the voice is not hers, it's eileen wilson's hushed baritone) and best crooner/lover ever, young dick haymes .... music or cinema? music, music, music ......

fred astaire drinks to czarna & zelig's new born child ("le juif de lascaux" as a musical)



... it's a song written for him to perform in the movie The Sky's the Limit (1943).... Words by Johnny Mercer and music by Harold Arlen .................................................................................in a southern france concentration camp in gürs, fred astaire started singing this song, later made famous by frank sinatra's perfect versions ....




.... my father, a clandestine communist around lodz, in poland, who had met my mother in prison,  decided to go
to spain to fight alongside the republicans, in 1936 .... .......................................................... all this i learnt after their death, around 1975 (they were not the speaking kind) thanks to jacqueline kremski, my mother's only friend and confident ...
what is fiction, i wonder ...? ..... THIS is fiction, to me anyway, trying to imagine my very special birth in gürs, while fred astaire was singing this glorious drunkard song

LE JUIF DE LASCAUX might be this story's first and last screen adaptation

lundi 21 septembre 2015

le père, c'est celui qui ne répond pas aux questions qu'on ne lui pose pas (1)


juste vu une heure de MOMMY sur canal, je ne peux pas en supporter plus, de ce karaoké hystérique ... dolan est vraiment le marcel carné des années 2000, une lopette pleurnircharde idéale pour les lopettes pleurnichardes de cannes et ailleurs ... vivement la fin des festivals de cinéma, qui annoncera enfin la fin du cinéma, une bonne fois pour toutes ...

le père, c'est celui qui ne répond pas aux questions qu'on ne lui pose pas (2)


le JUIF DE LASCAUX est demandé un peu partout, au MOMA de new york, a la viennale, peut-être je l'enverrai, je ne sais pas ... je m'en fous un peu, j'ai la flemme .... en plus, depuis qu'edouard waintrop, qui avait adoré le film, l'a refusé à la quinzaine en me faisant juste parvenir une lettre-type, tout ce monde là me dégoûte un peu ....

le père, c'est celui qui ne répond pas aux questions qu'on ne lui pose pas (3)


plaisemment énervé par deux films de whit stillman sur OCS hier, même si je préfère le premier que j'ai vu (damsels in distress) et que je me suis endormi au second (metropolitan)... deux autres de ses films passent dans quelques jours ... est-ce que j'aurais la patience de regarder encore des trucs de ce rohmer new yorkais, snob surdoué et agaçant? aussi vu LES TROIS COEURS, charmant navet sentimental de benoît jacquot, séducteur vieillissant réduit à mentir sur son âge, juste pour voir si ça le mènera quelque part ...

le père, c'est celui qui ne répond pas aux questions qu'on ne lui pose pas (4)


pour LE JUIF DE LASCAUX, mes rares spectateurs attendront, même les acteurs du film et les techniciens ne l'ont pas encore vu .... il semble que je dissimule de plus en plus mes rares films, même SKORECKI DEVIENT PRODUCTEUR dont la seule projection parisienne avait pourtant enthousiasmé la salle, qui se tordait de rire .... je n'arrive pas à me décider: le montrer ou pas? ... comme disait walter brennan, le sosie de serge daney qui l'adorait, et qui répétait sans cesse sa phrase de RIO BRAVO: "ah, old age" ...

le père, c'est celui qui ne répond pas aux questions qu'on ne lui pose pas (5)


... même les séries télé me fatiguent depuis cinq ou six ans: que ce soit les crétineries aux hormones de la version cinéma de FORT BOYARD, l'indigeste GAME OF THRONES, le porno chic de MASTERS OF SEX, les sous hitchcockeries de MAD MEN, tout ce qui plaît m'horripile ... j'ai juste un peu de tendresse étonnée pour THE AMERICANS, plus sobre, plus étrange ...

le père, c'est celui qui ne répond pas aux questions qu'on ne lui pose pas (6)


bonello est un poseur mais son SAINT LAURENT est pas mal si on le voit, comme je l'ai fait, en cinq ou six fois ... là, les défauts s'estompent, l'esthétisme passe mieux, l'esprit canaille a même l'air d'y être un peu ...bonello à petites doses peut même se supporter ... le cinéma n'est décidément pas grand chose ...

le père, c'est celui qui ne répond pas aux questions qu'on ne lui pose pas (7)


... sauf THE AMERICANS, ce feuilleton télé vraiment triste et saisissant ... là au moins, je m'emmerde moins ... c'est peu mais c'est déjà ça .... PS. précisions sur le refus du juif de LASCAUX à la QUINZAINE DES REALISATEURS ... edouard waintrop a été mon collégue et ami à LIBERATION pendant plus de vingt ans ... il est venu voir LE JUIF chez moi et l'a adoré ... deux mois plus tard, c'est par une lettre type qu'il m'a annoncé que non, désolé, la QUINZAINE n'en voulait pas ... un mois ou deux plus tard, il nous croise à une terrasse, s'assied à notre table, et parle de cinéma à ma femme pendant une heure comme si rien ne s'était passé ...rien ne s'est passé .... ... j'étais sur le cul, abasourdi, flippé, muet ... je n'ai pas dit un mot ... je n'ai pas pu ... je ne sais pas si j'ai pu le regarder dans les yeux ...

lundi 7 septembre 2015

green dylan/blue dylan


http://www.telerama.fr/musique/bob-dylan-en-1965-j-y-etais-par-louis-skorecki,132526.php

bob dylan imitates jean renoir's film


joni mitchell sings mingus' good bye pork pie hat



....................................................................................memories of sweet old lester young

bing crosby, frank sinatra, louis armstrong/ the birth of crooning (1957)


https://youtu.be/7sofCz1OfGE ........................................... frank sinatra in 1947 with jimmy durante

the best dylan song ever, best performance too


  .................................................................sugar baby (brighton, 2002), en hommage non crédité et improbable au blackface emmett miller (revu par le détour sucré leon redbone)

nightingale code ... or what?


c high stereo new/old version of VISIONS OF JOHNNNA, coming straight from bootleg twelve, six cd version of course ...

happy birthday mister frank (1995)


..................................................... twenty years ago, as if he was ahead of his own sinatra/tranfiguration time, young bobby sings his pre-crooner folk tune in hommage (he was 55)

montand/dylan


.................................................................................... "Parigi è sempre Parigi" (1951)
...................................................................................... 3 octobre 2015

the invention of rock n' roll (little richard)


ULTIMATE TEENAGE GOD'S MUSIC



j'écoute depuis le trois novembre les six disques du volume douze des bootlegs ... .... just music, pure drunken drugged music ... .... .... ..... .... la photo de pochette du EP français de dylan est signée .... bernard gidel
(nightingale code ...or what?)

hey, bobby dylan, you were so much younger last year ... and even earlier this year, 2015


god's music by senior dagar brothers/as dhrupad original ancient style (rare recording)


... .... .... plus ustad amir khan's very last raga

god 's music 2 (bimshen joshi)


pierre cottrell aimait beaucoup dylan, il a zoné avec lui au début de sa carrière à greenwich village, il a aussi sous-titré "renaldo and clara" ....

pierre cottrell est mort, il a marqué le cinéma, moi il m'a marqué à vie ... je l'aimais beaucoup ....on le voit ici sur le tournage du juif de lascaux



le juif de lascaux est passé au FID à Marseille, jolis souvenirs .... et quelques phrases douces d'emile breton (l'humanité) et vincent ostria (les inrocks) pour ne pas oublier tout à fait ....

bob dylan finally gets to croon even better than sinatra

dylan's brand new version of melancholy mood (october 15, 2015) and sinatra's original (1931)


why i loved chantal akerman so much


........................................................................................j'ai aimé cette femme pour ce film, aucun autre d'elle ni de personne ne lui ressemble : deux femmes glissent sur le corps l'une de l'autre comme deux poissons ... qui n'aimerait pas être l'une de ces deux amoureuses sèchement aquatiques? ça nous change de tous ces pédés qui s'enfilent et se sucent à longueurs de plan, chacun faisant la promotion de sa ressemblance avec l'autre .... je, tu, il, elle est le seul film à brandir l'amour entre femmes en étendard .... je t'aime pour la vie, ma petite anne, ma soeur juive aux yeux clairs, chaplin miniature pour des temps plus hardis, plus expérimentaux en tout cas .....

D'Où VIENS-TU DYLAN? (à lire sur télérama.fr)

http://www.telerama.fr/musique/bob-dylan-en-1965-j-y-etais-par-louis-skorecki,132526.php

dylan's EILEEN AROON and tom clancy's original ....


one of dylan's undeground loves and influence ....

louis lumière a inventé la télévision, tout le monde sait ça ... sauf lui (3)


crétin de lumière qui initie le monde aux travelogues documentaires sur les bords du nil ou du danube, des trucs qu'il ose labelliser "cinématographe" alors que c'est d'emblée de la télé bouche-trou d'après-midi ...

louis lumière a inventé la télévision, tout le monde sait ça ... sauf lui (1)


revoir le premier film muet en forme de spot télé pour la lessive (1915), ou plutot le savon moussant, et on comprend tout ... le revoir où, tontonton louis? z'etes assez grands pour chercher, non?

louis lumière a inventé la télévision, tout le monde sait ça ... sauf lui (2)


... la télé, je supporte encore, pas l'atroce nouveau nouveau journal de bolloré et mayeté birabène, pas le diner indigeste de FR5, pas les clowneries écarquillées du simili-sabatier de service hanouna sur D8, pas les séries aux hormones à la mode de canal plus ... rien qui fasse sa propre publicité, en direct ou en différé ....

bonnie's best lp


https:// that's his solo 2014 lp, maybe his best ever ...

everybody forgot louis lumière ... ou quoi?


désolé de l'oubli lumière, crétins de ciné téléphiles, even HERE .... look for his films, and think at least three minutes every day, that's my advice, friends ....

horreur réfugiée et crapulerie humanitaire


il n'aura fallu qu'une photo d'enfant mort maquillé/mignon, en un mot gentiment français, pour tourner la tête des salauds de l'hexagone, ceux là même qui ont dénoncé les juifs en les jetant vivants dans les chambres à gaz (mes parents, et moi aussi, avons réchappé du camp de concentration français de gürs ...)......... mort aux français, honte sur vous peuple aphasique alzheimerizé jusqu'à la moelle ..... ... .... .... .... .... .... ..... .... ............................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................. ` PS/à titre d'information ` `2. NOTICE EXPLIcATIVE BANALE Le camp de Gurs est un camp de réfugiés construit en France à Gurs1 près d'Oloron-Sainte-Marie dans les Basses-Pyrénées (actuellement Pyrénées-Atlantiques) par le gouvernement d'Édouard Daladier entre le 15 mars et le 25 avril 1939 pour accueillir d'anciens combattants républicains de la Guerre civile espagnole après la prise de pouvoir du général Franco. Au début de la Seconde Guerre mondiale, le même gouvernement y interna des citoyens étrangers ressortissants des pays en guerre contre la France ainsi que des militants du Parti communiste français, favorable au Pacte germano-soviétique. Camp de Gurs - Îlot Après l'armistice du 22 juin 1940, signé avec l'Allemagne par le Gouvernement français de Pétain, le camp fut utilisé comme camp d'internement mixte pour accueillir des juifs de toutes nationalités – sauf français – capturés et déportés par le régime nazi dans des pays sous son contrôle (Allemagne, Autriche, Belgique, Pays-Bas)2. Près de 4 000 juifs furent transférés au camp de Drancy, entre le 6 août 1942 et le 3 mars 1943, puis en Pologne au camp d'Auschwitz où ils furent presque tous exécutés. Au cours de la guerre, le camp reçoit en plus des personnes qui avaient traversé la limite avec la zone occupée par les Allemands, des Espagnols qui avaient déjà été détenus au camp et qui, libérés à l’automne 1940, se trouvaient dans la région sans justifier d’emploi, des Espagnols en provenance d’autres camps fermés en raison des conditions de vie ou du faible nombre de détenus, des apatrides, des gitans, certains prisonniers de droit commun en attente de jugement (prostitution, marché noir, faux papiers, etc.). Après la Libération de la France, et avant sa fermeture définitive en 1946, y furent brièvement internés des prisonniers de guerre allemands, des français ayant collaboré avec les Allemands et des combattants espagnols qui avaient pris part à la Résistance, mais que leur volonté de mettre fin à la dictature de Franco rendait dangereux aux yeux des Alliés. Environ 64 000 personnes y ont été internées, et 1 072 y sont mortes, entre sa création en mars 1939 et sa fermeture à la fin de la guerre en août 1944.

mardi 1 septembre 2015

hello freddy my old friend/we came to love each other again ....



redevenu ami/ami avec l'ami beigbeder (le gracieux simili daney des RUSES DE FREDERIC (cinéphiles 3)/man, i forgot how i came to love that man so much/.and why, and how?

mardi 21 juillet 2015


LUIS MIGUEL OLIVEIRA: "vous connaissez un critique de cinéma français ... louis skorecki?" .... ... ... .... .... .... .... WILL OLDHAM: "ah, non, non"


declara vitória Luís Miguel Oliveira 14/11/2014 - 00:34 Conhece um crítico francês chamado Louis Skorecki? ................................................... ....Não, acho que não. ............................................Bom, ele é sobretudo crítico de cinema, um grande crítico de cinema. Mas também é um dylanófilo radical e há um par de anos editou um livro sobre Dylan. Vou-lhe ler aqui uma passagem do prefácio: "O único cantor vivo que tem alguma coisa a ver com a loucura-Dylan é Will Oldham". .............whoa! ........................Ele depois continua e fundamenta a comparação, mas aonde eu queria chegar é que sempre que me pareceu que na sua propria teatralidade, na questão das identidades, etc., havia aí uma espécie de rasto do percurso de Dylan... Bom, eu acho que ninguém deve ser condenado a viver as suas histórias com o nome que os pais lhe deram... Penso que com Robert Zimmerman [nome real de Bob Dylan] aconteceu isso, é um bom exemplo de alguém que quis inventar o seu próprio nome, mas no caso dele acho que não foi suficiente. Comigo a questão é complicada... Quer dizer, no teatro existe o dramaturgo, o actor e a personagem, e estes papéis são relativamente claros. Mas eu faço tudo, escrevo, toco, canto... O nome Bonnie "Prince" Billy nasceu daí, é uma tentativa de introduzir uma diferenciação entre autor, personagem, representação. Era menos complicado se só escrevesse, ou só cantasse. Se fosse, por exemplo, a Billie Holiday.

mardi 7 juillet 2015

trop tard pour voir/entendre skorecki à st denis ....


... mais pas trop pour revoir ST JOAN ... à la télé .... .... .... .... .... ..... .... ..... .... . ... ....l'un de mes films préférés, ever (just saw it on bruno deloye's ciné classics) "i'm a dream you're dreaming", says joan to king charles in a dream, man what a fabulous way to begin one of preminger's masterpieces .....

dimanche 21 juin 2015

dylan, 29 avril 2015, autumn leaves/les feuilles mortes


i love john ford


vu la première moitié de wagonmaster et la première moitié de pauline à la plage... le ford est évidemment un chef-d’œuvre sans doute l'un des plus films les plus curieux au monde (Eisenstein l'adorait) - et ce qui ne gâche rien, c'est le pilote de l'une des plus belles séries des temps héroïques du début de la télé, wagon train... le rohmer aussi est magnifique, langoureux, distingué, vulgaire, un vrai film de fille... tout comme la collectionneuse qui passait juste après, ce film sublime dont un ami disait que c'était l'histoire de deux pré-bobos dandys qui passaient leur temps à renifler le cul d'une fille, un boudin surexcité/surexcitant aux allures de légume, qui répondait au nom improbable d'haydée politoff ... ces deux rohmer teenage , je les adore ...

sugar baby, the very last great dylan song (2002)

I've got my back to the sun '/cause the light is too intense
I can see what everybody in the world is up against
Can't turn back/ you can't come back/ sometimes we push too far
One day you'll open your eyes and you'll see where we are
Sugar baby get on down the road/ you ain't got no brains nohow
You went years without me/ might as well keep goin' now
Some of these bootleggers/ they make pretty good stuff
Plenty of places to hide things here/ if you want to hide them bad enough
I'm staying with Aunt Sally/ but you know she not really my aunt
Some of these memories/ you can learn to live with and some of'em you can't
Sugar baby get on down the line/ you ain't got no brains nohow
You went years without me/ might as well keep goin' now
The ladies down in Darktown/ they're doin' the Darktown strut
Y'always got to be prepared/ but you never know for what
There ain't no limit to the amount of trouble women bring
Love is pleasing/ love is teasing/ love not an evil thing
Sugar baby get on down the road/ you ain't got no brains nohow
You went years without me/ might as well keep goin' now
Every moment of existence/ seems like some dirty trick
Happiness can come suddenly/ and leave just as quick
Any minute of the day/ the bubble can burst
Try to make things better/ for someone sometimes
you just end up makin' it thousand times worse
Sugar baby get on down the road/ you ain't got no brains nohow
You went years without me/ might as well keep goin' now
Your charms have broken many a heart/ and mine is surely one
You got a way of tearin' the world apart/ love, see what you've done
Just as sure as we're livin'/ just as sure as you're born
Look up, look up/ seek your maker/ for Gabriel blows his horn
Sugar baby, get on down the line/ you ain't got no sense nohow
You went years without me/ might as well keep goin' now
(from "love and theft", 2002)

bob dylan as jean renoir's creature?




dans son film sublime pour la télévision (le testament du dr cordelier), jean renoir donne à bob dylan, plusieurs dizaines d'années plus tard, l'occasion de mettre ses pas dans ceux de hyde/jean-louis barrault ....

samedi 7 mars 2015

skorecki 1982/ l'escalier de la haine (le rat conteur) //// c'est la toute première version filmée, le brouillon primitif du JUIF DE LASCAUX

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eugénie de franval (1973-1974)


il semblerait que la cinémathèque, en l'occurence serge toubiana lui-même, se soit engagé à tirer une copie "restaurée" de ce film (le brouillon du JUIF DE LASCAUX, trente ans plus tôt)qu'on ne peut plus projeter nulle part (il faut un projecteur double bande, ou pire encore, un appareil qui lise le 16mm/magnétique couché)

LOUIS SKORECKI'S LE JUIF DE LASCAUX, (2013-2015), bande annonce (2)


la musique est celle du film: i woke up one morning in may, l'un des deux seuls titres enregistrés par le cajun de la louisianne, didier hébert, le 10 décembre 1929, à la nouvelle orléans ....

vendredi 6 mars 2015

very best dylan song, last great version (2010)


bientôt mes cinquante ans de cinéma ...

... ... ... faut-il les fêter, oui ou non? .. des PIEDS DANS LES NUAGES (1966) au JUIF DE LASCAUX (2015), y a-t-il matière à exposer ma filmographie? ah oui, diront certains ... ah non, jamais, diront les autres ... ne vous en faîtes pas: skorecki a toujours le dernier mot ... ...

mumford sings dylan's lost lyrics


33 years ago: dylan's forgotten funky song, reggae way


grateful dead play dylan's visions of johanna (one of jerry garcias's last great performances): better than dylan's version? of course ...


post scriptum/ jerry garcia and the grateful dead do dylan


post scriptum 2/ dedicated to jane bowles by pb and ls


greatest old gnawa and blues singer/recorded by paul bowles in 1959 (dedicated by louis skorecki to jane bowles)

best non american vocal performances of 20th century

... ... ... ... ... ... ... .... .... .... ... ... ... mordchaï hershmann, best filmed perforlance of a jewish/polish cantor of last century ...

ustad amir khan, singer supreme of last century for muslim india ... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... nazam el ghazali, very best singer of last century in irak

jerry garcia, phil lesh, bob weir play she belongs to me


sugar baby (from "love and theft") est en 2002, la dernière grande chanson de dylan, dans sa version originale immaculée (changement de rythme, de pulsion, d'âme)


samedi 7 février 2015

réfléchir sur les raisons historiques et religieuses ...

... qui interdisent dans l'islam et le judaïsme non seulement la représentation d'un prophète, mais aussi la représentation de toute figure humaine parce qu'elle représenterait ... ... ... -étant faite à son image- ... ... dieu lui-même ... ... ... ... .... ... ... .... .... .... .. . .... .... .... .... .... .... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... .... .... ... ....

mercredi 14 janvier 2015


au moment de quitter LIBERATION, pierre marcelle se souvient de skorecki

Parmi cent autres et plus encore qui firent ce journal, je me souviens de Louis Skorecki (il quitta le journal au printemps de 2007, lors du re-retour de Laurent Joffrin), et plus particulièrement de Louis Skorecki organisant un jour à des fins obscures ce sondage express devant les machines à café : «De l’amitié, de l’amour ou du travail, tu mets quoi devant, toi ?» Et comme, interpellé, je lui répondais que «le travail, bien sûr», il me gratifia d’un laconique : «T’es moins con que je croyais.» ... .... .... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... C’était son genre, à Louis, ce poète que la jeunesse et les vieillards regardaient avec des yeux ronds ou furieux arpenter pieds nus en toutes saisons «la vis» (vous savez, la rampe distribuant hier les parkings d’un garage, aujourd’hui les plateaux de la rédaction, et demain… mais demain est une autre histoire), et qui incarnait admirablement ce que pouvait être ici le travail : la tête et les pieds, ceux-ci évidemment au service de celle-là, comme auparavant le pétard vespéral inspirant les tables d’édition. (LIBERATION, 31/10/2014)

mardi 28 octobre 2014

ce blog n'a depuis ses débuts qu'une idée en tête, une obsession: prouver que les musiques les plus archaïques vaudront toujours infiniment plus que les images les plus sophistiquées ... suffit d'écouter ce qui s'aligne ici en noir et blanc, le plus souvent sans commentaires, pour voir que le cinéma a perdu depuis plus de cinquante ans la bataille avec la musique ...

les films de skorecki en musique (pierre pinchik)

forgetful heart, 16 juin 2014


samedi 7 juin 2014

samedi 21 septembre 2013

LOUIS SKORECKI'S LE JUIF DE LASCAUX (2)

nazem al ghazali (elle me donne des cheveux blancs)


le plus grand chanteur irakien dans une boite de nuit en irak (1963)

dagar brothers dhrupad senior dynasty

skorecki va au cinéma ...

...  eh oui, et deux fois en trois jours, mais qu'est-ce qui m'arrive? j'ai d'abord été voir tirez la langue mademoiselle, une douce aventure amoureuse à la lubistch ... mon dieu qu'est-ce qui m'arrive? j'ai bien écrit "à la lubistch", non? comme si c'était encore possible ... comme si mademoiselle ropert, se chaussant d'ailes de velours, savait, elle, retrouver la formule sucrée-salée du vicieux viennois ...  comment fait-elle axelle? disons qu'elle fait comme l'ami brisseau: elle croit en ce qu'elle filme, elle croit  -et pas seulement au premier degré- dans les pouvoirs intacts du cinéma ... peut-être est-elle aidée d'une voyante, une sorte de madame pierre rissient, c'est possible, je ne sais pas ... disons surtout qu'elle prend son temps, vite et lentement à la fois, en ne perdant jamais de vue l'idée bien oubliée que les histoires d'amour commencent à la fois dans les yeux et dans le pantalon ... c'est tout? eh oui, j'ai bien peur que cette histoire de dim sum mélo trouve là son réservoir amoureux, là et nulle part ailleurs ... et ça suffit? j'ai bien peur que oui ...
... l'autre film, je voulais vérifier qu'il était horriblement mauvais, et il l'est, horrible et mauvais ... c'est une crise de nerf documentaire, la pire indigestion de cassavettes/pialat/lelouch jamais administrée au public français consentant ... je vous fais grâce du titre ... trouvez-le ...


vendredi 20 septembre 2013

dylan, fin juillet 2013



richard manuel, quelques semaines avant son suicide


Now when my troubles start to get me down She's always there, you know she always can be found And never lets it weight 'til much on me She always seems to be in touch with me. You see she knows and I am drawn to her It is as though I'm a moth and she's the candle's glow. And when this whole world gets the best of me She even has the power to change my destiny I try to tell her what is on my mind And even though the words are hard to find, at times I know she knows. And when she comes to me, it is as though I'm the earth and she's new falling snow. Well, I love her for the things she knows She gives me wings with all the things she knows.

sinatra s'essaye à LUSH LIFE, le plus beau ratage du monde

eddy arnold/you don't know me (eddy arnold-cindy walker)


perfection at the end of the road

best of dylan recent songs, sugar baby (2002, great live version)

vendredi 13 septembre 2013

cliff edwards & joe brown/i'll see you in my dreams

In a soldier’s stance, I aimed my hand/At the mongrel dogs who teach/Fearing not that I’d become my enemy/In the instant that I preach

Crimson flames tied through my ears Rollin’ high and mighty traps Pounced with fire on flaming roads Using ideas as my maps “We’ll meet on edges, soon,” said I Proud ’neath heated brow Ah, but I was so much older then I’m younger than that now Half-wracked prejudice leaped forth “Rip down all hate,” I screamed Lies that life is black and white Spoke from my skull. I dreamed Romantic facts of musketeers Foundationed deep, somehow Ah, but I was so much older then I’m younger than that now Girls’ faces formed the forward path From phony jealousy To memorizing politics Of ancient history Flung down by corpse evangelists Unthought of, though, somehow Ah, but I was so much older then I’m younger than that now A self-ordained professor’s tongue Too serious to fool Spouted out that liberty Is just equality in school “Equality,” I spoke the word As if a wedding vow Ah, but I was so much older then I’m younger than that now In a soldier’s stance, I aimed my hand At the mongrel dogs who teach Fearing not that I’d become my enemy In the instant that I preach My pathway led by confusion boats Mutiny from stern to bow Ah, but I was so much older then I’m younger than that now Yes, my guard stood hard when abstract threats Too noble to neglect Deceived me into thinking I had something to protect Good and bad, I define these terms Quite clear, no doubt, somehow Ah, but I was so much older then I’m younger than that now

" invraisemblable ou pas, crois-moi, c'est la vérité -et il n'y en a pas deux ..."